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Grégory Valency et Florent Quesnel : de la chute d'échelle à 7 M€ sans commercial, puis Kelkun

Grégory Valency a créé A'Climatis seul dans son garage près de Montpellier en 2008. Une chute de cinq mètres l'a poussé à embaucher, puis à bâtir un groupe d'environ 70 collaborateurs monté jusqu'à 7 millions d'euros de chiffre d'affaires sans un seul commercial. Avec son associé Florent Quesnel, il explique sa méthode commerciale, son recrutement sans CV et la naissance de Kelkun.

Hedi Marinier, fondateur d'InterFast
Animé par Hedi Marinier Publié le 4 mars 2026
1 h 09 Vidéo + transcription

01 - Le résuméCe que raconte Grégory Valency & Florent Quesnel

Grégory Valency dirige le groupe A'Climatis, basé à Vendargues, au nord de Montpellier. Ancien cuisinier puis photographe et manager multimagasin dans un laboratoire photo, il se reconvertit dans le froid et la climatisation au moment où les économies d'énergie prennent de l'ampleur, juste avant la crise de 2008. Après une formation de technicien en froid commercial et climatisation et deux ou trois mois chez Johnson Controls, il crée A'Climatis en janvier 2008, seul, dans son garage.

Deux ans et demi à trois ans après la création, il tombe d'environ cinq mètres quand une échelle se plie. Il réalise alors que s'il lui arrive quelque chose, il ne peut plus nourrir sa famille, et embauche aussitôt son premier salarié, toujours présent dans l'entreprise. Le groupe compte aujourd'hui trois sociétés : A'Climatis, un peu plus d'une quarantaine de personnes en CVC et plomberie sur le résidentiel, le tertiaire et le collectif ; A'Clima Services, créée en 2015 au Crès pour l'entretien et le dépannage multimarque, avec 17 salariés ; et une troisième entité créée en 2019 pour le photovoltaïque, les bornes de recharge et les batteries, avec cinq collaborateurs.

Florent Quesnel a été manager chez Auchan pendant trois ans, puis huit ans chez Leroy Merlin, notamment comme acheteur. Il a ensuite cofondé un cabinet de conseil en achats responsables de 2015 à 2018, puis développé un réseau de magasins de réparation de téléphones passé de 15 à 45 points de vente. Client de Grégory Valency depuis 2008, il rejoint le groupe en 2022 pour le structurer.

Le groupe est monté jusqu'à 7 millions d'euros de chiffre d'affaires sans aucun commercial, avec un seul chargé d'affaires jusqu'à fin 2025, sans site internet ni prospection pendant longtemps. Grégory Valency attribue ce bouche-à-oreille à sa méthode 48-48-72 : se déplacer sous 48 heures, envoyer le devis sous 48 heures, rappeler le client 72 heures après. En 2025, les demandes continuent d'arriver mais signent beaucoup moins, et le groupe décide de structurer une force commerciale et vise désormais une dimension nationale.

Côté recrutement, une collaboratrice présélectionne les candidatures, puis Grégory Valency rencontre les candidats sans avoir lu leur CV, en ne connaissant que leur nom. Il évalue d'abord l'humain, la technique se vérifiant très vite sur le terrain. Beaucoup de salariés entrés comme stagiaires sont aujourd'hui directeurs.

Kelkun est né du coût des devis : Grégory Valency estimait un devis à 60 euros minimum, 150 euros avec un architecte, pour environ 1 200 devis par an. L'application, sortie en août 2024, revendique plus de 30 000 téléchargements, 9 000 utilisateurs, 4 500 artisans qualifiés, 400 à 500 demandes d'intervention par mois et 2,7 millions d'euros levés. Elle prélève une commission de 15 % sur l'urgence et le dépannage, facture la mise en relation travaux entre 8 et 27 euros, et propose un abonnement à 29 euros par mois.

02 - À retenirCe qu'un dirigeant peut en tirer

  1. Ne pas rester seul Une chute a montré à Grégory Valency qu'une entreprise reposant sur une seule personne met une famille en danger. Embaucher tôt sécurise l'activité autant que la croissance.
  2. Appliquer la règle 48-48-72 Visite sous 48 heures, devis envoyé sous 48 heures, rappel du client 72 heures après. Chaque étape élimine une partie des concurrents avant même qu'ils aient chiffré.
  3. Répondre à tout le monde sous 24 heures Appel, texto ou mail : Grégory Valency s'efforce de répondre à tous dans la journée, ou au minimum d'envoyer un message pour dire qu'il rappellera.
  4. Recruter la personne avant le CV Rencontrer le candidat sans avoir lu son CV oblige à l'écouter et à évaluer son attitude. La compétence technique, elle, se vérifie en deux jours sur le terrain.
  5. Calculer le coût réel d'un devis Déplacement, temps, logiciel, chiffreur : un devis perdu coûte. À raison de 1 200 devis par an, Grégory Valency évalue cette charge entre 30 000 et 50 000 euros.
  6. Le bouche-à-oreille a une limite Sans commercial, le groupe a atteint 7 millions d'euros. Mais en 2025, les demandes ont moins signé, et il a fallu bâtir une force commerciale.
  7. S'associer pour structurer Grégory Valency apportait le courage et le terrain, Florent Quesnel la vision des process, de la gestion et des achats. Une association de compétences et de visions.

03 - Les phrases fortesIls l'ont dit au micro

J'ai réalisé en tombant, même au sol directement, que s'il m'arrivait quelque chose, je ne pouvais pas nourrir ma propre famille. J'ai réalisé à quel point il ne fallait pas être seul dans ce métier-là.

Grégory Valency & Florent Quesnel · 14:09

Quand tu as un client qui t'appelle, il faut y aller maximum dans les 48 heures. Tu as répondu 48 heures après maximum. Et 72 heures après, tu l'as rappelé pour savoir s'il avait bien reçu le devis.

Grégory Valency & Florent Quesnel · 27:39

J'ai toujours dit que je ne respecte pas le chantier, je respecte le client. Respecter un chantier, en fait, c'est ton métier.

Grégory Valency & Florent Quesnel · 33:12

04 - Les chapitresAller directement au passage qui vous intéresse

  • 0:00 Teaser - La chute qui change tout
  • 1:05 Présentation de Grégory Valency et Florent Quesnel
  • 7:00 La première embauche après l’accident
  • 16:38 Recruter sans CV : méthode terrain
  • 25:40 7M€ sans commerciaux : comment c’est possible
  • 27:39 La méthode 48-48-72 pour signer plus de devis
  • 44:03 Combien coûte vraiment un devis
  • 46:49 Ubériser sa propre entreprise
  • 52:42 Pourquoi Grégory a créé Kelkun
  • 1:07:25 Vision nationale et message aux artisans

05 - Les invitésQui sont-ils ?

Grégory Valency

Dirigeant d’A’Climatis, cofondateur de Kelkun
A'Climatis

Entreprise de Vendargues (Hérault) créée en 2008, en climatisation, chauffage et plomberie sur le résidentiel, le tertiaire et le collectif, avec un peu plus d'une quarantaine de collaborateurs.

A'Clima Services

Société du groupe créée en 2015 au Crès, près de Montpellier, dédiée à l'entretien et au dépannage multimarque de pompes à chaleur et de climatisation, avec 17 salariés.

Kelkun

Application lancée en août 2024 qui met en relation clients et artisans vérifiés, avec protection juridique jusqu'à 10 000 euros sur l'urgence et le dépannage.

Florent Quesnel

Kelkun
Kelkun

Application lancée en août 2024 qui met en relation clients et artisans vérifiés, avec protection juridique jusqu'à 10 000 euros sur l'urgence et le dépannage.

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06 - FAQQuestions fréquentes sur l'épisode

Qui est Grégory Valency ? +
Grégory Valency est le fondateur et dirigeant du groupe A'Climatis, basé à Vendargues près de Montpellier, spécialisé en climatisation, chauffage, plomberie et photovoltaïque. Ancien cuisinier et photographe, il a créé A'Climatis seul en janvier 2008, puis a cofondé l'application Kelkun, sortie en août 2024, qui met en relation clients et artisans qualifiés.
Qu'est-ce que la méthode 48-48-72 de Grégory Valency ? +
C'est une règle commerciale pour signer plus de devis : se rendre chez le client dans les 48 heures après son appel, lui envoyer le devis dans les 48 heures suivantes, puis le rappeler 72 heures après pour vérifier qu'il l'a bien reçu. Selon Grégory Valency, chaque étape élimine une partie de la concurrence, et il a construit presque toute sa relation commerciale sur cette méthode.
Comment A'Climatis a-t-il atteint 7 millions d'euros sans commerciaux ? +
Le groupe A'Climatis s'est développé uniquement par le bouche-à-oreille, avec un seul chargé d'affaires et des chiffreurs, sans prospection ni site internet pendant longtemps. Grégory Valency l'explique par la réactivité (méthode 48-48-72, réponse sous 24 heures) et par la présence auprès des clients en cas de problème. En 2025, les devis ont moins signé et le groupe a décidé de créer une force commerciale.
Qu'est-ce que Kelkun ? +
Kelkun est une application créée par Grégory Valency, avec Florent Quesnel, qui met en relation particuliers, entreprises et artisans dont les documents (Kbis, assurance, diplômes ou certifications) sont vérifiés. Sortie en août 2024, elle revendiquait au moment de l'épisode plus de 30 000 téléchargements, 4 500 artisans qualifiés et 400 à 500 demandes d'intervention par mois. L'inscription est gratuite, avec une commission de 15 % sur l'urgence et le dépannage.

07 - TranscriptionLa transcription intégrale de l'épisode

Transcription automatique de la vidéo, découpée par chapitre. Les noms des intervenants et des entreprises ont été relus ; le reste peut comporter des erreurs de reconnaissance. Cliquez sur un horodatage pour lancer la vidéo à ce moment.

0:00 Teaser - La chute qui change tout

0:00 J'ai monté la boîte, je sais pas, presque deux ans et demi, trois ans après, je suis tombé. Cinq mètres de haut, une échelle qui s'est pliée, je me suis vraiment bien fait mal. Et j'ai réalisé en tombant que s'il m'arrivait quelque chose, je ne pouvais pas nourrir ma propre famille. De suite, j'ai embauché mon premier employé. Dès que j'ai goûté à cet entrepreneuriat de développement, j'ai commencé à me piquer et à l'artisanat, et devenir un entrepreneur et avoir envie de monter une belle boîte. Grégory, ton parcours est tout sauf classique. Tu démarres en cuisine, tu passes par la photographie professionnelle. avant de te reconvertir dans l'artisanat, le froid, la climatisation et le bâtiment.

0:33 On est monté jusqu'à 7 millions d'euros de chiffre d'affaires, il n'y avait même pas un seul commercial. Beaucoup d'employés que j'ai aujourd'hui sont rentrés comme stagiaires, aujourd'hui sont directeurs, tu vois. Moi, j'ai toujours dit que je ne respecte pas le chantier, je respecte le client. Jusqu'à ce bout de papier qu'on appelle devis, il fallait que j'estime combien ça coûtait. Et je n'arrivais pas à descendre en dessous de 60 euros. 30, 40, 50 000 euros pour sortir juste du devis. Et donc, on a ubérisé. Eh bien, bonjour messieurs, ravi de vous recevoir sur le podcast de Bâti Légende.

1:05 Présentation de Grégory Valency et Florent Quesnel

1:09 Aujourd'hui, on reçoit Grégory Valency, ici présent, et Florent Quesnel. Ensemble, ils dirigent un groupe dans le bâtiment d'environ 70 collaborateurs et génèrent plus de 6 millions d'euros de chiffre d'affaires. En parallèle, ils se sont lancés dans une aventure assez folle, créer une start-up dans le BTP. Grégory, ton parcours est tout sauf classique. Tu démarres en cuisine, tu passes par la photographie professionnelle avant de te reconvertir dans l'artisanat, le froid, la climatisation et le bâtiment. Autodidacte, tu construis et tu développes tes entreprises au contact direct du terrain, des clients, des équipes et des réalités du métier.

1:45 De ce vécu naît ensuite Quelqu'un, lancé en 2024, une plateforme pensée par un artisan pour sécuriser et humaniser la relation entre clients et professionnels du bâtiment. Tu nous en parleras. Et Florent, de ton côté, après un parcours dans la grande distribution, les achats et la direction de réseau, tu rejoins Grégory en 2022 pour structurer et accompagner la croissance des entreprises du groupe. Et c'est ensuite que tu t'impliques dans l'aventure Quelqu'un, notamment sur l'organisation, l'opérationnel et les partenariats, en particulier sur la partie assurance avec Quelqu'air. Micro pause dans cette vidéo. J'aimerais vous demander de vous abonner et de mettre un petit pouce en bas de cette vidéo.

2:23 Ça nous aiderait énormément et ça nous donne beaucoup de force. On a l'ambition de créer beaucoup plus de vidéos et d'apporter un maximum de valeur, de ramener des invités prestigieux. Tu sais ce qu'il te reste à faire et je te renvoie sur la vidéo. Donc bon, ça va être un épisode assez dense. Déjà, merci encore une fois d'avoir accepté l'invitation. Merci à toi. Merci Eni. Et bonjour à toi. J'aime bien commencer toujours par le début et comprendre un petit peu qu'est-ce qui nous ramène dans l'entrepreneuriat. Et j'ai un profond respect pour chaque acte entrepreneurial. Je sais à quel point c'est une sorte de bataille quotidienne d'entreprendre et de gérer tout un tas de problèmes.

2:58 Et j'aimerais commencer peut-être par Grégory. Je vois que tu as commencé en cuisine, tu as été photographe. Alors c'est quelque chose que peu de personnes savent, mais moi aussi j'ai été cuisinier dans ma carrière. Les meilleurs démarrent toujours comme ça. Donc on pourra en reparler. Comment tu décides de lancer ta première boîte de clim ? Est-ce que tu as travaillé déjà dans la clim avant de... Parce que tu as été cuisinier, tu as été photographe après, et après tu as fait ta formation, tu m'avais expliqué. C'est quoi la formation ? TFCC, Technicienne d'Intervention en Froid Commercial et Climatisation. C'est bien pompeux. Non mais voilà, je connais cet acronyme.

3:37 Et du coup, tu as lancé ta boîte directe ou tu as travaillé dans une boîte ? J'ai travaillé un petit peu pour Johnson Control, qui était une grosse boîte aujourd'hui nationale. Et j'ai commencé avec eux un petit peu. Et c'est comme ça que j'ai lancé, on va dire, A'climatis, tout seul dans mon garage, sur deux palettes, hyper simplement. Et le groupe a continué, a grandi et évolué pendant pas mal de temps. Donc attends, tu as travaillé chez Johnson Control combien de temps ? Tout juste deux, trois mois. Ah, deux, trois mois à peine ? En fait, la vie a fait que ma petite maman est décédée, il a fallu que je rebondisse très vite, ce n'était pas prévu.

4:09 Et du coup, j'ai rebondi très rapidement après mon diplôme. Et après ce passage chez Johnson Control, il fallait y aller. Et j'ai osé, j'y suis allé. Et qu'est-ce qui t'a poussé de cuisinier puis photographe à passer dans le froid et la clim ? Il y a eu un déclencheur spécifique ? Oui, il y a eu la vie, la vie, ma femme de l'époque, Virginie, avec qui j'étais. Et quand j'étais en hôtellerie, et ça se passait très très bien, j'ai voulu faire un enfant, elle ne voulait pas d'un homme qui travaillait 23 heures par jour. Donc du coup, il a fallu que je change. Et c'est vrai que j'étais passionné de photos, déjà à l'époque. Et du coup, je me suis dirigé naturellement vers la photographie, d'abord en tant que photographe.

4:45 Donc j'ai publié pour Science et Avenir, Photomagazine, j'ai reçu le prix du jury Ilford 98. Donc ça m'a permis de bien percer. Et de fil en aiguille, je me suis retrouvé dans un laboratoire qui s'appelle Photoprice. À l'époque, c'était un concurrent de photostation, photoservice. Et j'ai percé comme ça, et j'ai fini manager multimagasin. Et le monde du numérique a tout fait s'écrouler, pour les anciens qui connaissaient la pellicule. Et c'est de là que ça a rebondi, et que je suis parti vers les économies d'énergie à l'époque, donc la climatisation. Et c'était quoi le juste, alors ? Parce que moi aussi, qui suis un passionné de froid synthétique et de la climatisation, c'était juste parce que c'était les énergies renouvelables ?

5:25 Exactement. C'était l'époque où ça boostait. On parlait beaucoup d'économie, d'énergie, de photovoltaïque. On parlait de plein de choses. Et c'est vrai que la climatisation, les pompes à chaleur, en tous les cas, c'était le buzz à ce moment-là, juste avant 2008, juste avant la crise de 2008. Et je me suis dirigé naturellement vers là, sans trop savoir, au demeurant, que j'allais me droguer à l'artisanat. Quelque part après, c'était ma seule drogue. Incroyable. Et donc là, on est en quelle année quand tu crées A'climatis ? 2008, janvier 2008. Janvier 2008, donc il y a 15 ans à peu près ? Pour s'en rappeler, en plus, paradoxalement, je reçois l'ouverture de ma société à la naissance de mon enfant Angelina, donc le 13 janvier 2008.

6:09 Donc c'est là où démarre toute l'aventure. Et donc là, tu démarres cette boîte. Rappelez-nous, vous êtes situé où aussi, peut-être pour ceux qui nous regardent ? On est situé en périphérie de Montpellier, une quinzaine de kilomètres, une commune qui s'appelle Vendargues, au nord de Montpellier. Donc ça, c'est pour la partie A'climatis et au Moite. Et pour Acclimat Service, qui est la société qui fait toute la partie entretien et dépannage, on est à quelques kilomètres au Cresse. Voilà, donc pareil, pas très très loin de Montpellier. D'ailleurs, tu me tends une perche. Tu peux parler des trois boîtes un petit peu et de chacune des activités de ces boîtes ?

6:40 Historiquement, c'est A'climatis qui est créé en 2008. Donc sur cette entité, on commence en 2008, Grégory tout seul. Alors il te le racontera peut-être aussi, mais ce qui a fait l'embauche du premier collaborateur dans la société, c'est parce que Grégory est tombé avec un groupe de froid sur un chantier et qui se retrouvait à l'hôpital, mais avec beaucoup de chantiers à réaliser.

7:00 La première embauche après l’accident

7:01 Donc premier collaborateur recruté pour honorer les chantiers qu'il y avait à faire. Et premier salarié, deuxième salarié, ainsi de suite. Et puis en 2015, donc sept ans plus tard, il y a une deuxième entité qui se crée qui s'appelle Acclimat Service, qui est une société du coup qui va récupérer toute la partie installation pour transformer en contrat d'entretien et s'occuper aussi du dépannage multimarque. Donc 2015, premier collaborateur sur Acclimat Service. Aujourd'hui, ils sont 17. Et sur A'climatis, on est un peu plus d'une quarantaine aujourd'hui. Et sur A'climatis, on fait à la fois la pause en CVC, mais aussi en plomberie. On travaille à la fois sur les trois marchés, sur le résidentiel, le tertiaire, mais aussi sur le collectif.

7:43 Donc on est en capacité aujourd'hui de répondre à la fois sur des installations assez simples, d'un monosplit assez classique, en passant par des grosses installations tertiaires, des magasins, des bureaux, et aussi du collectif, avec des immeubles jusqu'à une centaine de logements, sur la plomberie et sur la climatisation. Et c'est Omoit ? Et donc Omoit, la dernière entité, qui s'occupe de toute la partie photovoltaïque, borne de recharge, batterie, etc. Société qui a été créée en 2019, donc c'est la dernière, un peu plus de sept ans maintenant, et cinq collaborateurs. Plus petite structure, taille humaine, qui a évolué au fil du temps aussi, puisqu'on a commencé avec Eric, notre autre associé sur Omoit.

8:25 Et aujourd'hui, cinq collaborateurs. Et toi, du coup, Florent, est-ce que tu peux rapidement partager ton parcours et savoir comment est-ce que tu es tombé dans la potion magique ? Mon parcours, moi je fais des études en région parisienne, plutôt sur un profil commercial et attaché commercial, et puis ensuite, je finis mes études sur Montpellier, avec un master 2 sur les achats, parce qu'en fait, la partie commerçante, elle est des deux côtés, commercial et acheteur. Et donc, je fais une formation plutôt spécialisée sur les achats. Et je me dirige en tant que manager dans la grande distribution, donc trois ans dans une enseigne que l'on connaît plutôt bien dans le nord de la France, qui s'appelle Auchan, pour ne pas la citer.

9:03 Et quelques années plus tard, on vient me chercher sur le monde du bricolage, donc Leroy Merlin, pour ne pas les citer. Et je rentre dans l'enseigne de grande distribution, Leroy Merlin, pendant huit ans. Et au cours de mes huit années, je passe à la fois par le métier de manager, et puis rapidement sur un métier d'acheteur, qui était mon premier amour pendant mes études. Et donc, de Leroy Merlin, je deviens acheteur Leroy Merlin. Acheteur pour le groupe complet ? Ouais, sur une partie plutôt outdoor, donc jardin, tout ce qui était barbecue, tout ce qui était parasol et j'en passe, des trucs plutôt sympas. Et en fait, je me retrouve à acheter des produits pour une grosse partie des magasins, puisqu'on avait à l'époque, sur la région sud, des potentiels et surtout des contacts très importants avec des marchés très spécialisés.

9:52 On n'achète pas du tout la même chose à Montpellier-Calil en termes de produits de jardin. Et je décide, avec un collègue de Leroy Merlin, de créer ma structure. Donc on crée un cabinet de conseil pour la transition écologique et transformer les entreprises qui ont besoin de transformer leurs achats en achats responsables, ou en tout cas plus responsables. Donc transition écologique et transformation aussi des stratégies d'entreprise. En parallèle de travailler chez Leroy Merlin ? Non, on a quitté Leroy Merlin tous les deux et on a créé cette structure. Et ça, c'était en quelle année ? Ça, c'était de 2015 à 2018. OK. Donc ça, c'était ton premier pied dans l'entrepreneuriat ?

10:27 Exactement. Donc je crée cette structure avec mon associé. On avait des visions différentes. On est toujours en contact. On s'est encore eu aujourd'hui au téléphone. Donc voilà, on a eu juste une vision un peu différente. J'ai fait des choix aussi à l'époque puisque j'ai eu un parcours de vie qui a été un peu plus compliqué avant ma vie avec mon fils. Donc j'ai fait des choix. Et du coup, j'ai rejoint un de mes clients de l'époque qui avait besoin de compétences sur le retail, que je connaissais aussi par le biais d'Auchamp et de Leroy Merlin, pour faire grandir des enseignes de réparation de téléphone. Et il y avait une quinzaine de magasins.

11:02 On est monté à 45 magasins à l'époque. Et puis il y a eu le Covid. Et le Covid, c'est une catastrophe pour le commerce, pour le retail d'une manière générale, puisque sur l'ensemble de la fréquentation des centres commerciaux, ça a été absolument dévastateur. Et c'est tombé au moment où on avait repris contact parce qu'en fait, pour la petite histoire... Ah ouais, raconte-nous comment vous vous êtes rencontrés. La petite histoire, c'est que... C'est que je fais construire ma maison en 2008, à Vendargues, donc la ville où il y a Climatis. Et quand je fais construire, je cherche un artisan pour faire ma clim. Et c'est Grégory qui répond à mon appel en me faisant un devis.

11:44 À l'époque, il était encore sur le terrain. Donc il fait la première installation chez moi. Et puis de fil en aiguille, on est resté en contact. En fait, le feeling est bien passé. On a vendu notre première maison. Et puis on a déménagé. On a refait une deuxième maison. Et puis il a refait la clim. Et puis on a revendu la deuxième. Et puis on a fait une troisième. Bon, voilà. Et il a refait la clim. Ah ouais ? Ok. Ouais, il est obligé de passer par nous. Sinon, on couic. Donc au-delà du côté client et artisan, on avait gardé ce contact amical entre nous. On se voyait de temps en temps aller peut-être deux fois par an, histoire d'aller faire un resto et de discuter.

12:23 Et puis est arrivé le fameux Covid. Et on discute. Et il me dit, j'en peux plus. Je suis à 60 collaborateurs. Je gère les trois boîtes. J'ai des projets aussi avec quelqu'un. qui à l'époque ne s'appelait pas comme ça. Mais du coup, il avait des projets. Et il ne se voyait pas et développé et structuré. Et il me dit, j'ai besoin de compétences aussi comme celles que je pouvais avoir pour cadrer, pour structurer, pour acheter, pour la gestion, etc. Et du coup, par curiosité, ça s'appelait comment quelqu'un avant que ça s'appelle quelqu'un ? Ça s'appelait Debtou. Ça ne se dit plus. Ça s'appelait Debtou. Dépannage à deux. Debtou. Ok. Tu n'as pas le droit de le critiquer parce que c'est ma femme qui avait trouvé le nom.

13:03 Donc, c'est le plus beau des noms qui existent. C'est très stylé. Merci. Quel foudre. J'aime bien, j'aime bien. On peut continuer. Donc, non, non, mais c'est vrai en plus. Et ça s'appelait Debtou. Heureusement que ça ne s'est pas appelé comme ça parce que je crois que je préfère quelqu'un. Et du coup, donc, trop stylé. Comment vous vous êtes rencontrés ? C'était une relation client, professionnel, installateur, quoi ? Oui. En fait, moi, je faisais appel à un... Parce que j'achetais un terrain, en fait. Et je faisais appel à un promoteur qui faisait toutes les mêmes maisons. C'était, tu sais, les maisons mitoyennes. C'était sur plan. Et il y avait des entreprises qui étaient déjà sélectionnées.

13:37 Donc, on n'avait pas trop le choix des entreprises, sauf la clim. La clim. Parce que pour le coup, les maisons n'étaient pas du tout prévues d'être climatisées. Mais le promoteur nous avait fait prendre contact avec Greg en disant, si vous voulez faire quelque chose, faites-le avec lui. Donc, au début, si on peut revenir au début comme d'hab, tu te lances déjà presque sans compétence, en vrai, parce qu'il faut de l'expérience quand même pour être un climaticien ou frigoriste averti. Mais je sais ce que c'est. Et c'est largement possible d'apprendre sur le terrain. J'imagine qu'il faut redoubler d'efforts. Tu te blesses au bout de combien de temps ?

14:09 Ouais, en fait, le parcours, je pense que ça a été un challenge de vie à chaque fois. Comme je t'ai dit, j'ai monté ma boîte suite au décès de ma maman. On était au bout financièrement. Il fallait faire quelque chose. Donc, je pense qu'à chaque fois, tu te challengeais encore plus. Et quand j'ai monté la boîte, je ne sais pas, presque deux ans et demi, trois ans après, je suis tombé. Je suis tombé d'à peu près cinq mètres de haut, une échelle qui s'est pliée. Je me suis vraiment bien fait mal. Et j'ai réalisé en tombant, mais même au sol directement, que s'il m'arrivait quelque chose, je ne pouvais pas nourrir ma propre famille. Donc, je pense que j'ai réalisé à quel point il ne fallait pas être seul dans ce métier-là.

14:45 Et de suite, j'ai embauché mon premier employé. Dès que j'ai goûté à cet entrepreneuriat de développement, j'ai commencé à me piquer et à l'artisanat, et devenir un entrepreneur et avoir envie de monter une belle boîte et de grandir. Et la vie a fait que, je pense, par chance et par aussi courage et résilience, comme on dit, je n'ai jamais arrêté de progresser. Et la boîte, à part l'année dernière, on va dire, où on a tous connu ce gros challenge, mais j'ai passé toutes les crises en progression. Et la boîte n'a pas arrêté d'évoluer, de grandir et d'embaucher pendant 18 ans aujourd'hui. Et continue encore avec des ambitions, on en parlera peut-être.

15:23 Donc, j'ai commencé comme ça et ça a continué comme ça. Et donc, ton premier déclencheur, là, c'était... Tu t'es tombé, t'étais à l'hôpital. Comment t'as trouvé ? T'es resté combien de temps à l'hôpital déjà ? Je ne suis pas resté très, très longtemps. Ça a été juste un passage. Mais bon, j'avais toute la peau de la jambe qui s'était décollée complètement. Parce que j'avais bien repris une bonne gamelle. Heureusement, ça n'a pas touché la tête. Mais je pense que ça aurait touché la tête. Peut-être que je ne serais pas avec toi. Et puis, de fil en aiguille, je n'ai jamais eu peur d'apprendre, d'anticiper. Donc, je me suis toujours lancé dès qu'il y avait un nouveau défi.

15:57 Et puis même encore aujourd'hui, tu vois, on est encore là avec des défis qui sont très gros. Et je pense que ça a fait partie de l'évolution et le fait que la société grandit plutôt vite. Puisque, arrivé à ce chiffre, on est monté quasiment jusqu'à 100 employés, en vrai. Donc, c'était vraiment une structure qui s'est développée très fortement. C'est quoi les grandes étapes, là, pour passer de... Les grandes étapes ? Bon, il y a eu cette chute qui a provoqué la chose. Derrière, il y a eu une envie forte de gérer une grosse boîte. Ça, c'était sur Montpellier. Je voulais avoir cette ambition et donc, du coup, d'apprendre. Et très vite, quand j'ai commencé à apprendre d'autres choses qui étaient la psychoneurolinguistique, l'étude comportementale dans le management, etc.

16:38 Recruter sans CV : méthode terrain

16:39 Le management est venu en plus renforcer cette envie d'entreprendre. Et moi, j'adore les gens. Quand on me connaît sur Montpellier, on sait que je suis quelqu'un qui suis très proche de l'humain. Donc, en plus de pouvoir nourrir, entre guillemets, des familles, progresser ensemble, faire monter des gens, que beaucoup d'employés que j'ai aujourd'hui sont rentrés comme stagiaires. Aujourd'hui, ils sont directeurs, tu vois. Et faire évoluer ces gens-là, moi, ça m'a toujours plu. Et ça me motive toujours autant pour progresser. Donc ça, ça a été une étape importante. Je voulais vraiment progresser dans ce sens-là. Et puis après, le fait de créer une boîte, deux boîtes, de voir que ça fonctionne, bien sûr, ça a propulsé les choses.

17:15 Ton premier employé, est-ce que tu avais une méthode de recrutement ? Comment on recrute un premier bon employé ? Un peu comme ça. On ne s'est pas recruté au début. Donc, j'ai eu la chance de tomber sur un super gars et qui m'a toujours suivi puisqu'il est encore là. Et de fil en aiguille, en fait, je l'ai vu, c'était au feeling. J'avais l'impression qu'il connaissait son métier. L'impression, parce que moi, je ne connaissais pas le mien, ça, c'est sûr. Tu l'as très bien dit. C'est l'expérience qui va faire qu'après, j'ai évolué. Je pense que le feeling est passé et l'humain était vraiment là. Je me sentais à l'aise avec lui. Je me suis dit, bon, il va falloir au moins que je me sente à l'aise et que je sente qu'il puisse m'accompagner.

17:55 Et j'ai toujours embauché comme ça. Paradoxalement, souvent, on rigole sur le fait qu'on retourne un CV et ne pas savoir qui est en face et le découvrir. Honnêtement, il dit, j'ai toujours recruté comme ça. Paradoxalement, encore aujourd'hui. Au feeling ? Oui, au feeling. Moi, tu sais, je pense que techniquement, quoi qu'il arrive, il va faire deux jours chez moi. Je vais savoir de suite s'il a menti ou pas. On va le sentir. De suite, tu sais faire un devis. Tu connais de la technique. Tu connais de la frégorie. Si tu as un peu menti, très vite, on va voir les choses. Par contre, tout s'apprend et tout s'accompagne. Mais par contre, si l'humain n'est pas là, ça ne marche pas.

18:32 Donc, je préfère être dans un conflit humain, mais propre que dans quelqu'un qui sait tout ou qui ne sait rien ou qui m'a menti et avec qui ça ne va pas passer. Donc, on a toujours privilégié dans le groupe A'climatis l'humain. Et au demeurant, tu vois, on est monté jusqu'à 7 millions d'euros de chiffre d'affaires. Il n'y avait même pas un seul commercial. Donc, on fait partie des rares boîtes sur Montpellier à ne pas avoir un seul commercial et de développer encore notre parc. Mais on gère à l'humain. On gère au service. On gère la bienveillance. On est respectueux à la fois de nos employés et de nos clients. Et au final, on s'aperçoit que le game changer, il est largement au-dessus.

19:12 Mais tu as déjà fait des erreurs de recrutement ? Oui, plein. Plein. Parce que le problème, c'est que l'humain, celui que tu as en face, tu ne sais jamais au final que tu ne vas pas te tromper. Il y a des bons comédiens. Voilà. Il y a de très, très bons comédiens. Tu as tout à fait raison. Et il y en a des très, très, très, très bons. Mais ça ne me dérange pas. Je pense que... En fait, même dans l'erreur, je m'enrichis énormément. Et je pense que même dans l'erreur, ça nous apprend à mieux anticiper après le prochain rendez-vous. Et de fil en aiguille, tu t'aperçois que le feeling, ce qui va faire que ça va ressortir entre toi et lui, s'affine au fur et à mesure.

19:54 Et tes choix, après, ils deviennent de plus en plus précis. Et en tous les cas, tu perds de moins en moins ton temps avec des gens où tu sais que ça ne matche pas de suite. Et franchement, je touche du bois et dis, jusqu'à maintenant, ça va mener là. Donc, la technique doit assez bien fonctionner. Et avec Flo, on est assez en accord avec ça. On marche beaucoup au feeling. Je pense que tout s'apprend. On regarde d'où on arrive. Moi, je viens d'une boîte qui est plutôt très reconnue sur la partie sociale. C'est Loura Merlin. Et ça, c'est une chose que tu ne peux pas leur retirer. C'est qu'ils sont très, très en avance sur beaucoup de sujets au niveau RH.

20:29 Et l'un des premiers sujets, c'est de faire des recrutements sans CV. Donc, moi, la première chose que je fais, que je ne fais plus d'ailleurs, c'est de regarder un CV avant l'entretien. Donc, en fait, l'entretien doit te servir à découvrir la personne, pas découvrir ce qu'il a fait. Ce qu'il a fait, c'est intéressant, évidemment. Tu avais déjà… Tu recrutais un peu avec Loura Merlin ? Oui. C'est une boîte, moi, que j'adore, pour le coup. Et sur laquelle, je trouve qu'il a complètement changé un peu la distribution. Enfin, la première fois que je suis parti dans un Loura Merlin, je m'en souviens, je ne sais pas, j'avais un besoin. Et tu sais, là, le conseiller, il est vraiment… Il est là pour t'aider et t'accompagner.

21:04 Il va avec toi jusque dans le rayon. Et on sent qu'il y a vraiment une volonté d'aider le client que j'adore dans cette marque. Ça fait partie de la formation. Ça fait partie de la formation de l'ensemble des collaborateurs. Quand tu rentres dans l'entreprise, on te le dit. On te dit, est-ce que tu trouverais ça… Mets-toi à la place de ton client. Est-ce que tu trouverais ça sympa qu'on te dise, en répondant à ta demande où se trouve le pot de peinture, qu'on te dise, bah, oui, là-bas, au fond, à gauche, troisième. Non. Fais cinq mètres, amène-le. Et puis, tu dis, voilà, c'est là. Est-ce que vous avez besoin d'autres conseils ? Oui. Je vous laisse voir avec mon collègue et tu repars à ton rayon, mais tu n'envoies pas les gens à travers le magasin.

21:39 C'est très, très appréciable. Oui. Et donc, c'est pour ça que dans les méthodes de recrutement, ça passe aussi par ça. Moi, le recrutement, c'est… On ne peut pas mettre des éléments très rationnels dessus, puisque, tu vois, Grégory, toi, tu recrutes à l'instinct, j'ai envie de dire. Toi, tu recrutes sans CV aujourd'hui. C'est encore le cas ? Oui. C'est quoi la méthode un peu de recrutement, là, aujourd'hui ? En fait, dans la… Alors, évidemment, dans la présélection, on a une personne qui fait la présélection des CV. Parce qu'on a malheureusement des gens qui postulent aujourd'hui parce qu'ils ont besoin de travailler. Mais malheureusement, ils n'ont pas forcément le profil pour.

22:13 On a des gens qui candidatent qui ne sont pas forcément qualifiés. Donc, nous, on recherche des profils quand même bien spécifiques avec des collaborateurs qui vont pouvoir s'intégrer, qui ont de l'expérience dans le métier. Enfin, voilà. Donc, on a quand même une base qui fait qu'aujourd'hui, les CV qu'on reçoit, on a une collaboratrice qui nous sélectionne les candidats et qui nous prend les rendez-vous. Et moi, je les rencontre. Mais j'ai juste son nom et son prénom. Ah, donc toi, quand tu les rencontres, tu ne vois pas les CV ? Non. Moi, je ne les vois pas. C'est rigolo parce que quand ça démarre, dernièrement, Flo a sélectionné un très bon profil.

22:48 Quand je l'ai rencontré, moi, je ne savais que son prénom, je crois. Et du coup, ça démarre. Mais en fait, tu fais les plus belles rencontres au comptoir. Tu sais, quand tu n'as pas mis de statut… Tu ne l'as pas mis dans une boîte. Tu ne l'as pas mis dans une boîte. Tu ne sais où tu vas aller. Les plus belles rencontres, tu les fais au comptoir, autour d'un verre. Et là, si je commence à parler avec toi, je ne sais pas que tu es le plus grand patron du monde ou que tu es le blaireau du coin, si on peut dire façon de parler. Mais en tous les cas, tu vas entamer une discussion qui va être tout à fait noble et sereine. Tu ne vas pas mettre un profil.

23:22 Les Anglais, tous avec le même uniforme. Je pense que l'idée, le fond est vachement important. Donc du coup, je vais te découvrir. Et à ce moment-là, je vais aller chercher d'autres choses, bien avant d'aller chercher la technique. Et ensuite, si je sens que ça commence à passer, je vais rentrer dans la technique pour aller approfondir. Mais là, il n'y a plus de jeu sur la technique. On connaît tellement notre métier que s'il se plante, on va le trouver de suite. Et par contre, s'il parle mal, s'il n'est pas respectueux déjà dans son attitude, déjà, ça va être une sélection qui, pour lui, va être intransigeante. Donc toi, vous regardez d'abord les critères un peu humains avant de rentrer dans la technique ?

23:59 Non, mais complètement. En fait, le fait de ne pas avoir son CV et de discuter, quelque part, t'incites ou t'obliges presque même. Ce n'est pas une obligation, mais tu es obligé, un, d'écouter, de comprendre la personne, de cerner aussi la personne sur ses motivations, sur son expérience, ce qui a fait qu'il a changé de boîte ou pas, qu'il a évolué de telle ou de telle manière. Et ça transpire beaucoup plus quand tu n'as pas déjà triché quelque part, en ayant lu pourquoi il a fait 5, 6, 7, 10 boîtes. La plupart des personnes vont se dire qu'il n'est pas très stable. Alors qu'en fait, quand tu l'écoutes, ce n'est pas forcément une question d'instabilité.

24:40 Et puis, même à l'inverse, tu vas travailler avec lui continuellement. Lui aussi, il a besoin d'apprendre à savoir s'il se sent bien avec toi. Toujours, on positionne le patron ou nous, tu vois, par rapport à cet embauche. Mais lui, s'il ne se sent pas bien avec toi, il va peut-être prendre le poste sans savoir au début. Alors que là, peut-être que s'il te découvre et qu'au fond, c'est l'inverse, c'est toi qui as un con pour lui, peut-être que lui, il ne va pas vouloir venir aussi. Et d'entrée, ça casse une relation qui pourrait être, alors à l'inverse, une fois que le contrat est signé, très nuisible. Et à la fois pour nous, mais à la fois pour l'écosystème, avec les autres employés qui ne comprendraient pas pourquoi tu l'as pris lui.

25:19 Donc, je pense que c'est gagnant-gagnant. Pour moi, la partie la plus tueur, mais quand même, on sait que la réussite d'une entreprise, c'est très fortement relié et relatif aux personnes qu'on recrute, qui vont exécuter toutes les tâches dans la boîte, être devant les clients, qui vont trouver des clients. Ça me ramène à une question. Tout à l'heure, vous avez dit que vous n'avez pas de commerciaux.

25:40 7M€ sans commerciaux : comment c’est possible

25:40 Ça me choque un petit peu. C'est toujours le cas ? Ça change un peu. Là, notre politique change. 2025 nous a challengés un peu. Mais bon, jusqu'à fin 2025, en tous les cas, on n'avait réellement qu'un chargé d'affaires. Et c'est lui qui ramenait tout le business ? Ou le business venait à vous ? S'il venait à vous, comment est-ce que ça se produisait ? On va te faire du mal, Hedi. Nous, on en a trop du business. Ça rentre. Ça rentre. Mais par contre, le business est challengé par l'écosystème du bâtiment. On va pouvoir en parler, parce que je sais qu'on est tous les deux là-dedans. 2025, ça a été l'année du challenge. On s'est bien aperçu que ça rentrait, mais ça signait beaucoup moins.

26:22 C'était beaucoup plus difficile. que ça porte que sur nos épaules et sur le bouche-à-oreille. Là, le bouche-à-oreille, il a montré justement le défaut que peut avoir de ne pas avoir de commerciaux. Donc aujourd'hui, oui, on a décidé de mettre une force commerciale en plus. Donc ça risque d'être un beau game. Mais surtout, pour subvenir au fait qu'on ne peut pas rester juste avec le bouche-à-oreille comme arrive à un certain niveau de boîte, ça ne fonctionne plus. pour réussir à tenir de 2012, là, que tu as créé la boîte ? 2008. 2008, pardon, jusqu'à 2025, sans commerciaux, uniquement via le bouche-à-oreille ? Oui, oui, promis, il est dit. Nous, on a une boîte, elle est terrible.

27:04 Donc, si on a 70 collaborateurs qui ont fait 6, 7 millions d'euros de chiffre d'affaires, ça fait à peu près 100 000 euros de chiffre d'affaires par collaborateur. Il faut ramener un volume de travail qui est assez monstrueux. À quoi est dû ce bouche-à-oreille ? Est-ce que vous avez des méthodes pour activer ce bouche-à-oreille ? Et est-ce qu'il y a d'autres paramètres ? Par exemple, le fait que vous êtes peut-être la seule boîte dans votre... Sur tout Montpellier. Sur tout Montpellier ? Est-ce qu'il y a d'autres éléments ? Je peux en parler, puisque c'est moi qui ai créé ça.

27:39 La méthode 48-48-72 pour signer plus de devis

27:39 Enfin, en tous les cas, qui ai lancé ça. Alors, moi, je me suis inspiré de deux choses. Ce que j'appelle le 48-48-72. Je sais que j'avais fait un post là-dessus qui avait fait un tabac. C'est quoi ? Le 48-48-72. Je pars du principe que quand tu as un client qui t'appelle, il faut y aller maximum dans les 48 heures. Tu as enlevé à peu près 40 % de toute ta concurrence. Tu as répondu 48 heures après maximum. Là, tu as enlevé encore 10-15 % de ta concurrence. Et 72 heures après, tu l'as rappelé au moins pour savoir si, soi-disant, il avait bien reçu le devis. Et quand tu as fait ces trois étapes, souvent, toi, tu as déjà fait ces trois étapes. Le client n'a même pas reçu le deuxième qui, lui, s'est dit, bon, j'irai dans une semaine.

28:22 Donc, on a basé... Enfin, en tous les cas, moi, j'ai basé quasiment 100 % ma relation commerciale avec mes clients comme ça. Et en fait, je signais alors que même le premier, le deuxième, en tous les cas, n'était pas venu. Ça, c'était la première chose. Après, je m'étais inspiré de mon beau-père, pour être honnête, qui avait une technique. C'est quand il rentrait chez les gens, il notait quelque chose de très spécifique. Tu vois, collection de tortues, elle aime les chiens, etc. Et en fait, régulièrement, il rappelait, ou quand il trouvait quelque chose avec des tortues, si je prends cet exemple, il revenait avec une tortue juste à la fin. Il avait une façon de fermer le business commercial, mais grandiose.

29:04 Et je me suis inspiré de ça. Et pendant longtemps, j'ai fait cette technique. Après, moi, je suis un garçon, comme beaucoup, mais tu m'appelles, dans les 24 heures, tu es sûr que je t'ai rappelé. Pour moi, le téléphone n'est pas plus ou moins quelque chose qui sépare deux êtres humains au sens où aujourd'hui, tu envoies un texto et puis l'autre, il te répond dans 48 ou 72 heures. Moi, je ne sais pas si il dit, là, je te pose une question face à face. Tu ne vas pas me répondre dans 48 heures. Donc, tu vas me répondre ? Sinon, le podcast va être très long. Mais tu me réponds parce que tu me respectes. Je pense qu'aujourd'hui, les produits digitaux, le téléphone, le mail, éloignent les gens sur ça.

29:43 Et on se gargarise de ne pas répondre ou voire absolument pas répondre juste parce que la question arrive par un autre biais. Et ça, pour moi, c'est un manque de respect total. Donc, encore aujourd'hui, si tu m'envoies un message ou un mail ou un appel téléphonique ou un texto, j'essaye de répondre dans les 24 heures à tout le monde. Et franchement, c'est une charge, mais c'est aussi ce qui fait la différence. C'est ce que j'allais dire. Tu vois, ça peut paraître du bon sens. Et moi, c'était l'un des premiers conseils qu'on m'avait donné aussi. C'était réponds à ton téléphone. Parce que beaucoup ne répondent pas, en fait. Et ils font la sourde oreille.

30:16 Ce que j'appelle la technique de la sourde oreille, d'ailleurs. Mais comment est-ce que tu fais quand tu es sous l'eau, que tu es un artisan, que tu as trois chantiers à mener de front, des dépannages, des techniciens pour gérer et avoir cette réactivité ? Si on fait un film, on fera des anecdotes de type où j'étais capable d'avoir encore des anecdotes là-dessus. Où je suis au volant, bon, je ne devrais pas le dire, au volant, au téléphone en même temps et j'écrivais sur mon calepin les rendez-vous. Donc, j'optimise chaque seconde. Après, je suis un faire-vu de travail. Tout le monde le sait autour de moi. Donc, moi, je bosse 17 heures par jour.

30:54 En fait, ma passion, c'est le travail. Il y en a qui vont faire du vélo, moi, je travaille. Donc, du coup, j'arrive à répondre à tout le monde quasiment. Et quand je n'y arrive pas, je mets au moins un petit texto pour dire je vous rappelle. Mais j'essaye, en l'occurrence, de répondre à tout le monde. Donc, organisation, réactivité ? J'écris beaucoup. Tu ne prends pas de petits-déj, tu ne déjeunes pas ? Tu as tout à fait raison. Ou sinon, quand je déjeune, je travaille. Donc, tu vois, je déjeune, j'envoie deux, trois textos. Mais ouais, je ne dis pas que c'est bien ou mal. Travailler 17 heures par jour, je pense que c'est un état d'esprit plus qu'autre chose.

31:29 Donc, je ne me force pas pour le faire. Le jour où je commencerai à me forcer pour le faire, je pense que je reviendrai à des standards. Mais en tous les cas, aujourd'hui, je m'éclate et j'apprends. du coup, c'est très bien. Et je reviens du coup sur le fait qu'il n'y avait pas de commerciaux. Donc, il y avait un chargé d'affaires. Il y avait des chiffreurs. Il y avait des chiffreurs. Il n'y avait pas de prospection. Aucune. Je n'avais pas de carte de visite. Si je ne dis pas de bêtises, ça fait à peu près six, sept ans à peine que j'ai des cartes de visite. Je n'avais pas de carte de visite, pas de site Internet. Il n'y avait absolument rien.

32:01 Je ne peux pas faire mieux que rien. Le jour où on m'a demandé de faire un prospectus, je crois que j'ai demandé ce que ça voulait dire le mot prospectus. Donc, non, non. Et franchement, je pense qu'aujourd'hui, si on me demande encore pourquoi ça rentre aussi facilement, je pense que c'est parce qu'il y a une certaine latence commerciale qui fait que ça continue malgré tout. Les gens sont satisfaits et nous renvoient leur projet. Est-ce que tu faisais quand même un petit peu de marketing ? Est-ce que tu avais un site Internet ? Est-ce que... Rien, rien. Et dis rien. Quand je le dis, on me prend pour un extraterrestre, mais c'est la pure vérité.

32:34 Oui, oui. Parce que tu sais, moi, j'aime bien comprendre en tout cas les mécanismes de croissance d'une boîte. Ah ben oui. Si tu me dis que tu n'as pas de commerciaux et que la magie du bouche-à-oreille t'a permis de pousser l'entreprise jusqu'à... Je peux t'en citer plein. Il y a un truc qu'on dit encore aujourd'hui, parce que c'est vrai, on aime bien le répéter. On ne dit jamais qu'on est les meilleurs parce que ce n'est pas le cas. Sur le terrain, sur les chantiers, on fait comme tout le monde. On fait des conneries. Que ce soit nous, les collaborateurs, peu importe, on fait tous des bêtises. Et pour le coup, celui qui dit qu'il est parfait, je crois que ça n'existe pas.

33:12 Par contre, on est là. C'est-à-dire que de la plus petite bêtise à la plus grosse bêtise, quoi qu'il arrive, on est là. Je vais faire une parenthèse si je peux. Et dis, moi j'ai toujours dit que je ne respecte pas le chantier, je respecte le client. C'est une phrase qui choque parce que souvent, moi j'ai des clients, des artisans qui disent « Moi le chantier, il est propre, il est nickel. » Respecter un chantier, en fait c'est ton métier. Si tu commences à dire que tu fais bien parce que tu nettoies, c'est que déjà tu es en gros décalage. C'est ton métier ou tu fais bien ton métier ou tu ne le fais pas bien. Et quand tu fais bien ton métier, tu fais juste ton métier.

33:50 Donc ça n'existe pas à faire bien son métier. Tu le fais et c'est tout. Par contre, le respect du client, le respect de te rendre compte qu'un client, il peut avoir fait un crédit, il s'est endetté 25 ans pour créer sa maison. respecter ne serait-ce que ce geste de dire que le gars il s'est peut-être saigné pour avoir son apport, etc. C'est déjà voir autrement la relation que tu vas aborder avec lui. Et pour moi, le mot client, déjà j'ai beaucoup de mal. Quasiment 90% de mes clients sont devenus des copains ou des amis indirectement, paradoxalement. Ou des associés. Ou des associés, oui. En plus tu rigoles, mais les deux associés sont des clients.

34:27 Mais pour moi, c'est une boule au ventre un client avec qui ça ne va pas. Et tu te rends compte qu'en fait souvent ça ne va pas pour pas grand-chose. C'est rare que tu mettes le feu à la baraque et que là ça ne va pas. C'est souvent, dans l'artisanat, on se dispute pour une goulotte un peu à droite, un receveur qui n'est pas bien mis. On se dispute pour pas grand-chose. Et c'est assez fou. D'ailleurs, quand on parlera du projet Quelqu'un, ça a été un des motivateurs aussi de cette image que portent les artisans qui sont au final, je le dis assez souvent, des gens qui se lèvent le matin pour créer le patrimoine des autres. Et toi, je sais que tu connais bien ça aussi.

35:01 donc c'est assez dingue d'avoir besoin de gens qui créent ton patrimoine, qui t'enrichissent et d'aussi mal les respecter. Voilà. Donc ça, on en parlera avec plaisir. Donc tout est basé là-dessus. Qu'est-ce qui t'a poussé, toi, Florent, à rejoindre l'Aventure ? Moi déjà, parce que c'est Greg qui me l'a demandé et que... J'ai de la force. Sans commerciaux, tac, il est venu. Oui, déjà parce que c'est Greg et que ça faisait des années qu'on... Voilà, comme je le disais tout à l'heure, qu'on se connaissait. Moi, j'avais aussi besoin et l'envie d'entreprendre et de faire grandir encore l'univers acclimatiste d'une manière générale quelqu'un avec. Puisque quand on a discuté de mon arrivée sur le groupe, il y avait déjà le projet quelqu'un et...

35:49 Alors, qui ne s'appelait pas comme ça mais... Et sur lequel on a co-construit. Enfin, Greg avait déjà beaucoup, beaucoup, beaucoup réfléchi. Mais c'est vrai qu'on a imaginé les premières pages, les premiers fonctionnements. ensemble. Et voilà, il y avait cette envie de créer, de faire grandir, de structurer et puis de faire peut-être changer aussi de dimension le groupe en le faisant grandir de manière différente. Peut-être en créant des réseaux acclimatistes un peu partout, voir des nouveaux business models qui arrivaient aussi sur le monde des énergies renouvelables. il y avait cette envie d'entreprendre et de créer et de faire grandir. Si je peux rebondir et dire sur ce que dit, ce que vient de dire Flo, c'est que Flo a une vision structure que moi, je n'avais pas du tout.

36:34 Moi, j'étais le bon petit esclave artisan qui bosse bien, qui respecte, tu vois, comme on disait tout à l'heure. Flo avait et a toujours cette vision structurelle IT, gestion, etc., process que moi, je n'avais pas. Quand il est arrivé, en tout bien, tout honneur, c'était la merde. Excel, quoi. C'était ça, ma question. Du coup, toi, tu as monté la boîte sans associer initialement ? Rien. Moi, j'étais... Oui, non, j'ai démarré tout seul et mon premier associé qui était... Moi, quand je m'associe avec Flo, c'était un... Déjà, humainement, très fort. Là-dessus, il n'y avait pas de débat. Mais c'était une association de compétences et de visions, en fait.

37:19 Flo avait aussi envie d'entreprendre, avait aussi d'être associé, avait aussi de... avait une vision assez lointaine. Moi, j'avais le courage et il avait la puissance pour structurer ce courage, tu vois. Sinon, j'aurais certainement coulé, quoi. Et c'est quoi votre vision aujourd'hui, là, pour le groupe acclimatiste dans les prochaines années ? De tout défoncer. Alors, non, là, on a une vision qui a été challengée en 2026, 25, pardon. Et pour 2026, soit là, on ambitionne de devenir un grand groupe, quoi. Donc, ça y est, on veut passer le cap. Donc, c'est pour ça qu'on structure pour passer ce cap. On a rencontré des grosses boîtes, etc. Beaucoup plus dans la rénovation énergétique, beaucoup plus nationale, éventuellement, ou faire une franchise ou monter plus haut.

38:04 Donc, là, on a vraiment une ambition importante, ouais. Une ambition nationale ? Ouais. Ouais, ça y est. Comment est-ce qu'on met en œuvre, là ? C'est quoi, les prochaines... je ne sais pas, les grandes lignes, les grands jalons pour se déployer au niveau national, qui est un enjeu monstrueux ? C'est une bonne question. Parce que les choix stratégiques sont multiples. On peut réfléchir à de la franchise, on peut réfléchir à de l'accroissement externe, on peut réfléchir à de la création d'entités sur des zones géographiques, des filiales. Donc, il y a plein de possibilités, on est en train de les étudier. Qui ne sont pas soit l'une, soit l'autre, d'ailleurs, que vous pouvez...

38:45 Non, non, qui peuvent être complémentaires. Pour répondre à ta question, on a surtout pris quelqu'un qui, aujourd'hui, a déstructuré complètement le groupe, une personne externe qui a audité tout le monde, qui a regardé nos ambitions. attention à ne pas faire... T'as dit quelqu'un, moi, dans ma tête, je ne sais pas si... Ah oui. C'est pas le cas. On le cache. C'est pour ça qu'on l'a mis de ce côté. On a recruté une personne. On a recruté une personne qui est venue aussi regarder le groupe avec notre ambition. C'est-à-dire, OK, vous voulez aller là, mais comment on va y aller ? Comment on va faire ? Donc ça, c'est une grosse partie qui a été audité depuis, depuis un mois et demi où on vient d'avoir le compte rendu de structurer une force commerciale aussi.

39:28 Donc là aussi, c'est les rencontres, encore une fois, où on vient de proposer un poste à quelqu'un qui a développé déjà des réseaux nationaux. Donc, c'est... la maturité fait que, aussi, tes associations vont dans ce sens-là. C'est-à-dire que tu sais où tu veux aller, tu as la maturité pour savoir où tu veux aller, ce que tu as envie de donner comme énergie et du coup, tu vas mettre directement des gens en poste qui vont te permettre de ne pas avoir cette charge. Parce que l'inconvénient au début, et tout entrepreneur, en tous les cas, qui n'a pas de vision entrepreneuriale, se charge, se charge, veut tout gérer et s'aperçoit qu'en fait, il a perdu des années plus qu'autre chose.

40:04 Aujourd'hui, notre expérience fait que, c'est bon, on a compris, on met des gens à une position et on va avec eux vers du plus loin. Et on est en train de travailler là-dessus. Et du coup, quelqu'un, la start-up, tu peux nous raconter peut-être un peu, Grégory, comment tu as eu l'idée ? Oui, je peux te dire d'où est la génèse. Tu peux représenter presque... Tout à l'heure, je l'ai présenté, alors peut-être pas de la bonne manière. Est-ce que tu peux représenter quelqu'un ? Quelqu'un, c'est quoi ? Quelqu'un, ça a voulu toujours être autre chose qu'une plateforme de mise en relation puisque c'est vrai que très vite, on nous confond avec des plateformes de mise en relation, de lead ou de contact ou bref, toutes ces plateformes qui existent.

40:47 Quelqu'un, c'est tout un écosystème que j'ai voulu construire. C'est pour ça qu'on a mis trois ans pour travailler autour parce qu'il devait s'adresser au monde de l'artisanat. Il ne devait pas s'adresser juste de mettre en relation. Sinon, j'aurais créé encore une plateforme de plus comme il existe parce que je crois que ce n'est pas à toi que je vais apprendre le nombre de plateformes de mise en relation qui existent. Donc, si on doit me comparer parce que je donne du travail à des artisans à une plateforme de mise en relation, dans ces cas-là, oui, je ne suis pas plus que les autres. Au demeurant, on a travaillé sur un écosystème B2C qui est le monde de quelqu'un mais B2B qui est le monde de quelqu'un, C-A-R-E donc K-E-L-C-A-R-E qui s'adresse à trois écosystèmes, lui, le retail, l'assurance et l'immobilier.

41:34 Et ensuite, on a créé le monde de quelqu'un académie qui vient sur la partie formation puisqu'on a deux grands groupes français qui sont au capital de la société qui nous aident à développer sur ce sujet-là. Donc, en fait, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai tout simplement regardé au tout début qu'est-ce qui manquait dans l'écosystème du bâtiment. Il existe toutes les institutions qu'on connaît tous, FEDE, CAPEB, etc. Il existe des vendeurs de l'ID, là, on ne va pas les citer. Et il existe un monde de la formation qui, aujourd'hui, souffre énormément. Et à cette période, moi, mes enfants, il faut savoir que l'un de mes enfants, Robin, est compagnon du devoir.

42:12 mon fils avait fait des études de plomberie et je m'apercevais déjà qu'il y allait avoir un manqué dans les prochaines années que notre jeunesse s'éloignait par le digital du monde du bâtiment. Et au demeurant, aujourd'hui, je crois que ça me donne assez raison. Quand on sait que les compagnons du devoir ont multiplié par trois leur budget en quatre ans pour avoir le même nombre d'élèves, donc on voit à quel point c'est difficile aujourd'hui d'attirer la jeunesse vers le monde de l'artisanat. Je pense qu'on a des âges assez reculés, si on peut dire, ou avancés, je ne sais pas, pour savoir qu'on bricolait encore avec nos parents. Moi, mes enfants, ils n'ont pas vraiment bricolé avec moi.

42:50 Donc du coup, du coup, force est de constater qu'il fallait regarder l'écosystème beaucoup plus large. Et au demeurant, pour te raconter la genèse, quand les Gilets jaunes sont arrivés, qu'on a connu nos premières crises, on va dire, hors périmètre de crises classiques comme on a connu en 2008 et en 2013. Et que les prix ont commencé à augmenter, etc. Nous, les artisans, on a commencé à avoir des charges supplémentaires, alors qu'à l'inverse, le seuil moyen des gens en France n'évoluait pas en termes de salaire, etc. Donc en fait, il y avait une première courbe qui se créait, c'est que nous, on augmentait et les gens n'avaient plus de quoi se payer les choses.

43:31 Mais les crédits, comme IBC, c'était un peu noyé dans cet écosystème. mais moi, je commençais à perdre mes marchés qui étaient entre 1000 et 3000 euros. Ce que j'aime bien dire et je représente ce mot, tu verras pourquoi, de petits gens, parce que c'est eux que j'ai voulu aider en premier, entre guillemets, parce que les personnes âgées ou les jeunes n'arrivaient plus à accéder au confort. Moi, je fais de la clim, je ne faisais pas de la plomberie, enfin, je ne faisais pas de la plomberie à l'époque ou de la peinture, mais donc au confort, au chauffage. Et ces gens n'y accédaient plus et ça me choquait

44:03 Combien coûte vraiment un devis

44:03 en fait déjà au départ. Et quand est arrivé après la crise du Covid, où on a connu cette deuxième grosse crise des prix qui explosent, et bien là, ça s'est augmenté. J'ai commencé à m'intéresser à deux choses. Le prix d'un devis, ça pour moi, c'était important parce que c'était la seule chose que je pouvais anticiper quelque part et c'est là où j'ai bougé un peu les choses. Qu'est-ce que tu veux dire par le prix d'un devis ? En fait, l'essence, les assurances, je vais pouvoir challenger un maximum mais il y aura une butée, même si je négocie au mieux mes assurances sur une butée, le prix de l'essence, je ne peux pas toucher, enfin, tu vois, tout ce qui est périphérique aux charges, ça, je n'arrivais plus à négocier plus et en fait, la seule chose que je pouvais optimiser, c'est combien coûte un devis.

44:45 Donc, si je te le fais simple, je pars de mes baskets que j'ai achetées sur le compte bancaire de la société et là, tu m'appelles et dis, m'appelles, oui, bonjour, j'ai besoin d'un devis. Tout ce que je vais entamer pour te donner ce devis, donc mes baskets, je vais les user, les pneus, la voiture, je vais venir, le papier, le logiciel, interface que je vais utiliser me coûte quelque chose. Mais tout ça me coûte et en fait, jusqu'à ce bout de papier qu'on appelle devis, il fallait que j'estime combien ça coûtait et je n'arrivais pas à descendre en dessous de 60 euros. le prix que me coûte mon chiffreur. Et encore, c'est une estimation basse. Et c'est une estimation basse, c'était le plus bas.

45:30 dans le cadre d'un truc très standard. Voilà, je le vends en one shot. Une heure de boulot. Une heure de boulot, c'est un devis. Dès que je commençais à travailler avec un architecte, je n'arrivais pas à être en dessous de 150 balles. Dès que je travaillais, par contre, à du collectif, ça montait à des prix de fou puisque bien sûr, il y a beaucoup d'allers-retours, c'est des mois de travail. Et ça, il fallait que je l'optimise. juste avant le Covid, je viens ubériser ma propre société. En fait, je me rends compte que si j'arrive à optimiser ça, je baisse un peu les prix. Mais moi, à l'époque, je faisais déjà pas loin de 1 200 devis dans l'année.

46:06 1 200 fois 60. Tu imagines la charge ? Est-ce que tu sais combien t'en signais ? À l'époque, je signais 70 % de mes devis. Mais encore 60 % de... Pardon, 1 200 devis à 60 euros, c'est dans le cas où c'est que des devisables. Mais sur tes 1 200 devis, j'imagine qu'il y avait plutôt des devis où tu avais beaucoup plus de temps. Ah, mais bien sûr. Donc ça, c'était le minima. Donc c'était hallucinant. Et quand tu te rends compte de ça, tu te dis, mais attends, je verse 30, 40, 50 000 euros pour sortir juste du devis perdu. Et ça, c'est perdu. Tu ne peux pas faire autrement. Et donc ça, il a fallu qu'on l'optimise. Et donc, on a ubérisé notre propre mise en relation.

46:47 C'est-à-dire qu'il ne fallait plus passer par Grégory.

46:49 Ubériser sa propre entreprise

46:49 Il n'y avait toujours et donc, du coup, j'ai optimisé beaucoup de choses. Tu veux dire que les clients pouvaient, entre guillemets, presque générer leurs propres devis eux-mêmes ? On générait les devis toujours par contre, mais la mise en relation, la prise de rendez-vous, tout était géré par la plateforme. Ah, ok. Donc tu as optimisé tous les process pour réduire son... Exactement. Et donc du coup, ça a super bien fonctionné. Et quand le Covid est arrivé, Dieu, Seigneur, je ne dis pas que c'était une bonne chose, mais pour moi, ça a été une bonne chose parce que, à grande échelle, je pouvais tester. Et ça accélérait la digitalisation. Exactement.

47:25 Pas d'artisans, tous, ils disaient non, moi, je ne sors pas, j'ai peur. Les clients ne savaient pas combien de temps ils étaient confinés, donc il fallait aller vite chez eux, faire vite un devis et intervenir en temps record. Et donc du coup, j'avais mis des équipes, j'allais chez les gens malgré tout pour regarder, on faisait le devis dans les quatre minutes, ils devaient signer immédiatement, j'envoyais une équipe le lendemain, je prenais, je encaissais quoi, tu vois. optimiser les choses et le Covid est arrivé, je t'avoue que c'est, on est reparti un peu dans notre flux et là, je commençais à voir des collègues artisans qui arrivaient déjà en manque de travail à ce moment-là puisque c'est la première chute et qui venaient en me disant Grégory, tu n'as pas du boulot, tu n'as pas du boulot.

48:08 Parce que toi, tu as quand même des sous-traitants aussi. Oui, on travaillait avec de la sous-traitance plus des employés. Et donc du coup, ils rentraient dans mon bureau et ça, c'est une histoire vraie, c'est un gars qui s'appelle Sébastien qui rentre dans mon bureau et qui me dit Grégory, tu n'as pas du boulot. Et là, je vais répondre non. Tu vois, comme je t'aurais répondu non au quotidien et en fait, dans son visage, tu vois, comme quoi l'humain va être vachement important, dans son visage, je me rends compte que mon nom, en fait, il va le détruire. Parce que derrière sa question, il y avait peut-être qu'il avait encore des crédits, il n'arrivait pas à nourrir sa famille, il n'avait pas de chantier et ce n'était pas le sujet qui soit bon ou pas bon comme on a toujours envie c'est qu'en fait, dans mon nom, il y avait quelque chose de grave.

48:49 Et là, je me dis, Grégory, c'est le moment peut-être de sortir de ta zone de confort. On en discute avec Flo, on sait qu'on va sortir de notre zone de confort, passer de la cuisine à la photo, de la photo à entrepreneur dans l'artisanat et maintenant passer au digital. Waouh ! Là, il y avait un gouffre, tu vois. Et en plus, surtout à la vitesse où ça s'est passé, mais on en parlera. Et du coup, on décide de structurer la boîte et oser monter ce projet qui s'appelait Debtu, mais à grande échelle et sortir le premier projet en réfléchissant écosystème parce que je ne voulais pas faire une plateforme de plus ou un ad de plus qui vend du lead vilainement pris sur les réseaux.

49:34 Et du coup, on va réfléchir pendant quelques années pour sortir le projet quelqu'un, en fait. Et qu'il y a un projet pharaonique sur lequel je vous souhaite toute la réussite du monde. Merci. J'aimerais, moi, revenir rapidement sur quelque chose parce que moi, je vends un logiciel de gestion et notamment de devis facture. Et je le dis souvent, mais effectivement, ça coûte très cher et je te trouve très sympa sur le coût d'un devis. Mais tu vois, quand tu fais un devis, en fait, déjà, en général, il y a une visite chez le client. Donc, il faut aller constater, prendre le temps. il n'y a pas que le temps passé chez le client, mais il y a le temps de chez toi ou du bureau jusque chez le client.

50:16 Si pour peu, tu tombes dans des embouteillages, que chez le client, il est un petit peu bavard, que tu rentres chez toi, que tu fais le devis, que tu consultes les fournisseurs, etc., on est vite à une demi-journée pour un devis, moi, je trouve. Mais complètement. Donc, c'est presque plus que... Et parce que là, tu as calculé sur le coût que ça te coûtait, mais le coût que doit te rapporter une demi-journée, je pense que, pour moi, on est plus aux alentours de 250, 300, voire 500. C'est ce qu'on n'arrive pas à mettre en avant, en fait. Et aujourd'hui, on fait partie encore des rares métiers. J'entends l'artisanat puisque moi, aujourd'hui, je ne parle plus d'artisanat au sens des 3-4 métiers les principaux.

50:54 Aujourd'hui, nous, on parle de l'artisanat, travailleur du cuir, quelqu'un qui est couturier ou couturière, on parle de tout le monde. Et je pense que le jour où on pourra montrer aux yeux de tous ce que coûte un devis, en tous les cas, ce que enclenche et engage financièrement un artisan pour ne serait-ce qu'avoir le droit de travailler, si ça, c'était plus connu, je pense qu'il y aurait déjà beaucoup plus de respect derrière notre métier. Et c'est tellement transparent, au final, c'est tellement un dû aujourd'hui, c'est tellement devenu normal et au demeurant, combien de fois, j'ai pu challenger des retours quand j'ai fait des postes sur le devis devraient être payants, de gens qui hurlent sur ce sujet parce que pour eux, c'est un acquis et c'est gratuit.

51:43 Mais hélas, ça peut tuer vite une boîte. Moi, j'ai déjà fait des devis de cuisine professionnelle, donc avec plusieurs postes, froid, clim, chaud, laverie, etc. Il y a beaucoup de surmesures, il faut consulter plein de fournisseurs, avoir les prix, il faut reprendre les codes, il faut faire plusieurs propositions. Il y a des projets sur lesquels on peut vite arriver presque à une semaine complète de travail. Aujourd'hui, on répond à des appels d'offres sur des collectifs, des choses comme ça. On monte à 68 logements, plus des salles de réunion, etc. C'est des semaines de boulot pour ficeler un appel d'offres qui techniquement engage notre responsabilité.

52:24 Exactement. Derrière, après, il y a la faisabilité. Donc si on se trompe sur le devis, derrière, c'est pour notre pomme. Exactement. C'est quoi les grands challenges de quelqu'un, quelqu'un, pour la formation, ça s'appelle comment ? Académie. Quelque académie. Là, il y en a de grands

52:42 Pourquoi Grégory a créé Kelkun

52:42 puisque le projet a été en trois grandes étapes. La première étape. Excuse-moi, je te coupe avant, tu as quelques chiffres à nous fournir sur quelqu'un ? Oui, bien sûr. On est sortis sur les stores en août 2024. Le jour de l'ouverture des JO. Le jour des JO. Donc, il y a eu quelques mois où il ne s'est pas passé grand-chose. Tu sors ton app, tu es un peu sale au monde. C'est là où le truc du digital vient prendre toute son ampleur et la difficulté. Donc, août 2024, on sort l'app et en fait, il dit, rien ne va se passer comme il était prévu. Si tu veux, quelques chiffres. Quand on sort la première roadmap, on décide d'être sur Montpellier ou au pire, Erogar pendant un an.

53:22 On teste, on fait un POC et on prend un petit millier d'artisans avec un petit millier, enfin, un petit millier de clients, pardon, avec une soixantaine d'artisans, excuse-moi. Et on se dit, tiens, on va tester le produit. Comment tu acquiers ? C'est les artisans et les clients. Les clients, on comptait beaucoup sur notre réseau autour. Quand tu sors ton projet, tu te dis, bon allez, mes propres clients acclimatissent. Et tu vois, un peu de bouche à oreille, mille clients, on se dit, on va y arriver quand même. Et 60 artisans, honnêtement, c'était les potes de Montpellier, c'était avec le réseau. Ça ne va pas se passer comme ça, pas du tout. On sort une petite vidéo qui parlait de quelqu'un qui va être virale, en fait.

54:05 Et on devient national, en fait. On commence à télécharger l'application au niveau national déjà au mois de décembre. Donc là, gros challenge, parce qu'on s'apercevait qu'on faisait beaucoup de déceptions parce que les gens qui téléchargeaient l'application au niveau national avaient un petit message qui disait, un peu à la Doctolib, tu vois, on arrive dans votre région. Du coup, qu'est-ce qu'ils faisaient ? Ils désinstallaient. Donc, on avait une forte acquisition sur Montpellier et Rogar puisqu'on était de là et on avait une grosse désinstallation ailleurs. Donc là, on ne va rien dire et pendant quelques temps, on va commencer à être déjà national alors qu'en vrai, on n'avait annoncé que Erogar.

54:46 À l'heure d'aujourd'hui, c'est déjà plus de 30 000 téléchargements qui ont été faits. On a déjà plus de 9 000 utilisateurs de l'application. C'est 4 500 artisans à ce jour qualifiés sur la plateforme. Donc, on verra, mais nous, quand on parle de qualifiés, c'est qualifiés. On est vraiment capable de te dire que c'est un artisan et on verra pourquoi on a challengé ça comme ça. On déclenche entre 400 et 500 demandes d'intervention déjà sur la plateforme par mois. Donc, c'est bien au-dessus de ce qui était espéré. Et on est national. Donc, bien sûr, il y a des régions où on n'y est pas, mais on est déjà national. Je crois qu'on a dépassé les 6 millions de followers cumulés sur l'ensemble des réseaux.

55:29 Donc, ça bouge grave. On a fait 61 presse, 2 télés. On prend un projet qui a un an déjà, c'est volume. Et on n'a pas lancé la com. Et on n'a pas lancé la com. Il faut savoir que quelqu'un n'a pas encore communiqué. Alors oui, on nous voit sur les réseaux parce qu'on poste, mais la vraie communication n'a pas encore démarré puisqu'on a toujours challengé la communication puisque ça bouge comme ça. Qu'est-ce que tu entends par la vraie communication ? Les réseaux télé, radio, le haut volume pour positionner la marque en tant que notoriété. Affichage, métro, etc. Donc, c'est 2,7 millions de levées de fonds sur un projet déjà à l'heure d'aujourd'hui.

56:15 C'est trois projets cumulés. Donc, deux logiciels SAS et GMAO pour la partie retail et pour la partie assurance. une autre qui est en train d'arriver sur la partie immobilière. Donc, on a des équipes qui bossent fort. On est lauréat de la French AssureTech. Pas moindre qu'un des concours les plus prestigieux de France dans le monde de l'assurance quand même. On sort lauréat en 2025 après la première présentation du logiciel. Enfin, voilà, je ne sais plus quoi encore mais c'est fou. Ça suffit, ça suffit. Oui, c'est fou. Il y a des belles perspectives si tu veux aujourd'hui parce que tu regardes la partie assurance, on est déjà en test et en déploiement sur des grandes enseignes d'assureurs français et du coup, sur tout le territoire national.

57:04 On est en intégration aussi dans des grandes chaînes de magasins, que ce soit de la restauration, que ce soit du bricolage, que ce soit des travaux, mais aussi des enseignes de prêt-à-porter, des grandes enseignes que tout le monde connaît. Et pourquoi on fait ça ? L'objectif, il est de ramener du boulot à des artisans par les grègues qui sont des artisans qualifiés, certifiés. Donc, c'est des artisans qui nous ont prouvé qu'ils étaient artisans. Donc, avec une partie administrative évidemment qui est importante, avoir un cabis, avoir une assurance décennale ou RC Pro au minimum décennale, avoir des diplômes pour ceux qui ont des métiers de diplôme comme les plombiers par exemple, ou des certifications pour ceux qui font par exemple du photovoltaïque d'avoir un cali PV.

57:51 Donc, voilà, on a toute cette partie administrative qui est importante mais qui nous permet de dire c'est un artisan. Il intervient sur les métiers qui sont les siens uniquement. Donc, on a des fois des artisans qui nous disent je sais faire de la cuisine et puis je sais faire de l'électricité et puis de la plomberie et puis son assurance ne couvre que l'électricité par exemple. Donc, on ne le met que sur l'électricité. Mais tout ça pour dire qu'on certifie la qualification et on certifie que l'artisan il est bien en capacité de répondre aux demandes du client. Et à travers toutes les actions qu'on mène que ce soit à travers l'immobilier que ce soit à travers le retail à travers l'assurance l'objectif c'est de centraliser et d'amener des artisans du job tout simplement très diversifiés.

58:36 Parce qu'on peut répondre à du froid commercial par exemple comme on peut répondre aujourd'hui à des remplacements de carrelage à des maisons entières. On a eu deux clients qui ont fait des déclarations en demandant à ce qu'on prenne en charge leur maison. Et les artisans se sont positionnés et il y en a un qui nous a remercié en nous envoyant un très joli mail en disant franchement c'est top parce que je ne pensais pas trouver un client où je vais devoir faire sa maison entière. en fait Hedi la vision de quelqu'un c'est on s'est inspiré des grandes plateformes mais on est allé plus loin sur cette vision. En tous les cas moi j'ai fait une grosse étude avec une école aujourd'hui on pousse des portes ouvertes mais c'est clair que si je te dis docteur tu vas facilement me dire doctolib.

59:17 Si je te dis taxi ici à Paris tu vas facilement me dire Uber sans trop de difficultés et comme ça je peux en enchaîner plein. moi je suis je te l'ai déjà dit je suis drogué à l'artisanat aujourd'hui si je te dis carleur Eric le carleur bon Eric le carleur il n'y a que toi qui le connais celui-là tu le donneras on le mettra sur la plateforme Eric mais si je te dis ébéniste si je te dis travailleur du cuir la différence c'est que doctolib il n'a jamais dit qu'on était bien soigné Uber il ne t'a jamais dit que tu n'aurais pas d'accident pourtant ils ont créé un réflexe et ils l'ont créé en plus verticalisé c'est à dire que chez doctolib si tu as besoin d'un podologue le mec il ne va pas te couper des cheveux en plus et ça c'était important de le regarder différemment c'est à dire qu'il fallait créer ce réflexe en France et au demeurant il y a d'autres plateformes qui fonctionnent très bien et heureusement qui sont là parce que il existe toujours des annuaires de docteur il existe toujours des annuaires de taxi ou il existe des taxis il existe d'autres choses mais paradoxalement si je te demande le réflexe tu vas me dire ça on ne peut pas regarder le monde de l'artisanat continuer comme il continue juste en se faisant une guéguerre et en essayant de trouver qui c'est qui est la plus grosse si on doit le dire comme ça et au final voir tout un écosystème il faudra couper ça ouais ou pas mais voir tout un système qui s'écroule et ça tu le sais comme moi tu challenges les artisans et tu les vois en difficulté et ce n'est que le début de cette difficulté le digital accentue énormément les choses va accélérer de plus en plus la machinerie on le voit avec des robots aujourd'hui qui posent du carrelage des IA qui décident des maisons ça ne va ne faire que qu'accélérer et on ne se rend pas compte à quelle vitesse donc à un moment donné si on ne crée pas le réflexe où un client quel qu'il soit B2C B2B et nos artisans français se retrouvent à un seul et même endroit on ne fera que du diffus et dans du diffus il y en a qui auront des grosses parties et il y en aura qui auront des tout petites et qui disparaîtront mais si l'artisanat disparaît c'est aussi tout l'écosystème de ton patrimoine qui disparaît parce que si tu n'as plus d'artisans qu'est-ce que vont faire les artisans qui restent ils vont monter leur prix s'ils montent leur prix ça va donner moins accès à certains et donc en fait on ne va ne faire qu'aggraver cette situation donc c'est ça qu'on a voulu regarder dans quelqu'un on n'a pas juste eu envie de se dire allez on va faire un concurrent d'autres en fait je m'en fous je pense que même si on s'associait on serait encore plus fort et on répondrait à cette attente et on serait tous gagnants parce que le problème c'est que le jour où il n'y aura plus d'artisans ou le jour où il n'y aura plus de demandes tu peux avoir fait la plateforme la plus belle du monde elle ne servira à rien donc et il y a d'autres pays qui l'ont connue bien avant nous cette crise donc il faut regarder le monde un petit peu et changer les choses et c'est ça quelqu'un quelqu'un ça a voulu bousculer les codes en regardant en fait par bienveillance des gens comme toi qui sont indispensables sur la partie de vie qui regardent les institutions comme la FEDE la CAPEB et autres parce qu'ils sont indispensables dans l'écosystème et regarder la formation parce que indispensable je ne saurais pas tout faire moi sans toi je ne pourrais pas proposer un logiciel cohérent structuré aux artisans en France et pourtant vous êtes des centaines à faire des logiciels mais tu crées la différence avec InterFast si on est là avec toi c'est aussi parce qu'on le pense et donc si on arrive à structurer ça on arrivera à répondre aux artisans ils pourront se concentrer et nos clients auront un endroit où aller je pense que c'est assez clair mais c'est une certitude on arrive à la fin de ce podcast est-ce que tu as un message à faire passer aux artisans je ne sais pas pour qu'ils rejoignent quelqu'un ouais j'en ai plein en fait mais de croire en nous je suis accessible et ne pas hésiter à échanger pour s'apercevoir que c'est vrai qu'on n'est pas juste là pour faire un business et au demeurant la plateforme est gratuite je crois qu'on fait partie des rares en France à être totalement gratuits dès l'utilisation j'avais posé la question du business model ouais le business model il est hyper simple là aussi c'est un artisan qui parle bien sûr qu'on n'a pas pu faire tout gratuit il faut savoir qu'on peut utiliser l'application maintenant sur plusieurs secteurs et être même verticalisé sur les métiers du retail de l'assurance donc quand on prend une urgence ou une dépannage l'artisan est toujours libre de faire son devis il peut importer ton devis d'ailleurs même de interface maintenant directement sur l'application et sur l'urgence et le dépannage c'est une commission de 15% qui est récupérée pas plus il fait son devis il peut l'intégrer dans son devis bien sûr on le sait si besoin donc c'est un game vraiment gagnant-gagnant il faut savoir que le client est couvert d'une protection juridique donc en passant par la plateforme quelqu'un et nos artisans tous nos clients sont garantis jusqu'à 10 000 euros s'il se passe quoi que ce soit donc on récupère l'argent de la carte du client et on le donne directement à l'artisan on est les premiers à payer nos artisans immédiatement quand le SAV est terminé il est payé la facture est faite le PV de chantier est fait et la gestion de TVA est faite il rentre il se concentre à autre chose moi j'en aurais rêvé pour être honnête sur la partie travaux tout ce qui est entretien travaux projet là c'est la mise en relation qui est facturée entre 8 et 27 euros inutile de dire que quasiment rien sur la partie urgence et l'épanage aucune mise en concurrence on est les premiers nous on se challenge pas à revendre 10 fois l'artisan enfin moi quand je commande un Uber et dis j'ai pas 10 taxis qui arrivent pour faire les prostituées pour savoir qui c'est qui va prendre la course pourquoi moi dans mon métier pourquoi nous dans notre métier on est encore obligé de se challenger continuellement et pourtant on challenge pas la course le prix non plus donc à un moment donné il faut arrêter ça aussi sur la partie travaux on a été obligé de mettre 2 concurrents pourquoi ?

1:05:18 parce que la loi française interdit sur les travaux de faire 1 sinon c'est déloyal et là je pourrais te citer des plateformes qui jouent très bien ce jeu même si on est pas là pour balancer mais en l'occurrence ça ne joue pas le jeu à nouveau de nos clients qui se font arnaquer et là du coup il n'y a que la mise en relation qui est mise en avant sur la partie abonnement il y en a un là c'est pour vraiment rentrer dans le type Planity Doctolib où là toute la réservation du rendez-vous va être prise en ligne et là c'est un abonnement qui coûte 29 euros par mois et qui peut évoluer selon les services qu'on te demande c'est tout si tu veux être qualifié sur la partie retail c'est gratuit si tu veux être qualifié sur la partie assurance c'est gratuit aussi donc là on est vraiment bienveillant sur le monde de l'artisanat et là vous êtes national du coup et n'importe quel artisan peut télécharger l'application complètement et obtenir des demandes alors bien sûr sur certaines zones on n'a pas encore trop de demandes mais paradoxalement on est déjà je crois à pas moins de 150 demandes qui sont déjà en attente donc pour te dire ce que je t'ai annoncé c'est celle qu'on arrive à répondre et on a déjà 150 demandes qui sont en attente où il n'y a pas d'artisan ou parce qu'on ne l'a pas sur ce métier ou parce que tout simplement sur cette zone de la France on n'a pas encore d'artisans qui se sont positionnés donc oui dire à l'artisan qui peut venir avec grand plaisir qu'on est plutôt bienveillant et qu'en fait on est différent des autres et on n'a pas mal de partenaires aujourd'hui on a des grands groupes français de la distribution des grands groupes français hors distribution j'entends Noroto par exemple qui est venu avec nous sur le PARP et du coup ça nous permet aussi d'offrir d'autres services aux artisans mais des services qualifiés donc on qualifie toujours puisqu'on est la première plafonde sécurisée de mise en relation nous on s'arrête là dans le descriptif donc de mise en relation B2C B2B mais aussi B2B B2B et service B2B qui aujourd'hui grandit vraiment vite par des services comme les tiens ou d'autres pour les artisans en France

1:07:25 Vision nationale et message aux artisans

1:07:25 et où est-ce qu'on vous contacte ? à beaucoup d'endroits sur LinkedIn déjà moi je suis très accessible Flo aussi ensuite sur le quelqu'un.com donc K-E-L-K-U-N il ne faut pas faire d'erreur .com on est aussi sur Instagram et sur Facebook donc tous ces endroits-là il y a le numéro du service client où on peut contacter Elodie Sabrina Elena et autres qui sont là pour répondre au maximum aux artisans et nous on reste très accessible parce que même si on est débordé on structure de plus en plus et je pense que c'est important aussi d'échanger on a beaucoup beaucoup beaucoup d'échanges avec les artisans puisqu'on fait beaucoup de matinales aussi chez Bores Richardson et chez la grande distribution où on vient expliquer notre projet directement la main dans la main avec les artisans ils le comprennent beaucoup mieux et avoir 4500 artisans en l'espace d'un an sans challenger sans faire plus je pense que déjà c'est une belle preuve de confiance que nous accordent les artisans aujourd'hui et de patience et bien merci à vous deux pour le temps que vous avez pris et de vous être déplacés jusqu'à Paris encore une fois on vous souhaite le meilleur et puis peut-être on refera un épisode à l'occasion pour avoir les progressions de quelqu'un et d'acclimatis avec plaisir merci pour ton accueil merci à toi merci surtout c'est génial et puis on continue on continue à avancer comme ça avec grand plaisir et n'hésitez pas à contacter Grégory il répond sous 24h il l'a dit j'essaier j'essaier promis oh Merci.