01 - Le résuméCe que raconte Yahia Bachari
Yahia Bachari, 42 ans, dirige Riva Group et RivaSolutions, des entreprises de CVC (chauffage, ventilation, climatisation) et de GTB (gestion technique des bâtiments) installées à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. Le groupe compte entre 40 et 45 salariés et travaille presque exclusivement en B2B, avec beaucoup de clients en direct : syndics de copropriété, retail, tertiaire.
Orienté vers une filière vente qu'il n'avait pas choisie, il découvre la climatisation grâce à un professeur d'EPS et entre au lycée Raspail, à Paris, en BEP froid et climatisation vers 1999. Il quitte pourtant le métier pour devenir chauffeur-livreur, perd son permis, essuie des refus à l'embauche, puis s'inscrit en intérim. Une mission de nettoyage de filtres, puis une mission de réglage de boîtes de détente à la tour Total de La Défense pour Elyo, lui mettent le pied à l'étrier. Il reste sept à huit ans dans ce groupe, de "monsieur filtre" à technicien de dépannage, jusqu'au poste d'adjoint au responsable de site.
En 2011, à 27 ans, il crée sa première entreprise, MTIDF. Son ancien employeur lui confie du travail dès le lundi suivant son départ, et une téléprospectrice lui décroche un premier hôtel. La société monte à dix personnes en quatre ans, mais les vols de carburant, les absences à répétition et les doubles journées l'usent. Il cède ses parts à un ami commun de son associé, sans chercher de plus-value.
En 2016, il repart à deux avec Walid, ancien contrôleur de gestion issu du milieu bancaire, et une camionnette. La société s'appelle d'abord SES et démarre sur une niche, le contrôle des disconnecteurs, avant de revenir au chauffage, à l'eau glacée et à la climatisation. Elle est rebaptisée RivaTherm, en clin d'oeil aux bateaux Riva, et compte 12 à 13 salariés en 2020. Arrivent ensuite Julien, ami d'enfance spécialiste de la mise en service, puis Moussa, intégrateur GTB, qui porte l'effectif à 45. L'entreprise devient Riva Group et se structure en trois pôles (chauffage, climatisation, GTB) pilotés par des responsables développement, avec très peu de sous-traitance.
Sur les impayés, Yahia Bachari reconnaît ne presque plus demander d'acompte à ses clients historiques, une habitude qu'il juge mauvaise : il conseille à tous d'en prendre et de relancer à chaque échéance. En 2025, le groupe a progressé d'environ 7 % pour un objectif de 20 %, et le début 2026 a été lent. L'objectif reste d'atteindre 100 salariés en 2030, sans sacrifier la qualité.
L'épisode se termine sur Gizmo, une mini GTB connectée conçue par l'équipe pour rendre la gestion technique rentable sur les petites surfaces et les réseaux de sites : coupure de la climatisation et de l'éclairage la nuit, alarmes sur les chambres négatives d'un grossiste alimentaire, anticipation de la météo pour ne chauffer ou refroidir que le temps nécessaire.
02 - À retenirCe qu'un dirigeant peut en tirer
- Ne jamais laisser un client sans réponse Même quand la panne n'est pas trouvée, Yahia Bachari tient le client informé de ce qui a été testé et de la suite. C'est ce qui lui a construit sa réputation comme technicien, puis ses premiers contrats.
- Prendre un acompte et relancer à chaque échéance Le client a de toute façon le budget pour payer à 30 jours : un acompte couvre au moins une partie du matériel. Relancez dès l'échéance, car en B2B le gestionnaire peut changer de poste et la facture se perdre.
- S'associer sur des compétences complémentaires Chaque associé de Riva Group apporte un métier : la gestion et les chiffres, la climatisation, la GTB, la technique terrain. Le groupe a grandi en intégrant ces profils plutôt qu'en recrutant seulement des techniciens.
- Structurer l'entreprise en pôles avec des responsables Au-delà d'une trentaine de personnes, le groupe a créé trois pôles (chauffage, climatisation, GTB), chacun piloté par un responsable développement. Cela permet de répondre à un appel d'offres complet en sous-traitant très peu.
- Passer du terrain au pilotage par les chiffres Avec la taille, le travail du dirigeant change : suivre les indicateurs, négocier les achats et les assurances, faire relancer les clients par un contrôleur de gestion. Ce sont ces petits points de marge qui ont permis de faire +7 % en 2025.
- Faire grossir le compte d'un client satisfait La croissance de Riva Group vient surtout du bouche-à-oreille et des clients existants : un syndic satisfait confie d'autres résidences, et un gestionnaire qui change de syndic emmène l'entreprise avec lui.
- Ne pas abandonner après un premier échec Sa première entreprise ne s'est pas arrêtée pour des raisons financières mais parce qu'elle l'avait usé. Il a pris du recul, puis est reparti différemment, en déléguant ce qu'il ne voulait plus porter seul.
03 - Les phrases fortesIls l'ont dit au micro
Même quand tu ne trouves pas la panne, il ne faut pas laisser un client sans réponse. C'est la pire des choses.
Quand tu es jeune, tu ne relativises pas. C'est on-off dans ton cerveau, il n'y a pas de variateur. Aujourd'hui, je le vis différemment.
Pour toute personne qui nous écoute, il faut prendre des acomptes. Et le client, il le sait qu'il doit donner un acompte, parce que quoi qu'il en soit, il va payer sa facture à 30 jours.
04 - Les chapitresAller directement au passage qui vous intéresse
- 0:00 Teaser
- 1:16 Riva Group aujourd'hui : 45 salariés en CVC et GTB
- 6:08 BEP froid et climatisation : l'orientation qui change tout
- 12:28 Sans permis ni expérience : les refus à l'embauche
- 17:05 Du taxi à 10 euros à la tour de la Défense
- 22:21 Monsieur Filtre, et la panne que personne ne trouvait
- 29:36 Première boîte : dix salariés, quatre ans, puis la revente
- 37:13 Les associés, et Riva Group en trois pôles
- 1:01:31 Impayés et acomptes : ce qu'il conseille
- 1:09:01 Gizmo : rendre la GTB rentable sur les petites surfaces
05 - L'invitéQui est Yahia Bachari ?
Yahia Bachari
Dirigeant de Riva GroupGroupe de CVC et de GTB basé à Gennevilliers (92), environ 45 salariés, organisé en pôles chauffage, climatisation (RivaClim) et GTB (Rivacontrols), majoritairement en B2B.
Entité du groupe dédiée au conseil en énergie, qui propose Gizmo, une mini GTB connectée pour les petites surfaces et les réseaux de sites.
Votre parcours mérite d'être raconté
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Proposer un dirigeant Tous les épisodes06 - FAQQuestions fréquentes sur l'épisode
Qui est Yahia Bachari ?
Combien de salariés compte Riva Group ?
Comment Riva Group est-il organisé ?
Qu'est-ce que Gizmo, la mini GTB de Riva Group ?
07 - TranscriptionLa transcription intégrale de l'épisode
Transcription automatique de la vidéo, découpée par chapitre. Les noms des intervenants et des entreprises ont été relus ; le reste peut comporter des erreurs de reconnaissance. Cliquez sur un horodatage pour lancer la vidéo à ce moment.
0:00 Teaser
0:00 Je commence à chercher et là mon pote, je me suis rendu compte que j'arrivais pas à trouver du travail. Comment tu veux que je prenne l'expérience si on me prend pas ? J'ai commencé à postuler. Un jour il y a un monsieur, il m'a dit ok, comment vous vous appelez ? Je lui dis bonjour monsieur Bachari Yahia. C'est ce qu'il a osé me dire. Vous êtes de quelle origine monsieur ? Je lui dis ah ouais. Ce genre de situation te donne le nerf. De la force. Ah ouais, il te donne une force. Je vois le mec, ça va sur le taxi des poches. Bonjour monsieur. Vous pouvez me déposer à la défense ? Donc j'arrive et il me dépose sur le parvis. Beau gosse devant la tour.
0:26 J'arrive. C'était la société Elio. Là j'arrive, en mon escabeau, sous la panne. J'étais content. Feu d'artifice. Qu'est-ce que tu venais de marquer un but ? Non, non, en ligne de chambre, on a la finale. Je viens d'arriver, je viens de monter ma boîte. Tu prends tout et n'importe quoi, le but c'est de vivre. Et j'ai réussi à avoir des grands noms, des boîtes en 440, en contrat de maintenance. À 27 ans ? À 27 ans. Je peux te le dire, j'ai eu l'un des sièges de *** qui nous ont fait confiance. On a vu des familles grandir au sein de Rivaco. Je vais donner une fourchette parce qu'on a un turnover automatiquement. On est à peu près dans les alentours de 40, 45 salariés.
1:01 Ça crée quelque chose qui est parti de rien. C'est parti d'un premier échec physique et mental. On travaille avec l'IA, mais nous au contraire, c'est un confort d'avoir l'IA. Je pense qu'on a encore de beaux jours devant nous. Le CEO d'NVIDIA qui a dit, les métiers de demain. Et on a sorti qui ? Le plombier, l'électricien. Yahia, merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation.
1:16 Riva Group aujourd'hui : 45 salariés en CVC et GTB
1:21 Je t'en remercie de nous avoir invité. Bâti Légende, c'est le podcast qui part à la rencontre des entrepreneurs au parcours inspirant. Est-ce que tu peux te présenter ? Moi, c'est Yahia. Yahia Bachari, 42 ans, dirigeant de Riva Group et Riva Solutions, dans le domaine du CVC, tout ce qui a un rapport un peu avec l'énergie. GTB, CVC. Tu peux rappeler, tu es situé où ? On est situé dans le 92 à Gennevilliers, avec le France. Il y a combien de salariés aujourd'hui ? Aujourd'hui, je vais donner une fourchette parce qu'on a un turnover automatiquement. On est à peu près dans les alentours de 40-45 salariés. Ok. Tu as commencé quand ? On a commencé la première structure parce qu'en 2011.
2:04 Ok. En 2011, j'ai créé une première structure où j'ai commencé à travailler. J'avais qu'à 27 ans. J'ai commencé à bosser tout seul. Donc, on s'est agrandi à 10 personnes pendant une durée de 4 ans. Après, j'ai décidé de céder l'entreprise parce que j'ai connu la vie d'entrepreneur. Et je pense aussi au niveau de la jeunesse, il n'y avait pas une certaine maturité. Je parle pour ma part. Donc, très vite, j'ai décidé d'arrêter, de passer à autre chose. J'ai eu l'opportunité de racheter une petite structure. Et je me suis dit que je vais redescendre à une petite échelle. Parce que je tombais sur toutes les complications humaines, de manager. En plus, 10, c'est un petit peu la taille un petit peu bas.
2:51 T'es sur le terrain et au bureau. Ah ouais, t'es partout. T'es sur le terrain, t'es au bureau. Tu fais tout. En gros, t'es vraiment le gros coup de te suisse d'entreprise. J'ai décidé de vendre. J'ai voulu producir un peu de recul. Parce qu'il y a une vie de famille aussi qu'il faut jongler entre tout ça. Les entrepreneurs, ils peuvent te le dire. Chèrement, l'entrepreneur, il n'a pas de vie de famille. Donc, j'ai revendu. J'ai pris un peu de recul. Parce que là, je pense qu'aujourd'hui, on discute de Riva Group. Et ensuite, on a, je vais dire on. On va parler au pluriel aujourd'hui avec un co-dirigeant qui m'a accompagné. L'un de mes premiers associés.
3:21 Créer Riva Group. Tout d'abord, elle s'appelait SES. Ah, c'est ce que j'allais te poser. La première boîte. Non, mais la première boîte que t'as revendue, elle s'appelait comment ? Elle s'appelait MTIDF, qui existe toujours. Avec qui je suis en très bonne relation, on échange et ainsi de suite. Elle existe toujours. Ils ont une croissance par manière. Après, je ne sais pas combien aujourd'hui, mais un peu moins que Riva Group. Et donc, pour venir, on a créé SES. Et j'avais dit à mon associé, je lui ai dit écoute. Moi, j'ai la partie technique. Mais tout ce qui est manager, j'ai la partie technique. J'ai le carnet d'adresse. Je connais du monde.
3:58 J'ai acquis un certain carnet d'adresse avec le temps. Et je lui ai dit, je ne m'occupe pas du personnel. Il ne faut pas m'en parler. Je ne veux rien savoir. La technique, si tu veux. On a fait des chantiers de 24 heures. On nous est arrivé de faire des chantiers. Aujourd'hui, souvent, on va travailler 12 heures. Mais travailler 24 heures d'affilée, c'est rare. Parce que ton corps ne suit plus. On a dormi sur des tuyaux. Tellement on était fatigué. On faisait des pauses. On dormit sur les tubes. Tu connais le métier. Tout comme moi. Surtout quand on est amené à faire des coupures d'installation. Les gens ne s'en rendent pas compte. T'as les entrailles de l'installation d'un immeuble.
4:35 Quand tu fais des coupures, le matin, les gens ouvrent le robinet. Qui est de l'eau chaude. Ou de l'eau froide. Ou autre. Je parle pour la partie chauffage. Donc nous, quand on est là, on est derrière. On travaille en amont. Et parfois, on enchaîne encore de nuit. Donc on fait le tour du 24 heures. Et là, t'as toute la force qui est down. Qui t'abandonne. Donc pour revenir à ça, on a créé Riva Group en 2016. On était deux. Avec une camionnette. Incroyable. Donc en 10 ans, vous êtes passé de 2 à 45. Exactement. 45, 47. Voilà. Après, on a su staffer. Et une maturité aussi. Qui est venue avec l'âge. On a su bien s'entourer. Tous mes collaborateurs.
5:21 Je connais leur prénom. Aujourd'hui, par contre. Aujourd'hui, il y en a certains. Je ne connais pas leur prénom. C'est des apprentis. C'est qui lui ? C'est qui lui ? Donc on a pris un peu d'auteur. On gère d'autres choses. On gère différemment. Maintenant, notre entreprise. Maintenant, on gère les chiffres. Les KPI. On analyse l'entreprise. Le top management. Exactement. Qu'avant, c'était rien du tout. On faisait notre devu le soir. Le lendemain, t'es dans le camion. Donc, le boulot n'est plus le même. L'entreprise a pris vraiment de la hauteur. Il y a des clients aussi qui ont su nous faire confiance. Aujourd'hui aussi, on a accès B2B. Full B2B.
5:53 Très, très, très peu de particuliers. Beaucoup de clients en direct. Auparavant, tu commences par l'échelle de la sous-traitance. On a des clients emblématiques. Des sous-traitants pour qui nous sommes sous-traitants. C'est les clients emblématiques que tu ne veux pas quitter. C'était là depuis le début.
6:08 BEP froid et climatisation : l'orientation qui change tout
6:09 Ils te suivent. Ils t'ont donné de la force. Ils ont su t'accompagner. C'est grâce à eux qu'il y a cette croissance. Voilà. Merci. Belle introduction. Est-ce qu'on peut revenir un petit peu à la genèse ? Toi, tu as fait quoi comme étude ? Moi, j'ai fait un BEP. J'étais jusqu'au bac. BEP quoi ? Avant, ça s'appelait froid et climatisation. OK. Option, c'était option A. Il me semble, c'était option A. C'était où ce BEP ? Lycée Raspail. Ah, voilà. Dans le temps qu'il était... On parle de ça, c'était en 99, il me semble, 99. Et renommé le lycée Raspail. Il l'est toujours ? Il l'est toujours. Mais il y a eu d'autres lycées aujourd'hui. Par contre, le domaine de la climatisation, à mon époque, c'est un grand mot.
6:49 Donc, 25 ans en arrière, personne ne connaissait ce diplôme de la climatisation. Personne ne le connaissait. On parlait de la thermodynamie. Très peu. Très peu de choses climatisées. Très peu d'endroits. Tout est climatisé. Mais comment tu es tombé dedans ? Comment je suis tombé dedans ? Ça, c'est... J'étais en troisième. On était au... C'était vers la fin d'année, quand tu fais tes voeux. Moi, je voulais faire général. T'as la fameuse conseillère de rentation, pour certains, elle désoriente, à tournant pas, à me proposer vente. Moi, je voulais aller en seconde. Elle me dit, ouais, non, avec ta moyenne, l'année prochaine, tu vas redoubler, mais laisse-moi partir en seconde.
7:23 Après, je redouble si je veux. Comment ça, vente ? Tu veux dire, en parcours pro ? Elle voulait m'envoyer en BEP vente. Comme ça, tout de suite. C'est eux qui jugent pour toi ou ce qui t'emmène. Moi, je l'ai vécu, clairement. C'est pour remplir les quotas. Ouais, vente ou comptabilité. Ouais. Pas quelqu'un qui est... En plus, je suis pas à fond dans les chiffres, moi, en plus. J'étais plus manuel, parce que quand j'étais petit jeune, un bricoleur, je bricolais des mobilettes, ainsi de suite, toujours la main dans le cambouis avec mon père. T'étais manuel. Très manuel. Donc, on me propose ça. J'étais au sport, je jour-là, on était en cours d'EPS.
7:55 J'appelle tout le temps d'EPS, je pense. Ouais, éducation physique et sportive. Exactement. On t'est posé. En plus, vers la fin d'année, je fais que du foot. On te donne un ballon, même le prof, je pense. Il est à bout, il te donne un foot, ça s'appelle M. Pinault, son prof, je m'en souviens. Je m'en souviendrai. M. Pinault ? M. Pinault, qui avait fait un cursus aux Etats-Unis, ce prof-là. OK. Donc, il est venu avec MySET, très américain. Donc, il a fait la première année avec moi. Et moi, il me pose la question. Je suis assis, j'attends mon tour, t'as mon joueur entre équipes. Alors, tu fais quoi l'année prochaine ? Je lui dis, moi, l'année prochaine, je vais faire un...
8:24 Écoute, vente peut-être, comptabilité, tu sais. Donc, l'autre, elle a réussi à rentrer dans ma tête, quand même, tu vois. De me dire compta ou... Il me dit, OK, t'en es sûr, tu connais. Il me dit, pourquoi tu ne fais pas climatisation ? Je ne connais pas la climatisation. Je fais quoi, moi, dans la climatisation ? C'est quoi ? C'est le chantier, c'est tout ça. Je lui dis, non, détends-toi, tu vois. Et quand il m'a dit ça, ça m'a fait cling dans ma tête, tu vois. Je me suis dit, tiens, j'ai été voir. En école, on avait deux... Pourquoi il t'a lâché... Pourquoi tu ne faisais pas de la climatisation ? Un brut pour point, comme ça, il t'a lâché. Non, on parlait...
8:55 Ah ouais, tiens, il me dit quoi ? Il me dit, métier d'avenir, climatisation. Il m'a dit aux Etats-Unis, à 10 ans d'avance, tout est climatisé, les métros, les bureaux. Il n'y a rien de climatisé, on ne connaissait pas la clim. Moi, personnellement, je ne connaissais pas. Tu n'avais jamais vu de clim presque ? Non, je pense que j'ai dû voir des clims. Mais moi, chez moi, d'ailleurs, il n'y avait pas de clim. Je ne fréquentais pas les bureaux, vu mon âge. Donc, très peu. Ce n'est pas un métier auquel je m'y intéressais. Je ne connaissais même pas. Je sais que ça existe, la climatisation. Et donc, il me balançait. Il me dit, pourquoi tu ne ferais pas de clim ?
9:21 Écoute, ça serait... Donc, même lui, il n'avait aucune notion. Il ne connaissait pas les établissements. Donc, il ne pouvait limite pas me pistonner ou autre. Tu vois, m'orienter vers un établissement. Il me dit, écoute, renseigne-toi. J'étais me renseigner. En plus, à l'époque, il n'y avait pas d'Internet. Moi, je n'avais pas Internet ou autre. Donc, j'avais un prof principal qui s'appelait M. Carpentier, prof de mathématiques. Et c'est avec le prof principal que tu échangais, tu remplissais tes trois voeux. Je lui dis, j'ai envie de faire climatisation. Et ce prof-là connaissait le chef des travaux dans cet établissement. Ah, de Raspail. De Raspail.
9:56 Et ce chef des travaux, il s'appelait M. Defos. Et il me dit, il y a une porte ouverte, il faut que tu viennes. Ok. Je lui dis, ok. Je vais à la porte ouverte. Je vois l'établissement. Déjà, je vois l'établissement. J'étais dans un... J'avais fait un collège qui était ZEP. C'était où ton collège ? C'était sur Paris. C'était Paris ? C'était le 18e arrondissement. Donc, c'est pas les mêmes structures. Là, je me rends dans le 14e. Le lycée Raspail, il avait déménagé. C'était tout le nouveau établissement parce que maintenant, il est à Porte de Châtire. Mais avant, c'était Boulevard Raspail. Avant, c'était Boulevard Raspail. L'ancien lycée. Après, moi, je suis allé.
10:29 Au moment, ils avaient déménagé. Ça faisait deux ans que c'était dans le nouveau loco. J'arrive, un distributeur automatique, les boissons. Moi, j'avais vu que ça. Ah ouais ! Des casuilles américaines. Tu vois un peu le modèle américain. Je coupe l'épisode pendant deux secondes pour vous demander de vous abonner. Ça nous donne beaucoup de force et ça nous permet de ramener des invités prestigieux avec une belle expérience. Ça nous permet aussi d'augmenter nos moyens pour continuer ce projet en espérant que ça continue de vous inspirer. Et c'est bon, on retourne à l'épisode. Tu rentres dans les salles d'atelier, tu es dans tout ce qui est compresseur.
11:02 Là, c'était pendant la porte ouverte. Ça, c'était pendant la porte ouverte. Je vois l'établissement, il y a une présentation. Et mon prof me dit « Filme ! » Et donc, je reviens, je suis tout excité. Ah, je vais faire climatisation. L'Amérique, tu peux bosser partout. Les pays chauds, ça y est, ils t'embarquent dans le truc. Dans ma tête, ça y est, j'étais matrixé. J'ai fait vœu, Raspail. Et dans les établissements, si tu t'en souviens, tu avais Max P, en 1994. Moi, vu que j'habitais Paris, et tu avais Raspail. Je parle en contrôle continu, pas en alternance, parce qu'après l'alternance, tu avais Lort aussi Gambetta. Donc, je pose mes vœux. Je fais ma lettre de motivation.
11:42 Et je vais voir mon prof de mathématiques. Je lui dis « Voilà, je fais ma lettre de motivation. » Il me dit « Écoute, je vais en parler. Je vais présenter ton dossier pour qu'on puisse t'appuyer. » Ils m'ont accepté. Donc, j'arrive. J'arrive dans l'établissement. Donc, on commence en septembre. Et là, je vois. Ah ouais, ok. On commence la partie technique. J'étais pas... J'aimais bien tout ce qui était technique. Après, maintenant, j'ai fait mon premier stage. Et là, tu vois la réalité de la vie. Parce que tu sors de troisième, t'es un gamin, t'arrives en seconde, tu fais ton premier stage. Là, je passais plus le temps à passer le balai qu'autre chose.
12:19 Ou sinon, je restais dans les véhicules avec les dépanneurs à surveiller les pères Vanche. T'as rien, ça. Et le stagiaire, il fait un petit peu les boulots. Si tu tombes pas sur un bon tuteur,
12:28 Sans permis ni expérience : les refus à l'embauche
12:28 il t'explique pas grand-chose. Tu ramènes juste les outils. Tu ramènes les outils, exactement. Ouais. Ou la meilleure des choses que je faisais, c'est couper le PVC et le nettoyer, tu vois, le décaper. Et bavurer, ouais, tout ça. Exactement. Tu fais le chanfrein, tu fais... Je fais... Bon, je fais mon BEP, après, je fais mon bac. Là, je me rappelle, je dis, mais c'est pas un métier pour moi, ça. Je dis, mais jamais de la vie. Je vais passer ma vie de moi et être sur les chantiers. Là, je vois pas. Et mon père, mon père m'avait dit quoi ? Il m'abandonne pas ton métier. C'est un bon métier. Mon père m'avait dit ça. Et bon, je suis venu d'avoir le permis.
13:05 Je suis à 19 ans, à peu près. Et je fais un métier facile qui est quoi ? Je me retrouve à être chauffeur-livreur. Rien à voir, tu vois. J'ai abandonné la climatisation, un métier sur lequel j'avais acquis des connaissances. Ça peut être un théorique, un peu de pratique à travers des stages ou un peu de manipulation avec... J'abandonne tout. Je me mets livreur. Et là, maintenant, je vivais dans toute l'Europe. Je me retrouve à être livreur en mode un... Ah, je me suis en livreur, c'est même pas sur Paris ou... Ah non, non, je faisais du national et de l'Europe. Je montais en Belgique. Je partais sur... Je travaillais pour un gros groupe. Et après, c'était jusqu'à 2003, 2003.
13:43 Là, c'était l'année où ils ont mis tous les flash mobiles. Là, c'était 2002. Ils ont commencé. Il y en avait partout. Automatiquement, j'ai fait quoi ? J'ai perdu une perle. Je retourne à ce départ, donc rien du tout. Il n'y a rien qui avance. Je fais quoi ? Et il y avait un truc que je ne voulais pas faire, c'est faire de l'intérim. Moi, c'était un échec, intérim. Moi, non, intérim, ce n'est pas... J'avais une mauvaise image d'intérim. C'était précaire, quoi. Ah oui, c'était précaire. Non, moi, j'ai fait des études. Moi, j'ai eu un bac. OK. Je commence à chercher. Et là, mon pote, je me suis rendu compte que je n'arrivais pas à trouver du travail.
14:16 C'est vrai. Même dans la team ? Moi, je l'ai vécu. Moi, pour ma part, j'ai vécu. On me demandait de l'expérience. T'en as pas. Comment tu veux que je prenne de l'expérience si on ne me prend pas ? J'ai commencé à postuler. J'ai même eu des conversations téléphoniques. Je partais au Pôle emploi, je regardais les annonces. C'était les annonces. Je vais prendre une photo. Je partais à la cabine téléphonique. J'ai appelé. Oui, bonjour. Est-ce que... Un jour, il y a un gars qui m'a dit bonjour. Et je m'exprimais bien. Bonjour, monsieur. Je vais pas vous appeler suite à l'annonce que je peux vous rencontrer. Un jour, il y a un monsieur qui m'a dit OK.
14:47 Comment vous vous appelez ? Je lui dis bonjour, monsieur Bachari Yahia. C'est ce qu'il a osé me dire. Yahia, c'est... Vous êtes de quelle origine, monsieur ? Je lui dis, ah ouais. C'était en... Dans les années 2000, je m'en... Je me souviens de... 2003, 2004. Tu te souviens de la boîte ? Non, non. Même, je le dirais pas, tu vois. Peut-être c'était... Bon. Sans rancune. Ouais, sans rancune. Il n'y a rien du tout. Au contraire, t'as vu, ce genre de situation te donne le nerf. De la force. Ah ouais, te donne une force. Comme tu peux pas... Non, c'est ces trucs-là qui te donnent une vraie force. Tu vois, c'est les échecs. C'est tout ça. C'est tous ces trucs-là autour.
15:28 Et je rentre chez moi, je me dis, ah ouais, il m'a demandé mes... Même que je m'exprime bien. Tu me crois, j'ai déjà dit à une boîte, je suis prêt à travailler gratuitement trois ans. Et un patron, il m'avait dit, malheureusement, monsieur, j'ai pas le droit de faire ça. Et qui a joué le jeu. Il m'a dit, le poste a été pourvu dès qu'il m'a dit ça. J'étais un peu dègue. Monsieur, je suis prêt à travailler gratuitement pendant trois mois. Regardez ce que je vaux. Moi, c'était un échec rentrer à la maison, pas d'emploi. Tu vas faire quoi de tournée ? Il faut prendre des études. En plus, j'avais goûté plus ou moins tech en goût, plus ou moins l'argent.
15:58 J'avais travaillé au parlement. J'étais petit serre, j'étais livreur. Je me dis, non, c'est là ça. Et j'ai été m'inscrire à une boîte d'intérim. Manpower, tu vois, je le dis. C'est pas... Il y a une boîte d'intérim qui était connue dans le froid. C'est un rue Le Courbe. C'était pas eux. C'était une boîte d'intérim. Manpower. Je m'appelle. Je pose mon CV. Pas de réponse. Deux semaines, trois semaines. Là, j'ai appelé en mode rebelle. Oui, bonjour, je vous ai posé mon CV. Il y a des questions où vous posez des CV comme ça, vous vous rappelez pas. C'est un métier, en plus, émergent. Il y a beaucoup de demandes. Comment ça se fait ? Autant que je prenne mon CV et j'aille voir ailleurs.
16:33 Moi, j'étais comme ça. Comme si je voulais... Je voulais imposer... Tenté, ouais. Ouais, j'ai tenté. Et rassé-moi, après un jour, je suis là. Je suis dehors. Je reçois un appel. Bonjour. Bonjour, est-ce que vous voulez... Il y a une mission à ce que vous voulez prendre. C'est pour nettoyer des filtres. Oui. Je prends, je vais, je nettoie des filtres. Dans le CVC ? Ouais, dans le CVC. T'as eu une campagne de filtres l'été, pas un gros mainteneur. Donc, je vais, je nettoie les filtres sur les cassettes. Je reviens. La mission, on se termine. Pas de besoin. C'était vraiment...
17:05 Du taxi à 10 euros à la tour de la Défense
17:05 T'as eu, ils prenaient des stagiaires à travers l'été. Rebelote, une semaine, rien du tout. Je rappelle. Je trouvais ça normal. Je travaillais un... En deux jours, à la base, je suis censé faire des longues missions. OK. On me dit, bon, on vous rappellera. Un matin, il est 9h30 du matin. Je dormais encore, tu vois. Je reçois un appel, le téléphone il sonne. Je fais oui, allô ? Bonjour, un manpower au téléphone. On a besoin d'un technicien d'urgence. À 10h du matin, tour total à la défense. C'est pour des travaux, c'est pour une longue mission. Elle a dit ça, je t'ai content. Je me lève, je m'habille. À quelle heure il faut être là-bas ? Elle m'a dit, 10h, 10h30.
17:44 Ça ne revient pas. Une heure, une heure et demie, tu as tout cassé. Je m'habille, bam, bam. Je cours au centre-ville, à Vigneuve. J'arrive, je vois un taxi, dépose quelqu'un. Sinon, c'était mal desservi. À l'époque, à Vigneuve, il n'y avait pas le tram. C'était bus sur bus. Je vois un truc. J'ai 10 balles en poche. 10 euros. J'arrive, je vois le mec dans sa voiture, le taxi dépose. Je lui dis, bonjour, monsieur. Vous pouvez me déposer à la défense ? Mais je n'ai plus 10 euros. Il me dit, allez-y, c'est où ? Il me dit, c'est où ? La tour totale. Il accepte ? Il accepte ? Il me dit, allez-y, monter. Je n'avais plus de permis, moi, je n'avais pas eu mon permis de conduire.
18:21 Il m'emmène, je discute avec lui. C'est pour une mission d'intérim. C'était un vieux, c'était un ancien. Il dit, bon courage, fiston, ne lâche pas, tout ça. Je lui avais dit, j'avais perdu mon permis de conduire. Il a commencé à me donner, appelle cette association pour récupérer ton permis. Tu es une association qui a de les taxis. Donc, j'arrive, il me dépose sans le parvis parce que, je ne sais pas où c'est comme un beau gosse devant la tour. J'arrive. Bonjour, j'ai un grand tour à l'accueil, à la Défense. Oui, j'ai rendez-vous avec un, c'était la société Elio. Donc, j'arrive et le mec, il voit l'un à la queue après un prénom, il me dit, on va appeler le service.
19:00 C'était le service travaux d'Engie qui avait récupéré tout un, 10 niveaux pour rénover, pour un point de la rénovation sur le CVC. C'était du pneumatique du Honeywell. En gros, la régulation, c'était du pneumatique. Très, très rare, ça se fait quasiment. Je ne connais même pas. Exactement. La régulation, ce fait que du pneumatique, c'est plus de l'ELEC qui fait ça. C'est un vérin qui bouge pour ouvrir plus de débit, moins de débit dans des boîtes de détente. OK. Donc, j'arrive, chef de travaux, je suis rechargé d'affaires, à l'ancienne, brute. C'est toi, petit gars. Bonjour, monsieur. OK. Attends, viens, je t'explique. Il monte dans le chantier.
19:35 Tu vois, c'est le vrai chantier, la poussière, la laine de verre. C'est tout. Tous les corps de métier, électricien, les plaquistes. Il me dit, je t'explique. Là, il y avait un gars, il m'a planté. Et eux, en gros, si j'ai compris, ils ne s'appellent qu'à des intérimaires. C'est des travaux. Et le gars, il me sort les plans, il me dit, voilà, petit gars, je t'en montre un. Tu fais tout le reste tout seul. Chaque temps de semaine, on fait un débrief. Je fais cette mission. Boîte de détente, je règle au fur et à mesure. C'était quoi ? Tu faisais de la régule, là. C'était du réglage. En gros, je faisais du paramétrage par rapport à l'agencement des pièces.
20:11 En gros, il y a les cloisons qui bougent, donc automatiquement, les pièces s'agrandissent. Il fallait y avoir deux boîtes de détente. Il fallait y avoir les boîtes de détente. Ce n'est plus le même débit quand il n'y en avait qu'une seule et ainsi de suite. C'était du réglage. Avec des thermostats pneumatiques que je déplaçais, donc j'arrive, je fais le truc. Je prends le groupe parce que j'avais un bon manager. C'était... Ce gars-là ? C'était M. Bigot, exactement. Personne, tu vois. Ce gars-là, il me traitait vraiment comme son fils, comme il me parlait. Tous les jours quand il venait vendredi, allez, viens, on va prendre un verre. On descendait en bas à la brasserie, il me payait mon coca, je faisais le débrief et lui présenter ça au client à la réunion.
20:47 On avançait pendant six mois. Donc après, les travaux sont terminés. Donc là, eux, généralement, c'est des services travaux. Ils n'ont plus de besoin et il avait insisté, il avait appelé Elio pour m'embaucher. Là, j'étais qu'en intérim. Donc finalement, je suis revenu à la case d'intérim que je ne voulais pas de base. Moi, j'étais hors intérim. Finalement, c'est là où j'ai commencé à apprendre le métier. Et là, j'arrive, on arrive à la date de novembre. J'avais fait six mois à peu près avec M. Hugo. On s'arrête. Il me dit, écoute, je vais en parler à l'ARH et il y a un nouveau service qui s'appelle Le CRI chez Elio, c'est inconnu. C'est une boîte d'intérim interne.
21:29 En gros, ils ont leur propre technicien. t'es formaté chez eux. T'as toutes les formations. Habitat S. Élec, Abiligaz, Manip Frigo, t'as tout. Ils te forment aux outils de la boîte, aux PDA. C'était comme des gros smartphones qu'ils avaient à l'époque. Tu forment tout. Ils te donnent tout l'outillage, tout le package et eux, ils te mettent à disposition sur les sites quand il y a des besoins. T'as une plateforme qui s'appelait Le CRI. C'était le centre de ressources interne. Ça s'appelle Katia Volker. Elle m'a fait confiance. J'avais fait un petit entretien et elle a fini par me prendre dans son centre. Et là, j'arrive dans le centre. J'arrive dans le premier entretien.
22:11 Et là, je suis appelé par... Toujours pas le permis à ce moment-là ? Non, toujours pas le permis à ce moment-là. Katia Volker me dit écoute, il y a un entretien passé avec un responsable de site. Est-ce que tu te... Je vais voir
22:21 Monsieur Filtre, et la panne que personne ne trouvait
22:21 un responsable d'unité. Et là, ils m'ont employé pour faire quoi ? Pour faire que les filtres. Donc, mon rôle, c'était de nettoyer que les filtres. C'est un métier, quand tu as fait des études en clim, c'est un métier ingrat. À l'imite, je me retrouve comme le petit stagiaire qui nettoie les filtres. Et t'acceptes ? Et oui, j'acceptais. Moi, il n'y avait pas de sous-métier. J'étais prêt à commencer de m'en bas. Et même, c'est aussi pour le rendre à mes parents. Ton père, les parents, ils te voient tourner ou rien foutre. Ça, c'est hors de question. Quand je pars le matin, je reviens le soir. C'est cette fatigue du travail. Mais même, je pense, chaque parent est fier de son fils quand il le voit travailler, peu importe le métier, le voir zoner, dormir à pas d'heure.
23:03 Non. Donc, j'accepte et je commence. Donc, je m'occupais de tout. Il y avait mes collègues et moi, je m'occupais de tout leur site pour remplacer leur filtre. Donc, moi, je ne faisais que le boulot du monsieur filtre. J'ai commencé à remplacer du filtre. Un, deux, trois, deux mois. C'était un ventilo-convecteur. Un ventilo-convecteur, elle avait cent et quelques. La fois, je me bats avec mon escabeau. Les CTA, les filtres à médias, on appelle ça du média. Tu prédécouper et tu rentrais dans une grille en ferraille. Les CTA, j'en faisais. Je connais toutes les références de filtre. Je ne les connaissais pas. On dirait vraiment, j'ai commencé en bas de l'échelle, mais je ne peux pas être plus bas.
23:40 Et tu changeais les courroies. Après, exactement, quand j'étais upgradé, je changeais les courroies. Je commençais à comprendre. La courroie, tu regardais la tête, la courroie, tu retendais ta courroie. J'ai commencé à comprendre. Parfois, je partais aider les collègues quand il fallait remplacer un ventilo, quand il fallait remplacer une pièce. Et l'avantage avec Elio, c'est une très, très bonne école. Elio, aujourd'hui, qui s'appelle Engie, qui est devenu Cofélie, Cofélie, qui est devenu Engie. Et maintenant, écoense, je crois, non ? C'est écoense, je ne sais pas. Elio, c'est une bonne école parce que je faisais vraiment du CVC. Parce que moi, à l'école à Raspail, j'ai appris que le métier du froid.
24:17 Elio, j'ai aussi un très bon responsable. C'est José Carlin, qui m'a fait confiance. Donc, il me mettait en binôme avec des techniciens, parfois, pour les aider à porter, pour les aider. Entre-temps, j'apprenais indirectement. Et tu avais des formations à l'interne aussi ? Exactement. Tu pouvais faire la demande de formation à l'interne. Mais au début, je n'avais pas de formation à l'interne. Je faisais du filtre. Et un jour, il y a un nouveau responsable qui vient qui s'appelle Asencaï. Il vient me voir. Il y a un technicien qui va en congé. Ça faisait un an, à peu près entre 9 et 1 an que je changeais du filtre. Je commençais à connaître tout le principe d'une installation.
24:50 J'avais acquis des choses à l'école, mine de rien, tu ne les perds pas. Comment tu lis un schéma de commande, un schéma de puissance ? Il y avait de la notion. Un circuit frigo que je connaissais par cœur. Il y avait un technicien qui était malade. Et bien, avant, on avait des smartphones qui s'ouvraient. On recevait nos demandes d'intervention. Moi, vu que je faisais du filtre, je n'avais pas de smartphone. Et là, mon responsable, entre-temps, j'avais repris mon permis. Et j'avais ce responsable qui était venu, qui était lui, c'était le responsable CVC. Et il se retrouve un peu à dispatcher les appartements, les immeubles de mon collègue qui était absent.
25:28 Il se retrouve à les dispatcher sur les autres techniciens. Mais ça faisait beaucoup. Il me voit arriver. Vous savez, je suis dans ma routine, je changeais des filtres. Il me dit, viens voir. Il me dit, tiens, le téléphone, je ne sais pas, c'est le téléphone de monsieur Antel qui a un arrêt maladie jusqu'à je ne sais pas quand. C'est toi qui vas assurer les dépannages. Donc là, c'était un gros upgrade. C'était un upgrade. Ah ouais, moi, OK. Il me donne, donc, je prends le package, la bagnole aussi. T'es content, t'es technicien, tu viens d'avoir la bagnole. Là, c'était au max. Je ne touchais plus le sol. Il me donne la bagnole, il me donne le téléphone.
26:08 On gérait pas mal de sites, c'est soit ville peinte, dans une zone d'activité. Je commence. Et tu sais quoi, il y a une cliente, je suis rentré. Et la personne que j'avais remplacée, c'était un ancien, une personne d'un certain âge, tu vois, qui s'approchait de la retraite. Automatiquement, plus d'expérience, meilleur tchat auprès du client, une habitude, petit jeune d'une vingtaine d'années, qui fait du filtre, on va arriver dans un micro pour faire les filtres. Là, j'arrive. C'est une entreprise, je fais bonjour, madame, c'est pour le problème. Non, ça fonctionne pas, monsieur est déjà passé, votre collègue est déjà passé, c'est un problème.
26:45 Est-ce que je peux me permettre quand même de regarder ? Vous allez perdre votre temps, vraiment, clairement, la meuf a fait ça. En mon escabeau, la panne, j'étais content, feu d'artifice. Je voulais juste descendre pour lui faire fermer sa bouche. C'est vrai que c'est un plaisir de trouver une panne. Là, aujourd'hui, il y a l'IA, il y a Internet, il y a les forums, les groupes. Il n'y avait rien, rien de tout ça. Il fallait débrouillir. Un schéma, quand tu trouves un schéma, au mieux, tu avais tes collègues avec un peu d'expérience, tu peux appeler, il peut t'orienter, mais lui aussi, ça y a l'air. Il ne te répond pas, il te dit, vas-y, essaie de le faire ça, rappelle-moi.
27:25 Il n'y avait pas WhatsApp avec les photos. Il n'y avait pas WhatsApp, il n'y avait rien. On est tout à l'écran monochrome. On est d'accord, on t'aille les téléphones. Je trouve la panne. Je descends. Je descends, je fais. Vous pouvez tester, madame. Ça sauve du froid. C'était des poutres froides. Ah, je t'ai. C'était quoi la panne, t'as soumis ? C'était un triac qui restait bloqué en chaud. Tu vois ? Donc la résistance, elle tournait tout le temps en été et ça chauffait tout le temps. Donc ça annulait le froid qui sortait. Tu avais du froid et du chaud et vu que c'est des résistances, je ne sais pas combien. Donc je règle le truc. J'étais content.
28:00 Ça fonctionne, madame. Au revoir. Je ne sais même pas si elle m'a remerciée ou autre. Je ne m'en souviens plus. En gros, je t'ai connu dans la tête. Allez, vas-y, dis. Ce que c'est, tu venais de marquer un but. Non, non, un lit de chambre, c'est la finale. Et je repars. Mon chef, c'est bon, c'est réglé de ça. Et mon chef, ils ont su me faire confiance. Il m'a fait confiance. Après, j'ai commencé à prendre de l'assurance. J'avais repris le portefeuille. Ils ont redispatché après les immeubles sur les techniciens en matéguant dedans. Moi aussi, après, ils avaient recruté quelqu'un qui était venu faire du filtre. Maintenant, c'était les stagiaires qui ont recruté les travailleurs d'été, travailleurs saisonniers.
28:39 Donc, c'était maintenant qu'ils venaient faire les fils. Moi, je me disais, fais les fils là. J'avais mes sites, j'avais mes clients. J'étais plus ou moins apprécié des clients. Donc, tout le temps, je communiquais. même quand tu ne trouves pas la panne ou autre, il ne faut pas laisser un client sans réponse. C'est la pire des choses. Il faut lui dire, écoute, il y a ça, ça, ça. J'ai réussi, je n'ai pas réussi. On va tester ça, ça, ça. C'est vrai, tu ne passes pas ta vie aussi à tester pendant un mois. Le pauvre, il n'y a toujours pas de clim. Mais les clients, je m'entendais bien avec eux. Donc, de là, je suis parti nettoyer les fils. Je serai un technicien.
29:16 On m'avait fait confiance, on m'avait donné le poste d'un responsable de site adjoint. Mais après, j'avais cette fibre, cette fibre où il fallait que je crée un truc. Il fallait tout le temps, tout le temps, je me dis, ouais, je vais tenter, essayer, ça y est. En plus, j'ai pris de l'expérience maintenant. Le métier, je le connaissais. Et la première entreprise qui m'a fait confiance quand je me suis mis,
29:36 Première boîte : dix salariés, quatre ans, puis la revente
29:37 moi, j'ai arrêté de travailler vendredi. Le lundi, j'avais du travail. C'est-à-dire, j'avais parlé à mes responsables. Attends, parce que là, ce que tu me dis, c'est que tu as quitté au moment près, exactement. J'ai fait 7 ans, 8 ans à peu près, chez eux. Quand même. Oui, exactement. Du début, de M. Fils, du centre du CRI, où j'étais adjoint au responsable de site. OK. Donc, après, quand j'ai décidé de me mettre à mon compte, j'ai réussi à avoir du boulot pour le lendemain. Donc, c'était mon ancien responsable, le CCO, on l'appelait ça, le chef de centre opérationnel. il avait des difficultés sur un site et il m'a demandé si je pouvais leur vendre de la présence.
30:26 En gros, faire de la maintenance pour eux. En gros, je me suis transformé en CRI, mais à mon compte. tu étais en sous-traitant. Exactement. Mais en mode, je vendais que de l'AMO. Donc, en gros, comme si, au lieu de solliciter une boîte d'intérim, ils me sollicitaient moi. Donc, ça m'a permis de rentrer dans le rail, dans le milieu de l'entrepreneuriat. Oui, tu avais déjà un client, tu es rentré. J'avais un client. Après, je partais, je ne suis pas hebdomadaire, je couvrais quelques jours. Quand ils avaient des besoins, ils me contactaient. Entre temps, il m'a fallait que... Que tu trouves d'autres clients. D'autres clients. Là, c'est un autre parcours.
30:58 J'étais jeune, j'avais 27 ans. 26-27 ans. Des clients, ils me voyaient arriver, ils ne font pas confiance. Et j'ai réussi à avoir des grands noms, des boîtes en 440, en contrat de maintenance. À 27 ans ? À 27 ans. Je peux te le dire, j'ai eu l'un des sièges de DHR qui nous ont fait confiance. J'avais pris un contrat d'FM. Mais on vient d'arriver, je viens de monter ma boîte. Tu prends tout et n'importe quoi. Le but, c'est de vivre. Moi, je n'ai pas... je n'étais pas au chômage ou autre. J'ai fait un congé sabbatique quand j'ai créé. Pendant un an, renouvelable une fois, tu es à droit. Donc, c'était qui te double. Je viens de me marrer avec mon épouse.
31:39 Mon épouse, qui était encore à l'université où elle faisait une école de commerce. Elle faisait une école de commerce, donc, je n'avais pas le droit à l'erreur. En sens, j'ai un loyer tous les mois. Les charges. Donc, j'étais obligé d'essayer. J'avais une boule, j'avais un peu d'économie. Mais si je te dis, les économies que j'avais de côté, c'est peanuts. Parce que quand j'ai monté ma boîte, il fallait acheter une voiture, des outils. J'ai monté des clients, du porte-à-porte. J'avais pris une nana qui faisait de la téléprospection. Elle a appelé, elle a réussi à m'avoir un truc, un hôtel. Mais non. Je voulais avoir un hôtel. Avec de la téléprospection.
32:17 Exactement. Après, j'ai été faire un relevé, j'étais compétitif. Au début, l'hôtel m'a quand même testé. C'était la crame qui était là-bas. Ils m'ont testé. On a fait des... Je connais pas. La crame qui est dans toutes les exploitations. C'est R.A.M. Donc, on a fait la... J'ai dû faire deux, trois dépannages pour eux. Ils m'avaient challengé au niveau de la crame, au niveau d'offre. Et après, ils m'ont carrément remis. C'est un hôtel trois étoiles. Ils m'ont remis un hôtel, deux hôtels. J'ai commencé à faire un petit bonhomme de chemin. J'ai commencé à s'agrandir. J'ai connu les problèmes du... des salariés. Des salariés qui sont honnêtes. Il y a des salariés qui sont mal honnêtes.
32:56 De toute façon, le monde est comme ça. Il n'y a pas que des gens honnêtes. On a tous des qualités, des défauts. J'ai tout eu. J'ai eu des salariés qui me tapaient du carburant. Tu sais, je ne dors pas. Tu fais les trucs origines ? Non, mais le technicien qui fait du blague avec ton véhicule. Après, ça, c'est le jeu. Il y a un équilibre. Il ne faut pas... Ou le technicien, le malade imaginaire. Tous les lundis matins, il est malade. Et toi, quand tu es entrepreneur, surtout quand tu commences à t'agrandir, automatiquement, tu places des plannings et tu places des rendez-vous et une petite structure. Tu ne peux pas planter les clients. Donc, moi, je me retrouve à faire quoi ?
33:36 Donc, le guide-plan le matin, je me retrouve à aller récupérer son véhicule, aller faire son rendez-vous, son dépannage ou son installation, revenir le soir, tu décales. Grosso que toi, tu ne fais pas la journée, tu le refais le soir. Tes journées, elles se multiplient. J'appelle ça les doubles journées de travail. Oui, t'es gentil, parfois, c'est du trip. Comme je t'ai dit, on a déjà dormi sur des tubes. Donc là, tu commences à recruter ? Je commençais à recruter, ça, c'était dans la première structure. Parce que là, on est revenu, finalement, on a refait ma chénarie, on est revenu au tout début. Donc ça, c'est la boîte, rappelle-moi. MTIDF. MTIDF, ouais.
34:11 On a commencé à recruter. Quand tu dis, t'étais tout seul au début ? Au début, j'étais tout seul. Après, il y a eu un associé qui s'est associé à moi. Sur MTIDF ? Sur MTIDF, qui gérait la partie admin, beaucoup plus d'expérience aussi, technique. et très bon techniquement, qui était beaucoup plus âgé que moi. On a commencé avec toi. Au début, j'avais recruté tout seul avant qu'il me rejoigne. J'ai fait à peu près deux ans au moins. Tout seul ? Deux ans, un an et demi, deux ans tout seul. Mais après, j'avais recruté. Au bout de huit, neuf mois, j'ai commencé à recruter un technicien. Après, finalement, ce technicien, ça ne savait pas l'affaire, tu en reprends un autre.
34:48 Tu n'as pas le luxe d'avoir une assistante. C'est un luxe, ça aujourd'hui, pour les petites boîtes. Et tu vois très bien. Le bureau, au début, le bureau, c'était chez moi, sur ma table à manger. Il y avait mon imprimante sur le côté, tous mes dossiers qui étaient classés avec mes devis. Donc là, j'ai commencé avec un bureau de onze mètres carrés ou neuf mètres carrés dans une pépinière d'entreprise. Donc là, quand j'ai pris le bureau, là, ça y est, j'étais top. Le bureau, c'est-à-dire, tu avais créé une séparation entre ton foyer et ton travail. J'ai su le diviser. Mais là aussi, il y a un cercle vicieux. Tu commences à passer plus de temps au bureau.
35:26 Là, je rentre à 23. À la limite, le bureau, ça devient ta première maison. J'ai vécu ça aussi. Tu l'as vécu, tu vois. Ça veut dire, au lieu de passer avec qu'avance, ton épouse, elle te voit avoir une présence humaine. L'esprit n'est pas là, mais elle a présence, tu vois. Mais là, elle ne te voit plus du tout. Le boulot. Parfois, tu dois passer au bureau avant, avant d'aller sur le chantier. Et j'ai été œuvrant. Moi, j'ai été œuvrant pendant, jusqu'à là, il y a les dernières interventions, pendant le Covid. Encore, j'étais encore un peu devant. Donc, quand tu regardes, il y a eu, je ne sais pas combien d'années de vente sur le terrain. Mais par contre, je pense aussi les équipes aujourd'hui, ça leur fait plaisir d'avoir des sachants en face d'eux.
36:07 Et même les clients. On n'est pas des gestionnaires, on ne sait pas gérer que des chiffres. On a appris les chiffres après. Ça peut être même avec mes associés. Mais on est basé du technique. Donc, un technicien, quand tu sais que quand il est dans une galère, tu te rends compte dans la galère dans laquelle il est. Parce que demain, tu chiffres, la pose, on va prendre un truc simple, un monosplit. Le client, il peut voir ça très facile. Et c'est vrai, parfois, ça peut être facile. Tu passes d'une pièce à une autre, un dos à dos, autre. Parfois, quand le pauvre technicien t'a chargé d'affaires qui vient faire un relevé, ouais, c'est bon, tu fais une heure.
36:41 Et le mec, tu vas mettre une journée pour faire l'installation. Et après, la seconde pour en tirer au vide sous azote. Mais le pauvre technicien, quand il vient, finalement, il a posé son split. Il ne peut pas. Il y a une poutre. Il ne peut pas passer les liaisons. Tout change. Tu vois, ça, quand le technicien nous appelle, aujourd'hui, moi, les têtes, ça ne m'appelle plus trop. Mais quand ils appellent, on sait de quoi le technicien parle. Il y a aussi un truc qui est bien, c'est qu'on sait le technicien aussi quand il travaille. Il ne travaille pas. Tu sais combien de temps tu vas mettre, tu as les aléas, quand il va te dire oui, il y a ça et ça.
37:13 Les associés, et Riva Group en trois pôles
37:13 Oui, mais passe par là, fais ça, fais ci. Cette panne, pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu n'es pas passé par cette étape de diagnostic avant de passer par une autre ? Donc, voilà. Donc, ça, c'est le bagage qu'on a eu, l'expérience de la vie. Et tu peux me parler de cette première association ? Première association ? Comment tu l'as rencontré, l'associé ? Comment tu décides de t'associer ? L'associé, comme je t'ai dit, un jour, on est là, je lui dis, écoute, moi, tu peux bien faire. Mais tu étais en train de recruter ? Non, on va parler de Riva Group. Riva Group, on est là. On se connaissait, mais on m'as associé. On a des liens familiaux. Éloigné, mais on a des liens familiaux.
37:54 Et de temps en temps, ils me rendaient service. Ils ne me rendaient pas du tout manuel. J'ai un contrôleur de gestion, milieu bancaire, mais il avait cette façon de manager relationnel. Il a un relationnel. Donc, on discute souvent, il me voit dans mes galères. Je lui dis, je lui dis, pour remplacer un ballon, tu as deux minutes, tu viens m'aider, pose un ballon, ok. Une fois, deux fois, il m'a accompagné quelques fois. On s'entend bien, souvent ensemble. Et je lui dis, écoute, il y a une opportunité, est-ce que ça t'intéresse ? Aussi, il prenait un grand risque, parce que c'était un cadre, un dynamique, avec un certain salaire, une certaine sécurité.
38:32 Là, on se rejette encore, on arrive à groupe. Je lui dis, par contre, moi, la partie technique, tu peux compter sur moi. Mais partie manager, je ne veux pas entendre parler. Maintenant, on parle de MT... Non, on parle de Riva Group. Moi, je te parlais de MT-IDF. MT-IDF, mon ancien associé, c'était, on travaillait ensemble. Je suis venu le voir, je lui avais dit, est-ce que ça t'intéresserait de me rejoindre au sein de MT-IDF ? Il y a quelque chose à faire, il le savait. C'était une sorte de compagnon au début. Exactement, c'était un compagnon, je tenais le sérieux, et c'est de là où... Ok, ok. Mais c'est toi qui l'avais sollicité. Tout à fait.
39:04 On parlait aussi, même de l'anecdote aussi de la vente. Quand j'ai voulu sortir de MT-IDF, pourquoi je voulais sortir ? Parce que j'étais fatigué, les jeunes, il y avait la jeunesse, les 10 salariés, ils m'ont usé. Ça a duré combien de temps, MT-IDF ? Non, pour moi, elle a duré 4 ans. Ok. C'était ma première... Je me suis dit, ah non, je ne vais pas rester. Ils m'ont vendu dingue. Je t'ai dit, ben, vol de carburant. Et tu sais, quand tu es à ta première boîte, quand tu es jeune, tu ne sais pas faire la part des choses. Oui, c'est personnel. C'est personnel. Le mec, il m'a volé moi directement. C'était comme s'il m'avait cambriolé. Tu trouves, le cambrioleur, il est chez toi en train de prendre un...
39:39 Moi, je pense que c'est un peu pareil, mais... Ouais, mais quand tu es jeune, là aujourd'hui, je le vis différemment. Là, je le vis différemment. Là, on a vécu un cambriolage au sein de mon bureau, il y a une semaine. Ça te fait chier, mais tu passes à autre chose. Tu relativises. Là, je te fais relativiser. Mais quand tu es petit, quand tu es jeune, là, je ne te fais pas relativiser. C'est on-off dans ton cerveau, tu vois. Il n'y a pas de variateur, tu vois. C'est on-off. Donc moi, ça m'avait fatigué. Je vois aussi, je m'étais marré ça faisait 4 ans, à peu près, et je n'avais pas de vie de famille. Donc, je n'ai pas voulu céder la boîte à n'importe qui.
40:16 J'en ai parlé à mon associé et on avait un ami en commun avec cet associé qui était du notre secteur d'activité. Je lui ai demandé s'il voulait reprendre mes parts. Je n'ai pas vendu pour faire de la plus-value, rien à voir. Je voulais vraiment sortir la tête haute, tranquille, donc je suis sorti. Et ton associé, il est resté lui ? Oui, tout à fait. Aujourd'hui, ils sont toujours là, pas à la même échelle, mais ils ont moins de salariés que nous, mais ils sont toujours là, ils travaillent. Donc après, entre-temps, j'ai fait d'autres choses, histoire d'arriver ce qui arrive à groupe. Et là, j'étais avec mon beau-frère. Donc lui, il m'a accompagné de temps en temps sur MTDF.
40:56 Donc on était plus ou moins ensemble. Et il me dit quoi ? Je lui dis, est-ce que ça t'intéresse de se mettre ensemble ? Il y a une opportunité, mais je lui dis, moi par contre, je ne parle pas aux techniciens. J'ai été traumatisé parce que tu étais jeune. Tu fais ce qui est. Ouais, moi je t'apprends le métier. Tu as du temps. La patience. Je lui dis, ce ne sont pas les bureaux. Là, c'est fini le costard. Mais toi, malgré que ça t'avait usé, tu étais prêt à te relancer à la condition ? Différemment. Ouais. Tu me donnes... J'étais un tech dans ma tête, dans mon esprit. Je fais mes horaires. Tes outils, tes chantiers. j'ai régles mes problèmes. Un peu de relations clients.
41:41 Parce qu'on avait de bons rapports avec la clientèle. Il me dit, vas-y, ok. On commence. Et on commence, mais on a commencé par un autre secteur d'activité. Une niche. C'était les contrôles des disconnecteurs. Ok. Donc, les contrôles des disconnecteurs. Et c'est là où l'un de mes associés, le premier associé, je lui ai dit, va faire la formation. Il connaissait à peine les diamètres de tuyauterie. Et c'est très simple. Aujourd'hui, un contrôle des disconnecteurs, c'est un clapet anti-retour. Il faut savoir le contrôler avec une machine. Tu mets une machine dedans. Et pour regarder les pressions en amont, en aval, est-ce qu'il est apte, pas apte ?
42:19 Quelle est la pièce à remplacer à l'intérieur ? Et c'est quelqu'un qui est autodidactique. Il comprend très vite. On se foutait de lui. Quand il faisait les premiers joints de filasse, tu sais, il faisait ça avec de la... Il était minutieux. Tu vois, un joint de filasse, c'est brut. Tu prends du col mat, tu balances, tac, tac. Et lui, il faisait ça avec les petits doigts fins, tout ça. Je dis, pour faire autant de joints de filasse, on faisait des robinets de radiateur. Tu vas mettre combien de temps ? Il est brut. Plus il y en a, plus ça passe, plus c'est étanche. Il était dans l'esthétique. Il se voit même pas, on est dans des caves, parfois, quand on faisait les pieds de colonne.
42:54 Donc, on commence. Donc, on commence, un client, toujours dans le B2B. Que du contrôle de disconnecteur ? Contrôle de disconnecteur. Mais je connaissais le milieu du contrôle de disconnecteur, on rentrait dans des chaufferies. Là, la boîte, elle s'appelait Riva, déjà ? Elle s'appelait SES. Ah, SES. Solvant, énergie, solution. Ne me demande pas le nom, c'est quoi, mais moi, solvant, c'est un nom qui était disponible, on a pris. On a commencé, un client, deux clients, on contrôle de disconnect, on travaille beaucoup avec les exploitants. Deux, trois. Et parfois, on arrivait sur des chaufferies, il y avait des problèmes, j'entends des techniciens parlant entre eux, je lui dis, mais non, c'est ça ton problème, regarde, détarte ton corps de chauffe, c'est pour ça, t'as un problème de débit, plein de conneries, attends, si t'es plein, c'est ton flotteur, mais tu sais faire.
43:40 Et pour aujourd'hui, parfois, quand tu vas dans le milieu de la maintenance, parfois, il y en a, ils sont pas, c'est pas les anciens, un ancien chauffagiste, quand il rentrait dans une chaufferie, quand il rentre au bruit, il sait où est le problème. Et moi, je lui dis, vous savez faire, ben faites un devis, un devis, deux devis, trois, quatre, cinq. Et tu remets un pied dans le chauffage. On remet un pied dans le chauffage. Chauffage, après, eau glacée, la clim, on va rentrer dedans, ça commence à prendre une tournure, commence à faire du chiffre. Ça a pris très vite, parce qu'il y avait de l'expérience, il y avait, je grattais plus pour rien à faire 15 000 devis, des clients qui te font faire 15 000 devis et tu sers de lièvre, ça aussi, il y en a, on voit aussi ce côté-là.
44:19 Mais là, c'était des devis de qualité. Quand on faisait un truc, on savait plus ou moins qu'on allait l'avoir, il y avait une meilleure confiance. Donc, et là, un, deux, trois, quatre, ça commence à grandir. Après, on avait une toute petite camionnette, on a acheté la camionnette à manger pour rentrer les tubes, pour ne pas les couper. Donc, un, deux, ça commence à tourner, trois salariés, exactement, trois salariés. Ça commence à prendre. En 2020, 2020, avant Covid, à quatre ans, on est, il me semble, à peu près, 12, 13 salariés. 12, 13 salariés. Et combien d'associés ? Là, on n'est que deux. OK. On n'est que deux. Mon associé, Walid, donc lui, il gère, il gère tout ce qui est partie un peu, gestion de l'entreprise.
45:10 C'est un ancien contrôleur de gestion. Donc lui, les chiffres, tout ça, ça lui parle. La gestion, beaucoup plus organisée, tout est sur Excel. Nous, beaucoup plus chantier, tout est dans la tête, peut-être, tu n'oublies rien pour faire le début pour un tel, pour un tel. Donc là, on a que ça, ça commence, la boîte prend forme. Commence 2020, on arrive à un, je suis là, c'était plus ou moins pendant les fêtes. Et il me semble, c'est mon, un ami d'enfance à qui j'ai fait Raspail. On était plus ou moins en contact, parce que lui, il était station technique, des gros constructeurs. C'était Tran, Toshiba, Clima Veneta, tous les grands noms aujourd'hui du groupe de glacés.
45:55 Ça, c'est le technique. C'est lui qui fait les mises en service pour un, je l'appelle lui. Eux, ils étaient deux ou trois, il avait un salarié et un apprenti avec lui. Et je l'appelle, le monde de l'artisan, lui, c'est vraiment le côté artisan. Je l'appelle, il m'appelle pour les fêtes, il en avait, il en avait plein les, plein la casquette. Eh, mais ça va, tu vois, non, mélangeons les marques, tout ça. Ouais, tout ça. Mais vous faites deux chiffres, moi, Julien, vous êtes tant, super, tout ça. Et moi, c'est vraiment, c'est un ami d'enfance. Julien, on était ensemble, on a fait, on a fait toutes les bêtises de l'ISÉ quand on était ensemble. Donc, vous étiez resté en relation ?
46:33 Ouais, en relation, et bien moi, je suis sous-traité parfois du travail. Parfois, il venait me filer un coup de main, il y a des choses qu'on ne savait pas faire ou lui, il savait faire ou on avait trop d'activités ou parfois, lui, quand il avait d'activités ou parfois, il n'avait pas le staff nécessaire, on était une dizaine. Quand il n'avait pas le staff nécessaire, il nous donnait des opérations, on l'accompagnait dans ses opérations, c'était un partenariat. Et là, il m'appelle et moi, je lui tends la perche. je lui dis, eh Julien, ça ne t'intéresse pas de nous rejoindre ? Ouais, tu me prends chaud ? Ouais, je ne sais pas, vas-y, on en discute, je passerai au bureau, on en discutera, je ne sais pas.
47:08 Et lui, c'était lui qui faisait ses devis, il était dans mon monde d'avant, celui que j'avais commencé en 2011. Celui qui t'avait fait quitter, même. Celui qui t'avait fait quitter, lui, il a tenu, il faisait son chiffre, toujours dans son camion, le samedi, c'était les devis. Je lui dis, viens, après, une association, c'est compliqué, demain, il sait ce qu'il quitte, mais ce n'est pas avec qui il va s'associer, peut-être que ça va mal se passer. Et aujourd'hui, il y a plein d'associés qui se quittent pour de l'argent. Pour plein de raisons. Pour plein de raisons. Lui, il en fait plus que moi. Souvent, c'est un désalignement. Exactement. Tu vois, quand il rentre chez lui, sa femme, peut-être, elle lui lance dans l'oreille, lui, il est en vacances.
47:48 Elle plante une graine. Elle plante une graine et ça pousse. Et lui, il t'envoie ses photos de vacances. Et lui, il me dit, vas-y, on en reparle. On se voit, on en parle. Voilà, voilà, t'as fait tant de chiffres. Voilà ce qu'on vise. Voilà comment on vise l'entreprise. On avait une assistante, nous. On était onze. On avait une assistante, on était passé au cap. Il me dit, il réfléchit. Bien avant le Covid, il a commencé avec nous en janvier. Il m'avait appelé deux mois. C'était avant les fêtes. Je lui ai dit, les fêtes, mais pendant les fêtes, on était en discussion en fin d'année. Et après, il me dit, comment je commence en janvier ? Je garde mon activité en parallèle.
48:28 Comme ça. Le but, c'était aussi, t'as vu, qu'il nous accompagne. S'il a des clients, s'il nous rejoint, ses clients rejoignent l'entreprise ou autre, finalement. Ses clients, ils ne nous ont même pas su, pour la majorité, il n'y a quasi pas de clients qui nous ont su. Et je viens nous rejoindre. Et là, il y a une force technique, je viens aussi, qui est très bon techniquement. L'ancien du terrain. Avant, il n'y avait que moi sur la partie. Mais ses employés, ils vous ont rejoint aussi ? Il y a un salarié à lui qui nous a rejoint, qui est aujourd'hui encore avec nous. Il fait partie des bons éléments. Ok. Il a évolué, qui est là avec nous. Et là, Julien, il nous rejoint.
49:02 Bon, Julien, il vient, son salarié, ses deux salariés qui viennent, il y avait un apprenti. Après, l'apprenti, il a fini après son contrat. il n'a pas renouvelé ou il est passé dans une autre entité. Il a continué ou il est reparti dans une autre entité. Je ne me rappelle plus. On a eu tellement de monde à temps qu'il vient. Et il me dit quoi ? On commence en 2020, 2021. Là, nos chiffres, ils font que on prend, je ne sais pas combien de pourcents tous les ans. Les salariés aussi, ça va de soi. Je commence à chercher. On est là. j'essaie de toujours dans le développement, voir, essayer d'anticiper. Parce que toi, ton ambition, c'est de faire grossir la boîte.
49:41 Tu peux en parler d'ailleurs, ton ambition ? Si, on a une ambition, on aimerait bien atteindre les 100 salariés en 2030. OK. Donc, aujourd'hui, c'est vraiment, là, on vit la crise, donc on verra, mais on a une ambition, on la garde. Mes collaborateurs me suivent et mes associés dans cette ambition qu'on fait nos points. On est sur les mêmes phases. OK. Et là, maintenant, il y a le quatrième associé. Lui, il me semble, c'est 2022-2023. Le quatrième associé, ami d'enfance depuis l'âge de 5 ans. OK. Donc, avant même Julien. Avant Julien, lui, c'était avec lui en maternelle. En maternelle, quand il était en primaire, donc lui, il avait son petit frère.
50:21 Moi, j'avais mon petit frère du même âge. Donc, on est vraiment, tu vois, on a grandi au même endroit. On s'est perdu de vue. Et moi et lui, on s'est croisés où ? Chez Elio. Cet associé, je n'en ai pas parlé parce que c'était un ami lambda. Et là, cet ami, un jour, il m'appelle. Il était responsable de site, lui, chez Elio. Et moi, quand j'avais ma boîte, je l'ai dragué dans le sens, il n'y a pas du boulot, il n'y a pas un truc. Ah, pour qu'il te donne du travail ? Il donne du travail, il était responsable de site. Ouais. Il ne m'a jamais donné de travail. Non. Aujourd'hui, il nous écoute. Il n'a jamais donné quoi que ce soit. Après, c'est le jeu.
50:56 Après, je pense qu'il avait ses sous-traitants ou ses responsables, il y avait ses sous-traitants qui étaient imposés ou autres. C'est le jeu. Et Stassocela, il a monté aussi, il est intégrateur dans le domaine de la GTB. Ah, il a quitté Elio ? Lui, entre-temps, il a quitté Elio. Avant qu'il quittait Elio, il était venu me voir. Il m'a dit, qu'est-ce que tu en penses, je vais faire ça. Je lui ai dit, ouais, il vaut mieux le faire, il vaut mieux pas avoir de regrets. Est-ce que, attends, le proverbe, c'est quoi ? Il vaut mieux avoir des remords et pas de regrets. Je sais plus. Pas de regrets, tu vois, dans le sens. Et il me dit ça, je lui dis, non, essaye, si on peut te donner un coup de pouce.
51:29 Je lui dis, écoute, il y a nos bureaux, ils sont là, tu veux venir t'installer dans nos bureaux, gratuitement, gracieusement, tu viens, besoin de faire des devis. Parce que c'était un retard. C'était un ami, dans le sens. Et si tu peux aider, tu vois, moi au début, j'ai eu Jean-Louis qui m'a aidé. Jean-Louis, j'ai mon prof qui m'a aidé, c'est grâce à mes profs. C'est qui Jean-Louis ? Jean-Louis Bigot, c'est le gars d'EG, d'Elio, le responsable de travaux qui m'a fait bosser chez Total. Il m'a donné un coup de pouce. Il m'a poussé pour être au cri chez Elio. Donc, tu vois, on est toujours redevable, tu vois. Donc, si tu peux aider, tu renvoies l'ascenseur.
52:02 Tu renvoies l'ascenseur. Donc, le gars, je lui dis, donc Moussa, il commence, il s'appelle Moussa, le 4ème ascenseur. Donc, il a commencé à faire son petit boulot de chemin qui était intégrateur de la GTB. En réfléchissant, nous, aujourd'hui, on était spécialisés en CVC. On maîtrise la clim, le chauffage, dans le B2B. Parce qu'attends, au début, ça s'appelait RivaTherm, non ? Exactement. Ça s'appelait RivaTherm. Ah ouais, t'oublies rien. J'ai fait mes petites recherches. Ça s'appelle SES. Ouais, alors, comment t'as changé de nom de SES à RivaTherm ? Au bout de deux ans, dès que la boîte a commencé à grandir, t'es 10 personnes. SES, ça vous, tout le monde, et la question reloue, ça veut dire quoi ?
52:45 SES, même moi, le solvant, je ne sais pas ce que ça voulait dire. Je ne sais pas pourquoi la mise solvant arrive à solution. Et la petite anecdote, j'étais avec un client. On était là, on buvait un café un matin, tout ça. Et moi, j'aime bien les bateaux. J'en ai pas, mais j'aime bien les bateaux. Il y a un bateau, c'est la Ferrari italienne des bateaux. C'est les bateaux Riva. En gros, c'est un bateau qui est travaillé en bois, tout ça, avec de la cajou. Un bateau qui est noble. C'est le bateau, James Bond. C'est le petit bateau en bois, tout petit. Je ne suis pas sûr. C'est à Venise, ça s'en va beaucoup. J'aime bien ce bateau Riva. On parlait de ça.
53:21 Et moi, pour le délire, je dis qu'au client, on parlait du salon du bateau. Il me disait, regarde comment c'est beau, lui, il aime aller avec tout ce qui est catamaran, et ainsi de suite. Son rêve de faire un voyage en catamaran. Il me dit, regarde, je vois le bateau Riva. Elle, je dis, je vais changer de nom à l'entreprise. C'est un renouveau, tu vois, je lui dis, elle va s'appeler Riva Term. Ah, stylé. Et donc, c'est là qu'on fait la motif, tout ça au niveau des statuts. On a fait appeler la boîte Riva Term. On avait fait une augmentation de capital, ainsi de suite. Donc, Riva Term. Et pour revenir à l'autre, donc, Julien rejoint Riva Term. Julien n'a pas rejoint Riva SES, mais Riva Term.
53:57 Donc, il vient, il rejoint Riva Term. là, on est à l'étape de Moussa. Julien, donc, c'est passé. Julien nous rejoint. On commence à développer le portefeuille. La boîte s'agrandit. Est-ce que c'est ? Ouais, 2022. Il y a bientôt 4 ans, il me semble. Donc, Moussa travaillait tout seul de son côté. Et je réfléchissais, je me suis dit, si Moussa nous rejoint, on rajoute une activité dans notre activité. Une belle activité. Nous, aujourd'hui, on maîtrise la clim. On maîtrise le chauffage. Mais on ne maîtrise pas la GTB. Ça, il faut être sachant. C'est pas GTB du jour au lendemain. C'est technique, ouais. C'est technique. Il faut être geek. Moi, je ne suis pas geek.
54:36 Gestion technique. Exactement. Gestion technique des bâtiments. Ça porte bien son nom, tu vois. Et je vois Moussa, ça ne reste pas de rejoindre Riva Group. Riva Term. Ouais, il me dit, je me vois mal te fermer la porte. Tu vois, t'es là, tu m'as tendu la main quand il fallait. Au début, on est toujours là. Et c'est plus qu'un ami, mais c'est plus qu'un ami. Et tous mes associés, c'est pas que des associés, c'est plus que des amis. On n'est pas là à se voir, par contre, tous les week-ends ou autres. Mais, tu vois, on est souvent connectés. Il y a vraiment un respect mutuel. On ne se prend pas la tête. Quand il y en a un, il est énervé, on ne va pas se positionner.
55:11 En plus, ça ne s'entend pas. Il me dit, quoi ? Au début, il ne m'a pas fermé la porte. Mais en gros, ouais, ce n'était pas du concret. Tu vois, je vais balancer, moi, je vais balancer l'info. Je pense que ça a germé dans sa tête. Et un jour, quand je suis revenu, il m'a dit oui. Et là, quand Moussa, il est rentré, la boîte a repris une autre fusion encore. Automatiquement, ton chiffre d'affaires, ça grandit. Lui, il faisait déjà du chiffre ? Il faisait un peu de chiffre. À chaque fois, c'était plus ou moins des indépendants, des artisans. Julien, ils étaient deux avec un apprenti. Moussa était tout seul avec un... Est-ce qu'il avait un technicien ou pas ?
55:46 Il avait un technicien peut-être ? On ne m'a même pas. Il faisait un tout petit chiffre. Je lui ai rejoint nous. Moi, la boîte, j'y crois, tu vois. Je lui ai dit, on va la ramener loin. Et là, dès qu'il nous rejoint, je fais appeler la boîte Riva Group. Et je crée des antennes dans Riva Group. Riva Clim, Riva Term, pour le chauffage. Et c'est Wally, le joueur qui gère le chauffage. Riva Clim, c'est... Julien. C'est Julien. Et Riva Control, pour tout ce qui est GTB, c'est... Moussa. C'est Moussa. Et de là, on a recréé un autre staff-là, on a repris une autre dimension. On a recruté dans Term. On a vraiment scindé dans la boîte. Dans la boîte, il y a trois entités.
56:22 Il y a trois non-commerciales. Riva Term, on a trois équipes. On a des responsables développement. Des responsables développement, c'est primordial aujourd'hui. C'est eux qui pilotent le côté terme. Il y en a un qui pilote le côté clim. Il y en a une. C'est une pour le côté clim. Et pareil pour contrôle. En gros, c'est des structures dans la structure. Et aujourd'hui, on peut accompagner un client. Tu vois, aujourd'hui, quand il va répondre à un appel d'offres, il va trouver du CVC, de la GTB. En règle générale, ça va de soi. Et ça nous a donné cette force. Et ça les rassure les clients ? Ouais, parfois on arrive à reprendre du package. En gros, on gère tout en interne.
56:58 On sous-traite très peu. Il n'y a quasi pas de sous-traitants chez nous. Quand on prend un marché, on peut le faire de A à Z et on maîtrise toute la chaîne. C'est là où on a créé Rivagro avec les trois entités à l'interne. Incroyable. Et vous avez grossi de 12 à 15 avec Julien. Ouais, après avec Julien, je pense qu'on était 20, 20, 25. Après, Moussa, il nous a suivis. On est à 45. Mais les clients, comment tu les trouvais au fur et à mesure ? Là, s'il y a quelqu'un qui nous regarde demain et se dit « Vas-y, moi aussi, j'ai beaucoup d'ambition », comment est-ce que, si tu peux partager, bien sûr, mais comment est-ce que tu as eu cette croissance commerciale aussi ?
57:34 Parce que c'est facile de recruter des gens, mais derrière, il faut leur donner du travail en permanence. Ah ouais, c'est clair. Déjà, on a recruté nos responsables de développement, mais bien avant, l'entreprise avait acquis certains chiffres. On a structuré avec nos responsables de développement, il y a plus ou moins après l'arrivée de Moussa, c'est là où on a vraiment sondé, divisé, créé les trois pôles. Aujourd'hui, les clients, déjà, tu as les responsables de développement quand ils te rejoignent, il y a un petit portefeuille qui vient, indirectement, indirectement, même si aujourd'hui, tous nos responsables de développement, quand on les a acquis, ce n'était pas là de venir avec leur portefeuille.
58:11 Tu as nos clients, nos clients déjà qui étaient déjà là, qui nous ont fait confiance, qui nous donnent plus de volume. Ok. Donc, vous avez une bonne rétention déjà chez vos clients et une expansion. qu'on n'exploitait pas nos clients. Par exemple, sur la partie Riva Term, on ne fait beaucoup que du B2B, on a plein de copros. Avec des syndicats de copros, on s'occupe du chauffage, des contraintes de maintenance de chauffage des résidences. On avait la capacité de prendre un, deux, ça se passe bien, tu as l'autre syndic qui te donne un, deux, trois, tu as le gestionnaire qui travaille chez ce syndic, il part chez un autre syndic, il t'en redonne deux et vice-versa.
58:47 Ça, ça fait des petits après, au fur et à mesure. Et pareil pour le côté clim, pareil pour le côté chauffage. Donc, c'est de la confiance qui s'installe dans le temps. J'ai pris une fois une téléprospectrice. C'était en 2011, celle qui m'a ramené à m'amener des hôtels. Après, entre-temps, ça ne s'est fait que de bouche à oreille et les clients, ils se sont faits dans la durée. Vraiment pas de, pas de one shot. Donc, c'est une bonne shot. Tous les clients nous ont fait confiance. Parfois, on a su... Et des clients, on les a gagnés. Dans le sens, on est arrivé sur un audit, on lui a prouvé, on était venu juste pour un audit, on est juste le petit dépanneur qui est arrivé.
59:22 C'est ça ton problème. C'est ça, ça, ça, moi je l'ai eu. Moi-même le cas. Une expertise. Si je te fais des travaux, on parie que ça fonctionne, si ça ne fonctionne pas, dans des centres commerciaux. J'ai fait des travaux, moi, une fois où je suis arrivé, il y a une boîte qui avait posé des VRV sur boucle d'eau, il y avait de la perte de charge au niveau de la boucle d'eau. C'est ça le problème. Je suis arrivé dans le truc, c'est ça le problème. Si on fait des travaux et ça fonctionne, qu'est-ce qui se passe ? Ils nous ont fait confiance, tu vois. On a fait le truc. Et mon gars, je les avais comme ça. Imagine, tu les prends tous, tu les prends.
59:57 Parce que pour un compte, tu as même honte de facturer. Tu peux même pas facturer. T'as honte d'envoyer ta facture. Et tu vois, parfois, on est pris du culot avec un culot. Parfois, on sait de quoi on parle. Ça a fonctionné. Trop stylé. C'est incroyable. Aujourd'hui, on doit beaucoup à nos collaborateurs, tous ceux qui nous ont suivis. Les techniciens, qui sont plus ou moins là depuis le début, nous ont fait confiance. Techniciens, on a vu des familles grandir au sein de Rivacour. des gens se marier, avoir des enfants, connaître les enfants. Ben, avant de short. Moi, ça, je kiffe. Quand je demande comment il va ton fils, comment il va... J'ai eu plein de naissances au sein de Rivacour.
1:00:34 Ça fait ça des bébés Rivacour. Et ça fait plus. Et ça fait plus. Mais parfois, tu entends les enfants de nos salariés qui parlent de Rivacour. On a créé quelque chose qui est parti de rien. Il est parti d'un premier échec physique et mental. Parce que c'était pas un... MTDF, c'était pas un échec financier ou autre. Il était physique. Les gens m'ont usé. Psychologique. Psychologique. Même physique. Attends, il m'avait renoncé. Je sais que c'est franchement, c'est pour ça que je crée ce podcast. C'est pour aussi inspirer et donner de la force à tous ceux qui sont à cette étape et qui, des fois, peuvent se sentir usés. et de leur dire qu'il y a peut-être un chemin où il y a d'autres personnes qui ont vécu ça aussi.
1:01:16 Non, il ne faut pas lâcher. Quand les gens, quand tu vis ça, moi, ce que je dis, derrière la difficulté vient de la facilité. Tout le temps. Il faut passer les vagues. Oui, mais des fois, tu vois... Ça devient facile. Arrête sur pas. Nous, on a eu des ardoises clients. Ça, c'est le pire.
1:01:31 Impayés et acomptes : ce qu'il conseille
1:01:31 Tu connais, tu as été dans le monde des clients qui ne te payent pas. Ils ne s'en rendent pas compte derrière des conséquences. Ils ne s'en rendent pas compte, mais ils savent quand même les impacts. Oui, parfois, je le dis, ça n'en rend pas compte. Est-ce que parfois, ils ne s'en rendent compte de ce qu'ils... Chaque personne se rend compte que si tu ne payes pas son salaire, la personne va être dans le mal. Si elle ne peut pas payer son loyer, nourrir sa famille... Ils savent que tu ne payes pas quelqu'un. Ça le met en difficulté, bien évidemment. On a eu des impayés. On a eu des impayés, ça existe. C'est dans le monde où des impayés ou des retards de paiement...
1:02:05 Encore, retard, ce n'est pas grave, ça arrive à tout le monde. Il y a au moment que ce qui compte, c'est la finalité. Mais il y en a où nous, on a eu des entreprises qui ont fermé des grosses boîtes qui sont venues s'installer en France, des grosses start-up. Ils n'ont pas soldé leurs dettes. Aujourd'hui, ils ne nous ont pas mis dedans. On avait une certaine trésorerie, une certaine stabilité. ce n'était pas ce genre de montant qui pouvait nous déstabiliser. Mais comment tu fais pour t'en prémunir aujourd'hui d'un problème comme ça ? De certainement, ce que je conseille à tous, c'est de prendre des accomptes déjà, de limiter la casse. On fait partie des gens de la mauvaise école.
1:02:41 Nous, il y a une confiance qui s'installe avec tous nos clients. Limite, on ne demande même pas d'acompte. Mais ce n'est pas bon, c'est des mauvaises habitudes. On a acquis avec le temps et il y a une confiance aussi. On travaille beaucoup sur la confiance. Mais pour toute personne aujourd'hui qui nous écoute, il faut prendre des accomptes. Et le client, il le sait qu'il doit donner un accompte. Parce que quoi qu'il en soit, il va payer à 30 jours sa facture. Et il a le budget, il ne va pas inventer l'argent dans 30 jours. Sinon, autant pas qu'il fasse des travaux. Le client, il sait avec qui il va travailler. Généralement, il n'invente pas une entreprise.
1:03:10 Donc, il a consulté, il a benchmarké l'entreprise, il s'est renseigné sur l'entreprise. C'est une entreprise fiable ou autre. Et donner un accompte. Au moins, tu puisses payer une partie de ton matos. Parce que 30%, ce n'est pas le matos. Parfois, ça représente beaucoup plus. Mais il faut insister, il faut prendre et il faut relancer aussi. Il faut relancer. Quand il y a des dates, quand ça arrive à terme, il faut relancer les clients. Parfois, c'est que de l'oubli. Mais il oublie ce qui se passe. Lui, il oublie. Mais ce gestionnaire, par exemple dans le B2B, le mec, il change, il démissionne ou il part dans une autre boîte. Une autre boîte, je ne me change pas.
1:03:46 Vacances, il va revenir. Il part dans une autre boîte. Toi, tu appelles la compta. Oui, mais il n'a pas réceptionné. Mais on a eu le cas. Et alors, il n'a pas réceptionné ? Vous dites à la personne qui prend le relais qui réceptionne. Oui, non. Par contre, le côté sous-traitant, parfois, on parle de facturation. Moi, j'étais sous-traitant à travailler pour des gros groupes, des mainteneurs. C'est pour ça que l'entreprise, un groupe, a pris une autre trajectoire de partir maintenant avec des clients directs. C'est que le sous-traitant, quand tu es sous-traitant, moi, j'ai déjà eu le cas. Tu es le dernier maillon de la chaîne. Oui, mais le dernier maillon de la chaîne, toi, tu fais le travail, c'est toi qui ramènes tout ce qui est fourniture.
1:04:25 Le client qui ose me dire, ça fait 3-4 mois, on ne s'est pas fait payer. Oui, on n'a pas été payé. Ce n'est pas mon problème. Je t'ai fait le travail à toi. Donc, ton client ne te paye pas, ça, c'est ton problème. Je suis d'accord. Je t'assure qu'il me semble, à l'heure actuelle. C'est comme si toi, derrière, tu vas voir tes salariés, tu leur dis, on n'a pas été payé. On n'a pas été payé, les gars, il faut attendre. Ton salarié, tes salariés, ils te connaissent. Au-delà du 5 du mois, ça relance, si tu n'es pas payé. Ça commence à chauffer. Ah, c'est compréhensible. Le gars aussi, il bosse pour toi. Il donne son temps. C'est un temps qui met à disposition pour l'entreprise.
1:04:59 Mais c'est irrespectueux de le payer après la date sur laquelle vous êtes mis d'accord. à tout entrepreneur, relancez, la compte, les bases, et ne jamais lâcher. C'est quoi tes challenges aujourd'hui avec Riva Group ? Là, tu parlais tout à l'heure de monter à 100. Exactement. Est-ce que déjà, il y a des challenges actuellement ? Tu m'as parlé d'une petite stagnation aussi peut-être due à la crise. Exactement. L'année dernière, déjà, on avait en 2025, c'est 2025. 2025, on a vu notre chiffre. On n'a pas eu ce qu'on voulait en termes de... Après, nous, on était sur des belles marges de progression. La dernière fois, en parlant avec notre cabinet qui nous suit en comptabilité, on m'a dit, écoute, au bout d'un moment, c'est une connerie, c'est facile de faire 1 million, 1,5 million l'année d'après, c'est facile de faire 2, mais quand tu attends un certain nombre de chiffres, tu ne vas pas faire plus de 50% à chaque fois.
1:06:02 Là, tu reviens dans le réel, tu attends une maturité, si on fait plus de 10%, nous, je pense qu'on a dû faire plus de 7, mine de rien, par rapport à d'autres, on s'en sort bien. Il y en a qui sont en récréation. Il y en a qui sont à moins quelque chose, exactement. Nous, on a su sauver, là où on a un contrôleur de gestion, où, tu as vu, il a des petits indicateurs, il regarde, là, on est là, et c'est lui en plus qui relance un peu les clients, comment ça se passe. Il essaie de voir de négocier aussi. Maintenant, il y a une crise, il faut négocier les achats, il faut réduire tes coûts, il faut négocier tes contrats d'assurance, il y a plein de petits trucs, ou même quand elle est petite, je pense qu'il faut les prendre.
1:06:39 Parce que c'est dans les petits trucs, tu fais plein de petites économies, c'est plein de petits points, tu fais plein d'économies, tu arrives à gratter un petit truc, je ne dis pas que ça va te sauver. Oui, mais c'est des points de marge, en plus. C'est des points de marge, il vaut mieux que ça parte dans ta poche, ou que ça comble un peu le trou qu'il y a au sein de ta structure. Nous, pour notre part, on a fait plus 7%, mais ce n'est pas ce qu'on attendait, on n'était pas sur un plus 7, on était sur un plus 20, mais on va se contenter du plus 7 avec une grande joie que d'un moins 7, moins 10, moins 20. Aujourd'hui, on le sent avec la crise, tu as moins de commandes.
1:07:13 Là, 2026, ça n'a pas démarré fort comme on voulait démarrer. Le milieu du B2B, tu commences à travailler en février, mars, parce que tu as tous les budgets qui sont alloués, qui commencent à être débloqués. En fin d'année, c'est là où tu cartonnes, tu as tous les gestionnaires, ils doivent finir les budgets. Nous, déjà, premier trimestre, non, premier trimestre, deuxième mois, tu commences, tu vois que ça, tu as une belle progression. Janvier, c'est assez calme, tu bricoles, tu fais toutes tes maintenances et ainsi de suite. Tout ce qui est... Aujourd'hui, on gagne notre vie, c'est pour les travaux. Tu as la maintenance qui te fait gagner des travaux.
1:07:52 Après, tu as tout ce qui est travaux, c'est ça aussi qui va te créer ton CA. Nous, aujourd'hui, ça va vraiment doucement, ça reprend. On a la canicule qui nous aide. L'une de rien. Là, c'est vrai que ça a dû exploser. Là, c'est le téléphone, tous les sens, ça sonne, les mails, les relances, les équipes qui sont au taquet, les équipes qui couvrent une plus grande amplitude horaire. Il y en a qui travaillent même le samedi pour couvrir certains dépannages. Déjà, merci, incroyable ton parcours et félicitations. Merci à toi, les récits. Ce podcast qui nous permet, nous, de nous exprimer. Parfois, on a besoin de lâcher. C'est dommage qu'il n'y a pas les partenaires qui voulaient peut-être venir, mais bon, ils n'étaient pas là.
1:08:32 Non, exactement. Écoute, tu l'auras rendu hommage. Tu peux parler rapidement de Gizmo ? Gizmo, exactement. Gizmo, c'est... J'ai fait mes petites recherches. Ouais, tu fais bien, tu fais bien de... Gizmo, ça a été un... On a créé Gizmo. C'est quoi, Gizmo ? Gizmo, c'est un petit art. OK ? On l'a appelé Gizmo, je vais en revenir. Bon, c'est un petit art, c'est... ou tu connais ça des IoT. Je peux expliquer pour ceux qui ne connaissent pas ? En gros, c'est une domotique un peu plus poussée.
1:09:01 Gizmo : rendre la GTB rentable sur les petites surfaces
1:09:02 OK. En gros, c'est la GTB, on s'est rendu compte. Tiens, on a pris un super exemple. On parlait de l'artisan, il faut qu'il fasse plein d'économies sur plein de points. Au revoir, tu as les décrets tertiaires, décrets Bax, on est censé faire un certain nombre d'économies. Notre travail aussi a changé, tu vois, en tant que gestionnaire entreprise, on essaie de suivre les décrets, les nouvelles lois qui tombent, et ainsi de suite. On essaie d'être à la plage. Les aides financières. Les aides financières, le C2E, et d'accompagner nos clients dedans. Tu avais une fiche qui était tombée, donc c'était la GTB. Nous, on fait de la GTB, on commence à être sollicité.
1:09:40 La GTB, pour qu'un client l'installe, qu'il y ait un retour sur l'investissement. Sinon, il n'y a aucun intérêt pour le client. Même s'il va faire des économies, il ne va pas financer une GTB sur 15 ans. Il n'y a aucun intérêt, tu vois. C'est trop long. C'est trop long. Ou sur des petites surfaces, mettre une GTB. Une GTB, il n'y a pas d'intérêt. Sur les grands espaces, je ne dis pas qu'il n'y a pas d'intérêt, mais sur le ROI, pour le retour sur l'investissement. Juste pour, parce que moi, ma connaissance de la GTB, c'est une sorte de gros module qui est dans le tableau électrique, qui permet de mesurer un peu les consommations, non, c'est ça ?
1:10:10 La GTB, c'est que tu connectes toutes tes installations. Sur les grands immeubles, exemple à la Défense, tout revient sur un ordinateur. En gros, toutes les clims, en fonction des protocoles de communication qu'il y a, elles sont remontées sur un automate et cet automate est remonté sur une supervision. Donc, tu as la visite de ta clim, de ton éclairage, tes consommations électriques. Voilà, c'est ça. Tes consommations électriques, tu peux avoir tes ascenseurs. Et tu peux manager tout ça par Internet ? Tu peux faire des actions. Ok. On off, tu peux avoir de la data, donc faire de l'analyse. La consommation, les températures, couper, pas couper.
1:10:48 Les heat maps, savoir quand est-ce que c'est le plus utilisé, le moins utilisé. Les températures, jouer sur les températures extérieures, en fonction. Donc ça, ça existe depuis... Depuis un petit moment. Depuis un petit moment, un GTB sur les grands immeubles. Sur les petits immeubles, il y a une loi qui est tombée, qui oblige les propriétaires d'immeubles. Est-ce que ça, à partir d'une certaine superficie, ils doivent avoir une BMS, en anglais, une GTB ? Sinon, c'était à partir de 1000 mètres carrés ou à partir... Sinon, c'est en fonction... Le bac, c'est à partir d'une certaine puissance de chauffage. On a regardé, si tu viens proposer à tes clients une GTB de faire des économies, tu fais une économie certaine avec une GTB.
1:11:30 Nous, on le vit et je l'ai vécu, moi, dans d'autres pays, normalement, parce qu'on installait de la GTB dans d'autres pays. Et j'étais en train de réfléchir et je m'étais dit que c'était en 2022. Je me suis dit, écoute, regarde, tous ces sites-là, tous ces clients dans le retail, nous, on fait beaucoup de retail. Un retail, on va prendre l'exemple, je ne sais pas quoi comme site en retail, un magasin. Un magasin de vêtements ? Foot le coeur. Ouais. Ok. Il a combien de sites Foot le coeur en France ? Je ne sais pas. 300 ? Ils ont une note d'énergie. La clim, quand on reste allumée le soir, si on ne va pas dire 300 sites, on va dire 20% des sites, c'est de l'argent qui est mis à la poubelle pour le client.
1:12:13 L'éclairage, toutes ces conneries. Les clim aussi, la journée, qui sont mis à 19 degrés. Il y en a combien sur tous les sites ? Je dirais 100% des sites, la clim qui est mise à 19 degrés. Ça, c'est un quotidien. Donc, en réfléchissant, on s'est dit, tiens, il faut qu'on trouve une... C'est choisi des mecs qui ne connaissent pas la clim, ils mettent au minimum... Exactement. Parfois, on a des demandes d'intervention, il faut mettre ou la clim sur chaud ou sur froid ou parfois même l'allumer. Des clients, il faut allumer la clim. Ouais, c'est une panne pour... C'est une panne, elle ne fonctionne pas. Mais est-ce que tu l'allumes ? Donc là, on réfléchit à Gizmo.
1:12:46 Là, je parle avec notre tête pensante. Gizmo, c'est les Grimlins. Exactement. Pourquoi les Grimlins ? Est-ce que tu t'en souviens des Grimlins ? C'est quand avec Gizmo, ils touchent l'eau ou je ne sais plus. Ils touchent l'eau. La nuit, ils se transforment. Et nous, on s'est dit quoi ? Comment on allait tourner ça ? Gizmo pour en plus, généralement, en plus, les contrôleurs, les gestionnaires d'immeubles, les clients, ils ont un certain âge. Quand tu connais une moyenne, ils ont un certain âge, ils ont plus ou moins notre âge, voire plus. Donc, qui connaissent les Grimlins ? Tout le monde connaît les Grimlins. Aujourd'hui, la génération d'aujourd'hui, je ne sais pas trop.
1:13:17 On ne pense pas. On ne pense pas. Mais la génération d'avant connaissent tous les Grimlins. Et les Grimlins, c'était la nuit se transformée. Et nous, on s'est dit quoi ? Eh bien, écoute, notre Gizmo à nous. Et le Gizmo, il me semble, c'était le gentil, non ? Je ne m'en souviens plus. C'était le gentil. Et on s'est dit, ça, c'est le gentil. C'est lui qui va faire des économies d'énergie la nuit. C'est de là où c'est parti. Pour éviter les lumières allumées, les conneries, les climats mal réglés, ça, c'était les Grimlins qui viennent tout... Les Grimlins, c'est les utilisateurs. Les utilisateurs. Et Gizmo, c'est lui qui va réguler tout le monde.
1:13:49 Donc, en pensant, on s'est dit, tiens, si ce client-là, on arrive à lui proposer sur son parc de lui faire l'économie, sur tous ses sites, lui automatiser tout ça, eh bien, quand il va calculer l'économie, elle est beaucoup plus grande que si sur un site où il y a 3000 m², 1000 m². Et vu que c'est beaucoup plus petit, le ROI est beaucoup plus rapide. Oui. Et après, on l'a fait certifier, on a bossé dessus pendant la R&D. On l'a mis en POC, on l'a mis dans le secteur bancaire, on a eu la chance, on l'a mis dans le secteur bancaire, dans le secteur tertiaire, dans le secteur du food, l'alimentation, de l'analyse, la surveillance de consommation.
1:14:32 Par exemple, pour ceux qui ont du food, on travaille avec un grossiste alimentaire, il a des chambres négatives, on lui fait remonter toute la data avec des alarmes où ça sonne de partout. Si demain, sa chambre négative monte à une certaine température, pour qu'il soit averti, il puisse appeler son frigoriste, qui puisse le dépanner avant de jeter la marchandise. Et il me semble aussi, même dans le food, ils ont l'obligation aussi de fournir de la data en cas de contrôle, comme quand ils respectent bien la chaîne du froid. Donc, on l'a mis dans le food, on l'a mis dans le retail, dans plein de boutiques, dans des chaînes de magasins. Vous avez pensé, peut-être, avec toute l'intelligence artificielle dont on entend parler en ce moment-là ?
1:15:11 Si, on a commencé à travailler dessus, à anticiper la météo, la température. Elle anticipe, en gros, elle sait, là, il fait 21, en trois heures, il va faire 19 degrés, c'est le soir, elle va commencer à couper la clim en amont. Aussi, elle arrive à analyser. Ou elle coupe progressivement, elle adapte sa température. Elle adapte la température, elle voit quelle est la forte demande, combien de temps aussi elle fait le matin, combien de temps elle fait pour atteindre une certaine température. Par exemple, le matin, est-ce que tu allumes ta clim à 5 heures du matin pour que le premier, quand le personnel, il arrive à 8 heures ? Donc, il y a plus de confort.
1:15:50 Il y a plus de confort. Donc, nous, on va vraiment prendre juste le temps qu'il faut pour climatiser, pour arriver à 22 degrés à 8 heures du matin. Au lieu d'allumer ta clim quand tu n'as pas d'infos, tu es à l'aveugle. C'est trop stylé ça, c'est de la domotique en fait. C'est une domotique un peu plus poussée, un peu plus intelligente. Après, on a des couacs, tu vois, quand on essaie de travailler dessus quotidiennement, tu as une concurrence aussi qui s'est installée. La concurrence aujourd'hui qui s'installe, mais on a ce savoir-faire dans l'Indus, dans les courants de GTB, donc on a créé une petite annexe avec Gizmo. Incroyable. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?
1:16:24 La suite, ça dépend dans combien d'années, mais tu nous trouveras toujours là, de façon pas très loin, on sera toujours près de l'entreprise et tu peux nous souhaiter qu'on atteigne les 100 salariés avec de la qualité parce que si il faut avoir des 100 salariés et perdre la moitié des clients où tu fais n'importe quoi. Tu recrutes là d'ailleurs ? Si, on recrute quotidiennement. On recrute un déchargé d'affaires, on recrute des techniciens. Comment est-ce qu'on te contacte si on veut postuler ? Un autre site internet, www.jivatir.fr ou un autre numéro de téléphone qui est sur les pages jaunes, on va montrer l'affaire qui a des pages jaunes, donc je pense que c'est pas bien.
1:16:58 Ah ouais, t'es à l'ancienne, toi tu fais de la domotique mais t'es sur les pages jaunes. Moi, je suis le dinosaure de l'entreprise, dans le sens où j'essaie de suivre le mouv' mais c'est compliqué. Ça va trop vite aujourd'hui, je sais pas, toi tu le vis. C'est trop rapide, surtout avec l'IA, là, encore grâce à l'IA, nous, on n'est pas impactés, tu vois, il y a plein de métiers aujourd'hui dont moi je vois autour de moi qui sont impactés, avec l'IA tu fais plein de choses. On travaille avec l'IA, on essaie de... Mais nous au contraire, c'est un confort d'avoir l'IA et je sais que... Je pense qu'on a encore de beaux jours devant nous, t'as le CEO d'Nvidia qui a dit...
1:17:35 Il a dit... Les métiers de demain, les métiers de demain et on a senti le plombier, l'électricien. Donc nous, on est dedans et nous les climaticiens, pour tâcher, il faut qu'ils sachent, c'est nous qui refroidissons les serveurs. Donc on aura besoin de nous au fur et à mesure avec des clims aussi beaucoup plus... En espérant que les clims soient encore beaucoup, beaucoup plus économes. On pourrait parler de récupération de chaleur, je pense, pendant des heures, mais on arrive au bout du podcast. Merci beaucoup. Merci et bonne continuation. On bâtit les jambes, plein de bonnes choses et force à toi aussi. Merci beaucoup. ipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsipsips