Podcast BatiLégende

Laurent Aubel (Les Couvreurs Occitans) : de micro-entrepreneur à plus de 8 millions d'euros de chiffre d'affaires

Pour le premier épisode de Bâti Légende, Laurent Aubel retrace son parcours, de l'armurerie à 15 ans jusqu'à la direction des Couvreurs Occitans à Toulouse. Il explique les décisions qui ont fait grandir son entreprise : se spécialiser dans la toiture, communiquer très tôt sur Internet, bien payer les bons et soigner l'expérience client.

Hedi Marinier, fondateur d'InterFast
Animé par Hedi Marinier Publié le 2 mai 2025
1 h 00 Vidéo + transcription

01 - Le résuméCe que raconte Laurent Aubel

Laurent Aubel, 53 ans au moment de l'enregistrement, dirige Les Couvreurs Occitans à Toulouse et anime la chaîne YouTube Nous les artisans. Il a relancé une micro-entreprise en octobre 2011, à 41 ans. Douze ans plus tard, l'activité compte plus de 70 collaborateurs, plus de 8 millions d'euros de chiffre d'affaires, 6 agences et 3 entreprises.

Né à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis, il quitte l'école à 15 ans pour travailler dans une armurerie du boulevard Voltaire, à Paris, tout en suivant des cours du soir de comptabilité-gestion. Après un an chez les parachutistes à Montauban, il s'installe à Toulouse en 1989. Il y lance un commerce de chéquiers de réduction, puis devient grossiste en pin's. À 19 ans, il gagne beaucoup d'argent, le dépense aussi vite, et se retrouve endetté quand la mode retombe. Trois à quatre ans d'intérim lui donnent alors une culture générale du bâtiment.

En 1996, il crée ABT, pour Artisan Bâtisseur Toulousain, et construit des maisons pendant environ quatre ans. À la trentaine, il part vivre son rêve de comédien : deux ans de cours Florent à Paris, en cumulant un poste de commercial et l'événementiel. Suivent une dizaine d'années comme intermittent du spectacle, pendant lesquelles il retape des maisons en semaine. À 40 ans, il refuse un poste de team manager chez Winamax pour rester auprès de sa famille et décide de remonter une entreprise du bâtiment, en repartant « tout en bas ».

Les débuts se font seul, en entreprise générale. Un premier client, Jérémy, lui confie la construction de sa maison, puis le recommande à son réseau. Manu, artisan rencontré par une voisine, devient son premier salarié en CDI. Au bout de deux ans, Laurent Aubel analyse ses chiffres : la toiture est l'activité la plus rentable. Il décide de devenir une entreprise de couverture, quitte à renoncer à 80 % de son chiffre d'affaires.

Pour retrouver ce volume, il crée lui-même un site Internet en 2014 et lance une campagne Google Ads dans la nuit. Le lendemain matin, un premier client l'appelle. Depuis, il n'a « plus jamais lâché la com » : un nom qui inspire confiance, des camions verts floqués (33 tournent aujourd'hui à Toulouse), des drapeaux et des bâches sur les chantiers, une présence sur les réseaux sociaux.

Il revient enfin sur ses erreurs, d'abord le manque de contrôle sur les équipes et les commerciaux, et sur ce qui tient l'entreprise : la qualité, des salariés compétents et bien payés, et une expérience client travaillée jusque dans les détails. Ses équipes appellent le client pour quatre minutes de retard. Les clients du photovoltaïque, très satisfaits, recommandent tellement l'entreprise qu'il les a invités à une soirée au Casino Barrière de Toulouse pour les remercier.

02 - À retenirCe qu'un dirigeant peut en tirer

  1. Se spécialiser pour gagner en rentabilité Laurent Aubel a renoncé à 80 % de son chiffre d'affaires pour ne garder que la toiture, son activité la plus rentable. Faire toujours les mêmes chantiers fait gagner du temps sur les devis, les visites techniques et la pose.
  2. Communiquer dès le départ Un site simple, la fiche Google pour la visibilité locale, un peu de Google Ads et une page Facebook bien alimentée suffisent pour démarrer. Pour lui, Facebook reste le réseau du bouche-à-oreille local en B2C, LinkedIn celui du B2B.
  3. Payer correctement les bons techniciens Un technicien très bon et rapide coûte plus cher mais rapporte plus qu'un technicien payé 20 % de moins qui met deux fois plus de temps. Si vous ne pouvez pas bien payer vos équipes, c'est que vous ne vendez pas assez cher.
  4. Recruter des confirmés pour commencer Pour les premiers postes, il conseille des professionnels confirmés plutôt qu'un apprenti, dont la mission n'est pas d'être productif. L'intérim permet d'essayer un candidat sans risque, à condition d'accepter son coût.
  5. Construire une image de marque visible Nom intemporel, logo travaillé, camions floqués d'une couleur rare, drapeaux et bâches sur chaque chantier : la notoriété se construit dans la durée, par la régularité de la qualité et les avis clients.
  6. Soigner les petits gestes qui rassurent le client Prévenir pour quatre minutes de retard, protéger la gouttière avec un chiffon avant d'y poser l'échelle, porter une tenue propre. Le client ne sait pas juger la technique, mais il juge le comportement.

03 - Les phrases fortesIls l'ont dit au micro

C'est là où j'ai pris conscience qu'en fait, communiquer quand on est artisan, c'est la clé.

Payer un mec cher, très bon, qui travaille vite, c'est rentable. Payer un mec moins cher qui met deux fois le temps : tu le paies 20 % de moins, mais il met deux fois plus de temps.

Le client ne sera pas toujours en mesure d'évaluer vos compétences professionnelles parce qu'il n'y connaît rien. Par contre, il s'y connaît en humain.

04 - L'invitéQui est Laurent Aubel ?

Laurent Aubel

Dirigeant des Couvreurs Occitans
Les Couvreurs Occitans

Entreprise de couverture, zinguerie, charpente et photovoltaïque basée à Toulouse, créée par Laurent Aubel, plus de 70 collaborateurs et plus de 8 millions d'euros de chiffre d'affaires selon l'épisode.

Nous les artisans

Chaîne YouTube et site de formations et de ressources pour les artisans du bâtiment, animés par Laurent Aubel.

Votre parcours mérite d'être raconté

BatiLégende reçoit des dirigeants du bâtiment au parcours singulier. Tournage en studio ou chez vous, gratuit, diffusé sur YouTube et les plateformes de podcast.

Proposer un dirigeant Tous les épisodes

05 - FAQQuestions fréquentes sur l'épisode

Qui est Laurent Aubel ? +
Laurent Aubel est le dirigeant des Couvreurs Occitans, entreprise de couverture basée à Toulouse, et l'animateur de la chaîne YouTube Nous les artisans. Autodidacte, il a travaillé dès 15 ans, a été intermittent du spectacle pendant une dizaine d'années, puis a relancé une micro-entreprise du bâtiment en octobre 2011, à 41 ans.
Quel est le chiffre d'affaires des Couvreurs Occitans ? +
Selon l'épisode de Bâti Légende enregistré avec Laurent Aubel, son entreprise dépasse 8 millions d'euros de chiffre d'affaires et compte plus de 70 collaborateurs. Elle est organisée en 6 agences et 3 entreprises, et fait rouler 33 camions floqués à Toulouse.
Comment Laurent Aubel a-t-il trouvé ses premiers clients en couverture ? +
Après avoir décidé de ne garder que la toiture, il a créé lui-même un site Internet en 2014 avec un outil de création en ligne et lancé une campagne Google Ads dans la nuit. Un client l'a appelé dès le lendemain matin. Depuis, la communication est restée au cœur de sa stratégie.
Pourquoi Les Couvreurs Occitans se sont-ils spécialisés dans la couverture ? +
Deux ans après le lancement, Laurent Aubel a constaté que la toiture était l'activité la plus rentable et celle que son équipe maîtrisait le mieux. Il a choisi de renoncer à 80 % de son chiffre d'affaires de l'époque pour s'y consacrer. Pour lui, se spécialiser limite les erreurs et rend les équipes plus productives.

06 - TranscriptionLa transcription intégrale de l'épisode

Transcription automatique de la vidéo, découpée par chapitre. Les noms des intervenants et des entreprises ont été relus ; le reste peut comporter des erreurs de reconnaissance. Cliquez sur un horodatage pour lancer la vidéo à ce moment.

0:00 Épisode complet

0:00 Payer un mec cher qui est très bon et qui travaille vite c'est rentable. Payer un mec moins cher qui met deux fois le temps, le mec tu vas le payer 20% de moins mais il met deux fois plus de temps. Y'a pas besoin d'avoir fait maths-soups-mats-faits pour comprendre que tu perds de l'oseille. Souvent j'ai quitté l'école et j'ai commencé à apprendre. Toute la journée je bossais à l'armurie et le soir je prenais des cours. Quelle matière j'ai choisi ? En fait tu me dis un jour tu seras entrepreneur donc j'ai pris le compte à gestion. Armurie et la journée, le soir je prenais des cours du soir en compte à gestion et puis j'ai gagné beaucoup d'argent avec ça j'avais 19 ans.

0:26 Arrête ! Combien ? Je gagne à peu près tous les jours. Il a fallu le courage de dire à l'équipe les gars on va arrêter 80% de l'activité. J'ai fait un trou à la banque ce qu'on appelle abyssal. On va dire de trou à la banque que je devais en perso et là je me suis retrouvé dans la merde parce que j'avais plus à bouffer. Et là j'ai dit putain j'espère que t'es pas en train de te planter. Mais j'avais le rêve, j'ai démarré tout en bas. Mais vraiment tout en bas parce que je savais pas où démarrer ailleurs qu'en bas mon entreprise. Je pense que la clé de la réussite mais je continue toujours à le dire, c'est que mon maître mot ça a toujours été la .

0:56 J'avais surtout une super opportunité à ce moment-là dans le monde du poker. On me propose d'être le team manager d'une grosse équipe de poker. C'est la team de Yamax. Et là je regarde le téléphone, je fais ouuuuh là j'ai trouvé un gros truc. Mais je te jure mais ça a été sa bombe, ça a brûlé la vrille. Je me dis mais non ! Bienvenue dans Bâti Légende le podcast qui part à la rencontre des entrepreneurs du bâtiment au parcours inspirant. Je suis Hedi Marinier le fondateur d'InterFast et à travers ce podcast j'ai à coeur de partager des histoires qui peuvent motiver ceux qui rêvent de se lancer. Ou bien ceux qui rêvent de faire grandir leur entreprise.

1:28 Que vous soyez au début de votre aventure entrepreneuriale ou que vous cherchiez à réaliser vos plus grands rêves, le podcast Bâti Légende est là pour vous inspirer. Aujourd'hui j'ai l'immense honneur d'être parti à la rencontre de Laurent Aubel, dirigeant de l'entreprise Les Couvreurs Occitans et Youtuber sur la chaîne Nous Les Artisans. Laurent a un parcours exceptionnel. Autodidacte il a démarré à 15 ans à travailler et il y a 12 ans il a relancé une micro-entreprise. On peut dire qu'aujourd'hui son entreprise compte plus de 70 collaborateurs et génère plus de 8 millions d'euros de chiffre d'affaires. Son parcours est une véritable leçon de vie et d'humilité et j'ai eu la chance de m'entretenir avec Laurent qui nous raconte avec sincérité et passion son incroyable parcours.

2:08 Préparez-vous à recevoir une bonne dose d'inspiration. Allez c'est parti ! Laurent bienvenue dans cette vidéo. L'idée c'est d'interviewer des dirigeants d'entreprise qui ont un parcours inspirant. J'ai envie que tu puisses transmettre un petit peu à tous ceux qui vont regarder la vidéo les moments de ton parcours qui ont fait que tu es passé de micro-entrepreneur il y a 12 ans à aujourd'hui une entreprise qui fait plus de 8 millions d'euros de chiffre d'affaires qui gère combien d'agences ? 7 agences ? On a 6 agences, 3 entreprises. Tu as aussi une chaîne YouTube Nous Les Artisans. C'est d'ailleurs grâce à ça qu'on s'est connus. Est-ce que déjà tu peux te présenter rapidement ?

2:46 Du coup Laurent, 53 ans, responsable d'entreprise de couvre occitan à Toulouse depuis... Entreprise que j'ai créé effectivement en micro il y a 12 ans. J'avais donc 41 ans. La crise de la quarantaine ça donne envie de monter sa boîte. J'ai travaillé dans le bâtiment dans les années 90-2000 et puis pendant plus de 10 ans j'ai quitté le milieu du bâtiment. Donc j'ai travaillé dans complètement autre chose. J'ai travaillé dans le spectacle pendant plus d'une dizaine d'années. Tu vas nous raconter ? Oui je vais raconter. Et donc voilà, aujourd'hui assez content d'être à la tête d'une équipe qui a beaucoup d'ambition et on est juste en chemin. Je tiens à dire à tous ceux qui vont regarder cette vidéo que moi je connais Laurent depuis un an et demi presque.

3:28 Ouais. Un an et demi et toutes les questions que je vais lui poser je n'ai pas forcément la réponse parce qu'on n'a jamais parlé vraiment de ta vie privée, de je sais pas, de comment tu as évolué. Donc je vais te poser plein de questions. Si tu te sens pas à l'aise t'es pas obligé de répondre. Ah ouais, vas-y mais non mais je suis à l'aise normalement. T'as grandi où Laurent ? J'ai grandi en région parisienne. Ah ouais ? Ouais. Si, j'ai grandi dans un magnifique département qui s'appelle la Seine-Saint-Denis. C'est pas vrai ? Si. Donc je suis né à Livry-Gargan et j'ai passé toute mon enfance à Livry-Gargan. Ah mais t'as un petit cache-fautier, ta vie ?

4:04 Jusqu'à quel âge ? J'ai quitté la région parisienne à 18 ans mais j'ai travaillé de l'âge de 15 ans à l'âge de 18 ans. Enfin 18 ans je suis parti à l'armée. Mais de 15 à 18 ans je travaillais boulevard Voltaire à Paris dans le 11ème. Tu faisais quoi ? J'étais armurier. J'ai pas sors de armurier. Armurier ? Ah c'est vrai que tu m'avais dit que tu tirais un peu non ? Ouais je fais du tir toujours. Ok. Et ça correspondait à quoi à armurier ? À 15 ans ? Ouais à 15 ans. Tu manipulais des armes ? Ouais ouais je manipulais des armes, j'en réparais, enfin ouais j'en vendais. Et bah ouais c'était, je suis rentré là-dedans un peu par accident en fait. Moi j'ai toujours eu ce côté un peu entrepreneurial.

4:37 Dans les années 80, on est en 1986 à ce moment-là. Dans les années 80, tu pouvais pas vraiment apprendre à être entrepreneur. Les gens qui étaient inspirants, bah c'était des gens comme, je sais pas, on entendait pas trop parler de ces self-made men américains. T'avais en France des mecs comme Paul Ousser, Bernard Tapie, enfin des gens comme ça. Même des mecs comme Bernard Hannault, avait pas encore l'aura qu'ils ont aujourd'hui. Donc t'avais pas grand nombre d'inspirants, tu pouvais pas apprendre à être entrepreneur à l'école. Donc je suis pas resté à l'école en fait. J'ai dit les gars, je vais pas rester parce que je sens que ça va... Ah mais donc tu travailles à plein temps en tant qu'armurier ?

5:14 Ouais, ouais, je travaille à plein temps. Et ça correspond à quoi, armurier toi ? Bah en fait, ouais, je vendais, je réparais, j'ai appris sur le tas. De toute façon moi dans ma vie, j'ai souvent, j'ai quitté l'école et j'ai commencé à apprendre. Mais c'est vraiment ce qui s'est passé et à l'âge de 15 ans, c'est ce qui s'est passé. J'ai eu l'opportunité de rentrer dans une armurier parce que j'avais mon meilleur ami, sa mère, travaillait dans cette armurier. Elle était à la compta et puis il cherchait quelqu'un pour au début faire des petits bricoles le mercredi après-midi et le samedi après-midi aller à la poste, faire des bricoles comme ça. Et la patronne de cette armurier, elle a vu que dans les petites tâches qu'elle m'avait confiées, j'étais hyper impliqué et que j'étais à bloc quoi.

5:46 Elle a dit il faut que je l'embauche. Et puis elle m'a fait une proposition. J'avais 15 piges. Alors j'ai dit ah, incroyable, donc je vais voir ma mère. Je dis à ma mère, je dis eh, il y a madame Favre, elle voudrait m'embaucher. Mais j'ai 15 ans, c'est embêtant. Et ma mère qui nous élevait donc toute seule avec ma soeur et moi, elle dit écoute, tu fais ce que tu veux. Mais moi, il me faut des certificats de scolarité parce que c'était pas à l'école. Elle vivait seule. C'était compliqué pour nourrir deux enfants. C'était pas à l'école. J'ai pas d'argent, enfin d'allocation. Enfin, c'est le jeu. Mon père étant décédé deux ans avant. Donc du coup, j'ai dit à ma future patronne, moi, je veux bien bosser chez vous la journée, mais il faut que le soir, je prenne des cours des soirs pour avoir un certificat de scolarité.

6:23 Elle m'a dit OK. Donc toute la journée, je bossais à l'armurier. Le soir, je prenais des cours. Quelle matière j'ai choisi ? En fait, je me dis un jour, tu seras entrepreneur. Donc j'ai pris le compte à gestion. Et du coup, le soir, armurier la journée. Le soir, je prenais des cours du soir en compte à gestion. Et puis, je savais qu'un jour, j'aurais mon business. Je peux te demander, ta mère faisait quoi comme métier ? Elle était employée dans une usine. À l'époque, il n'y avait pas les photos numériques. Les photos, c'était des pellicules. Elle travaillait dans une chambre noire à développer les photos qu'on prenait pendant les vacances. Voilà, tout simplement.

6:51 Donc, on peut vraiment dire que tu es parti de rien, quoi. Ah oui. C'est clair. Enfin, je suis encore arrivé nulle part. Mais au moins, je suis parti de rien. Parti de rien, arrivé nulle part. Tu sais, la ligne d'arrivée pour un entrepreneur, c'est soit quand tu prends la retraite, soit quand tu vends ta boîte. Tant que tu n'as pas passé la ligne d'arrivée, tu ne peux pas dire que tu as réussi. Moi, les gens me disent, tu as réussi. Pop, hop, j'ai rien réussi du tout. C'est à la fin du bal qu'on paye les musiciens. Mais c'est vrai. Donc, pour l'instant, on est en route. Il y a eu des embûches. Ça n'a pas été facile tous les jours. On est bien partis, mais je ne fanfaronne pas.

7:20 Ok. Je suis pas sûr que l'entrepreneuriat, mais c'est peut-être pour ça que ça me convient. Et donc, 15 ans jusqu'à 18 ans, après, qu'est-ce que tu as fait ? Je suis parti à l'armée. Et... Tu as le service obligatoire ? Le service obligatoire, mais je voulais... J'étais quand même... Bon, je travaillais dans les armes. Je m'intéressais à l'armée. Donc, j'ai fait à l'époque une préparation militaire parachutiste. Je voulais être absolument parachutiste. Et du coup, quand tu fais de parachutiste, ce n'est pas compliqué. Si tu as les qualités physiques, pas de souci. Et donc, je suis parti faire mes classes à Montauban à l'époque, dans un super régiment qui s'appelle le 17ème régiment de parachutiste et le 10ème génie parachutiste, 17 MRGP.

7:51 Et j'ai adoré l'armée. Donc, voilà, j'y ai passé un an. Si j'avais eu plusieurs vies, j'en aurais peut-être consacré une à l'armée, parce que j'ai vraiment beaucoup aimé. Mais bon, j'avais mon côté entrepreneurial. Donc, au bout d'un an, j'ai quitté l'armée, j'ai monté ma boîte. Ah, donc, tu avais déjà eu... Ok. Attends, mais tu ne nous dis pas tout. Ah oui, bah tu me demandes ce que je raconte ma vie, je leur raconte. Et donc, après l'armée, tu as monté une boîte de quoi ? J'ai monté une boîte de quoi ? J'ai monté une boîte de com. Alors, dans quelle année ? C'était en quelle année ? En 1989. Mais qu'il n'y avait pas de 90 ? Il y avait de là comme papier.

8:23 Donc, du coup, on faisait des prospectus. Et du coup, je faisais des carnets de chèques, où tu pouvais déchirer des chèques, qui donnaient des réductions chez des commerçants. Donc, j'allais dans une rue, et donc, je vais aller voir tous les commerçants pour leur proposer mon deal de chéquier. Et ça permettait de fidéliser les clients sur une rue. Donc, tu vois, dans une rue, tu essaies d'avoir tous les commerçants avec un chèque de réduction dans chacun des commerces. Mais c'était papier, évidemment. Il n'y avait que le papier qui existait. J'ai fait ça jusqu'à ce qu'il y ait un phénomène de mode qui apparaît à cette époque-là, qui s'appelle les pins.

8:52 C'était un petit truc qu'on accrochait tous des pins sur les vestes. Mais ça a été un truc de fou. Tout le monde voulait des pins, mais dans des quantités énormes. Du coup, j'ai arrêté mes chèques. J'ai compris qu'il y avait une opportunité. Tout le monde voulait des pins ici à Toulouse. Moi, je savais parfaitement où aller chercher des pins. Parce que comme j'avais grandi en Seine-Saint-Denis, je savais très bien qu'il y avait tous les Chinois qui étaient à Aubervilliers. Et j'ai dit, vas-y, tu veux aller chez les Noiches ? Ils vont me vendre des tonnes de pins. Donc, du coup, je les achetais en importation aux Chinois et je les revendais en gros ici à Toulouse.

9:16 Mais c'était des pins avec quoi dessus ? De tout, des trucs de pub. En fait, les gens achetaient du moins que c'était un pins. Ils collectionnaient. Plus on avait, mieux c'est. Je montais toutes les semaines à Paris. Je rentrais avec des valises de pins dans l'avion. Ah ouais. C'était un renter à l'époque, la compagnie. Et je les punaisais sur des plaques et je les vendais par 100 minimum quoi. Mais tu les vendais où ? En porte-à-porte, directement chez les commerçants, dans les boulangeries. Tout le monde en voulait, les stations de service. Ah ok. Et eux, ils les revendaient derrière ? Ils les revendaient. J'étais grossiste en fait. Mais pas de site internet.

9:46 Aujourd'hui, tu mettrais des pins sur un site, mais ça n'existait pas. Les gens ne te connaissaient pas. Quand tu arrivais dans une boulangerie, un bureau de tabac avec des plaques de pins, les gens en fait, ils te prenaient, ils te faisaient un chèque. Tu repartais, tu avais le chèque. Toujours tout seul ? Alors là, j'ai rencontré un copain. Parce que là, il fallait deux quand même, tu vois. J'ai fait ça avec un copain. On s'est associé à deux. Parce qu'il y avait vraiment beaucoup de boulot. Aujourd'hui, on serait dix. Mais à l'époque, on l'a fait deux. Et là, c'était à Toulouse ? À Toulouse, ouais, absolument. Et du coup, pourquoi tu avais choisi Toulouse ?

10:11 À cause des filles. Je les trouvais plus jolies à Toulouse. Donc du coup, j'ai dit, tiens, je vais rester là. Et euh... Non mais c'est vrai. Non mais je trouvais qu'il y avait des jolies filles à Toulouse. Je dis, pourquoi tu vas partir d'ici, idiot ? Non mais je suis resté à Toulouse parce que j'ai aimé la vie en fait. Et quand l'armée est terminée, j'aurais dû rentrer à Paris. J'ai dit, bah écoute, pourquoi tu vas rentrer à Paris ? Toulouse, c'est une ville qui est cool. Tu devrais peut-être rester ici. Et tu te rends compte, aujourd'hui, c'est fou parce que cette décision que j'ai prise en 1989, ça avait plus de 30 ans aujourd'hui, 35 ans, elle a radicalement changé ma vie.

10:45 Aujourd'hui, je connais plus grand monde à Paris. Mais ici, je connais des centaines et des centaines de personnes. Voilà, c'est fou en fait. Le premier soir où j'ai dormi dans mon appartement à Toulouse, je sortais de l'armée, j'avais mon sac militaire, j'avais mon duvet. J'ai mis le duvet par terre, mon sac sur la tête et j'ai dormi sur la moquette. Et je dis, voilà, c'est mon premier jour de civil à Toulouse. Je ne connais personne, j'ai pas de famille, j'ai pas d'amis. J'avais rien, mais j'avais décidé de m'installer là. 20 francs en poche, tu sais comme... Ouais, mais c'est un peu 50 cents. Ouais, c'est comme ça. Mais c'est un peu ça le truc, c'est que tu avais...

11:14 Ouais, je n'avais pas... Non, je n'avais pas de sous particulièrement forcément. Quand on fait l'armée, on ne met pas de côté ? On ne gagne pas assez. Non, les applis, on ne touchait pas grand-chose. Même moi, j'avais la solde d'alerte. C'est-à-dire qu'en fait, j'étais payé un peu plus parce que j'étais parachutiste. Mais tu gagnes, tu le bouffes en fait. Aujourd'hui, ça serait l'équivalent de peut-être 300 euros par mois, quelque chose comme ça. Même pas à l'ERSA quoi. Ah non, même pas, même pas, même pas. 300 euros par mois. Et donc, tu as fait ce PIMS, cette entreprise là ? Ça a duré combien de temps ? J'ai gagné beaucoup d'argent avec ça, j'avais 19 ans.

11:43 Arrête ! Combien ? Je gagnais à peu près le SMIC tous les jours. Ouais, ouais. Donc, tu faisais beaucoup d'argent. Donc, quand tu arrêtes l'école, que tu montes ton business, que tu as un gros coup de cul parce que c'est pas... D'accord, j'ai travaillé, mais il y avait une opportunité de fou qui m'est passé sous le nez, je l'ai saisi, mais c'était vraiment une opportunité de fou. Tu es aussi jeune, tu gagnes autant d'argent. Tu es pas, tu es encore à l'école. Bah ouais, c'est toi. Tu vois ? Et toi, tu es en fait en train de faire des sous à bloc avec un truc. Et en fait, tu sais quoi ? Moi, j'ai dit, mais moi, j'ai cru que j'étais une star du rock.

12:10 Et j'ai fait n'importe quoi. Parce que c'est la première fois que j'avais accès à l'argent. Donc, je vivais à l'hôtel, j'ai claqué du tulle en boîte. J'ai acheté deux voitures. Bon, ça fait le classique de... Le classique de... Le j'ai de l'argent, je dépense tout. Le classique de la question à la vite répondu, tu vois ? Et du coup, quand tu es sur un phénomène de mode, le phénomène de mode, qu'est-ce qu'il fait ? Il y a un moment donné, il s'essouffle. Il s'est entouraire. Ouais, il se casse la gueule. Et bah, je suis parti avec lui. Je suis descendu avec le phénomène de mode. Sauf que j'ai gardé le niveau de vie un petit moment. J'ai fait un trou à la banque, ce qu'on appelle abyssal.

12:47 Ouais, pour l'époque, c'était une huit briques. 12 000 euros aujourd'hui. 12 000 euros d'aujourd'hui en euros, mais enfin, on va dire 20 000 balles de trou à la banque que je devais en perso. Et là, je me suis retrouvé dans la merde, parce que j'avais plus à bouffer. Et je me suis vraiment retrouvé dans la merde. Et là, j'ai déchanté parce que j'avais toujours pas de famille et pas d'amis. Parce que c'est pas parce que tu as passé tes soirs en boîte que tu as des amis, on va être clair. D'accord ? J'étais pas une période où je pensais me mettre en couple, on va pas se mentir non plus. C'était pas le sujet. Redis, t'avais quel âge ? J'avais 20 ans, 20 ans.

13:15 Et du coup, je me suis retrouvé vraiment, vraiment, vraiment dans la merde financière. Donc, j'ai dû partir bosser en intérim. Et c'est là que j'ai découvert le bâtiment. Je suis allé d'abord dans les travaux publics faire du marteau piqueur. Puis un coup avec un plombier, un coup avec un électricien, un coup avec un caraleur, un coup avec un plaquiste, un coup avec un peintre. Et j'ai appris gaffe et de trucs du bâtiment, en fait. Grâce à l'intérim. Et l'intérim m'a donné une culture générale du bâtiment. J'ai plus de 3-4 ans comme ça en intérim. Pour remonter la pente, payer mes dettes, manger. Une grosse partie à chaque fois de mon argent allait dans le paiement de la dette.

13:44 Donc, c'était très compliqué. Et donc, j'ai vivoté comme ça, à faire vraiment un boulot de merde en tant qu'ouvrier du bâtiment. Parce qu'on me donnait que des trucs de manœuvre et tout. Et ça te plaisait pas trop ? Non, ça me plaisait sans plus. Mais assez rapidement, enfin après 4 ans là-dedans, j'ai chopé une bonne culture générale du bâtiment. J'ai rencontré dans l'intervalle celle qui est devenue ma femme aujourd'hui. Et il y a eu un incident qui s'est passé. C'est-à-dire que sa sœur a eu un incendie dans sa maison. Sa maison, elle a brûlé à ma belle-sœur. Et on est en 1996 à ce moment-là. Et je dis à ma belle-sœur, ta maison l'a brûlée, t'inquiète, je vais t'en refaire une maison.

14:19 Et du coup, j'ai dit, bon bah je vais monter une boîte pour faire des maisons. Et du coup, en 1996, je crée une boîte qui s'appelle ABT. C'est toujours le nom aussi de la structure. Je crée ABT et je décide de faire des maisons. Artisan Bâtisseur Toulousain en fait. Artisan Bâtisseur Toulousain en fait. Le nom, il vient de là en fait, de 1980. J'ai redonné le nom quand j'ai créé la boîte en 2011, mais un peu par nostalgie de ça. Et j'ai créé une boîte qui s'appelle Artisan Bâtisseur Toulousain. Et je me suis mis à faire des maisons comme ça pendant quelques années. Jusqu'à la trentaine où j'ai fait la crise de la trentaine. Et où j'ai dit, tu vas pas passer ta putain de vie à bosser dans le bâtiment.

14:49 J'ai fait un rejet du bâtiment parce que j'avais d'autres rêves. Que j'avais ma fille qui avait trois ans et je me suis dit, cette gosse, je vais lui dire plus tard qu'il faut qu'elle vive de ses rêves. Et que moi, je suis pas en train de le faire. Donc j'ai dit, maintenant tu vas vivre tes rêves. Donc j'ai toujours rêvé d'être comédien. Donc je suis parti à Paris faire les cours Florent. Mais non ! J'y crois pas. Attends, attends, on va y venir. Donc là, t'avais cette boîte de bâtiment, ça a duré combien de temps ? Ça a duré quatre ans à peu près. Et ça t'a dégoûté du bâtiment ? Non, ça m'a pas du tout dégoûté. C'est juste que c'était pas ton rêve.

15:20 C'est juste que c'était pas mon rêve. Et donc j'ai dit, non, fais pas ça. T'as d'autres rêves et si tu vas pas chercher tes autres rêves, quand tu seras vieux, tu vas avoir des regrets. Et trente ans, c'est encore l'âge de le faire. Je vais te dire, j'ai un livre à ce moment-là qui s'appelle Lettres à Prunel, qui a été écrit par un monsieur qui s'appelle Alain Iach. C'est un patron d'un très grand groupe de presse. Il est décédé aujourd'hui. Et je lis ce livre et c'est génial. C'est le livre d'un entrepreneur. Alain Iach était un entrepreneur de fou dans le monde de la presse. Il avait plein de magazines. C'est quelqu'un d'assez connu en France, du niveau de Bernard Tapie un peu.

15:49 Moi, moins médiatique parce que Tapie, c'était un peu un voyou. Ça m'intéresse. C'était trop intéressant. Donc, je lis le livre Lettres à Prunel d'un père à sa fille. Moi, j'ai pas eu mon père. Enfin, tu vois, mon père est parti trop tôt pour me donner des conseils. Et je lis les conseils de ce gars dans le livre. Je me dis, putain, en fait, je suis pas en train de vivre mes rêves. Je suis pas en train de faire ça. Et je fais une lettre. À l'époque, on écrit des lettres. On envoie pas des emails encore à cette époque-là. Je regarde au dos du livre. Je sais qu'il est patron d'un groupe de presse qui s'appelle Réponse à tout. Et je prends mon plus beau stylo.

16:19 Et puis, je fais une lettre à l'AIH où je lui explique où j'en suis. J'ai une période de ma vie où je sais pas trop quoi faire. J'arrive pas à prendre la décision. Tu vois, j'ai besoin de quelqu'un, peut-être un mentor ou quelque chose comme ça. J'écris la lettre, je sais pas, sans même espoir de réponse. Tu vois, un peu comme une bouteille à la mer. Je me rappelle très, très bien de ça. J'écris la lettre. C'est un mercredi. Je la poste à la poste de Pamier un jeudi. Et le samedi matin, mon téléphone sonne. Et M. Aubel, oui, bonjour, c'est Alain Iach. Bon, j'ai cru que mon cœur, il a arrêté de battre tellement j'ai eu une montée de débouffée. Non, mais il est en train de ma police, monsieur, quoi.

16:52 Et on a eu une longue discussion au téléphone. Il a pris du temps pour moi. On s'est jamais vu, jamais revu. Il n'y a jamais rien. Et j'ai dit, je prends la décision. Je prends mon courage à demain. Et je vais vivre mon rêve. Écoute, incroyable. Je vais te poser une question bizarre. Mais qu'est-ce qui t'avait poussé déjà à lire ce livre qu'il avait écrit ? J'ai toujours beaucoup lu. Ah, OK. Donc, il t'est tombé dans la main, ce livre ? Il m'est tombé dans la main comme là, tu as un petit échantillon. Tu dois avoir une vingtaine de livres là-bas. Mais il y en a 50 chez moi. Les livres de développement personnel, j'ai peut-être pas tout lu, forcément.

17:23 Tu m'en as même recommandé que je n'avais pas lu. Mais je veux dire, je me suis intéressé au développement personnel très tôt. Et donc, je lisais beaucoup de livres. Enfin, beaucoup. Je lisais des livres, pas beaucoup, mais je lisais des livres de développement personnel. Donc, j'ai toujours un peu lu. Et donc, ce livre, ouais, m'est tombé dans les mains comme ça. Et donc, il t'a appelé ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Il m'a dit, on a parlé longuement. Je lui ai parlé de là où j'en étais. Je lui ai parlé de toutes les bonnes excuses que j'avais de ne pas le faire et qui étaient des excuses solides. J'avais acheté ma maison. J'avais ma femme dedans.

17:48 J'avais ma fille dedans. C'est pas bidon comme excuse quand même. Je te dis pas quand je suis arrivé devant ma femme. J'ai dit, chérie, je vais partir faire les cours Florent à Paris. Elle m'a dit, même moi, elle m'a dit, je bouge pas d'ici, moi. Je suis allé... Oui, mais comment t'as fait, du coup ? T'allais la semaine et tu revenais le week-end ? Ah, c'était encore plus compliqué que ça. J'allais la semaine, effectivement, je partais dimanche soir parce qu'il me fallait... Ça coûtait des sous les cours Florent. Et puis, j'avais ma famille à faire bouffer. Donc, il fallait que je me trouve un boulot à Paris. Donc, j'ai trouvé un boulot de commercial.

18:15 Il me fallait une bagnole. Je trouvais un boulot de commercial avec bagnole et bien payé. Donc ça, j'ai trouvé ça à Paris. Je travaillais là du lundi au vendredi. Le soir, je faisais les cours Florent sur le créneau 18-22 heures. Et même avec ça, j'arrivais pas à gagner assez de sous. Donc, vendredi soir, samedi soir, je faisais de l'événementiel. C'est là où j'ai commencé à bosser en événementiel, à faire des soirées dans les bars, les machins et les trucs, pour les marques de cigarettes et tout ça. Donc, en fait, je cumulais deux taffes. Les cours Florent, souvent, je prenais... Il arrivait que je prenne un avion le dimanche matin pour rentrer à Toulouse et je reprenais un avion le dimanche soir pour repartir à Paris, pour être à la réunion des commerciaux.

18:44 C'était complètement taré. Mais t'as fait ça combien de temps ? Deux ans, j'ai tenu ce rythme-là. Le temps de faire... J'ai passé deux ans aux cours Florent. Et après, j'ai arrêté les cours. J'ai travaillé comme comédien. J'ai eu l'occasion de travailler comme comédien et d'avoir des petits rôles, des choses comme ça. Et je me suis assez rapidement retrouvé à faire de l'événementiel. L'événementiel, c'est génial, puisqu'en fait, je travaillais trois jours par semaine, les week-ends en général, et j'avais toute la semaine pour moi. Donc, ça me laissait du temps pour mes enfants. Là, je suis revenu à Toulouse, j'avais du temps pour mes enfants dans la semaine.

19:07 Et le week-end, je partais en tournée. Souvent, je bossais avec des musiciens, ce genre de choses, donc je partais en tournée. Et comme j'avais du temps pour moi la semaine, j'ai commencé à retaper des maisons, à refaire des charpentes, à faire ceci, à faire cela. Et je suis retourné naturellement dans le bâtiment. Et pendant dix ans, j'ai fait intermittent et du bâtiment tout le temps. Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Je sais aussi, on est dans la confinance, je sais aussi du black pour un podcast de couverture à Toulouse. Donc, en fait, pendant dix ans, j'étais dans le bâtiment, mais sans y être, tu vois. Et si à l'époque, j'avais une chaîne YouTube, je peux dire entière que j'ai fait des vidéos, j'ai retapé des barraques complètes, j'ai fait des trucs de fou, tu vois, trop bien.

19:42 Toujours tout seul. J'ai fait un joli petit patrimoine immobilier à cette époque-là. Je gagnais bien ma vie en passant que trois jours par semaine. Le statut d'intermittent, c'est plutôt un statut avantageux. Et j'ai fait ça jusqu'à l'âge de 40 ans. À 40 ans, je sens que je ne vais pas pouvoir passer ma vie sur les routes avec des musiciens. J'ai surtout une super opportunité à ce moment-là dans le monde du poker. On me propose d'être le team manager d'une grosse équipe de poker. Il n'y a pas 50 petites équipes de poker en France, c'est la team Unamax. Est-ce que tu jouais au poker ? Oui, je jouais au poker en ligne. J'étais passionné de poker.

20:14 Et quand j'ai vu qu'à l'époque, l'ancien team manager, qui s'appelle Jean Bricard, quand il a quitté son poste chez Winamax pour entrer chez Pokerstar, il y avait déjà les réseaux sociaux. Je le contacte, je dis « je vois que tu t'en vas, tu t'en vas et tout ». Le poste est vacant. Il me dit « oui, le poste est vacant ». Je dis « écoute, moi j'étais manager de David Guetta, je fais des trucs de ouf ». Il m'a dit « vas-y, tu postules là-bas, à mon avis, tu as le pédigré parce qu'il faut tenir des mecs dans le monde de la nuit. Parce que le poker, ça se joue la nuit, les mecs gagnent des sous, il faut les tenir. » Tu jouais en cercle un peu ? Non, pas du tout.

20:40 Je jouais quand il y a. Mais du coup, je connaissais bien le team Winamax de l'époque. Je connaissais chaque joueur, leur personnalité et tout ça. Donc, je connaissais bien. Effectivement, j'avais le profil pour le poste. On est à l'époque sur un boulot dans les 7000 euros par mois de rémunération, ce qui est quand même un gros salaire pour l'époque. Je trouvais que c'était un truc de ouf. Mais sauf que ça m'oblige à parcourir le monde. Ça m'oblige à parcourir le monde pour les accompagner dans tous les tournois. Les tournois, ils sont partout dans le monde. Je dis à ma femme, « Super ! J'ai un super job ! » Partir là, là, là, et gagner ça. Et ma femme, elle me dit, « Ouais, mais... » « Nous ? » « Nous ? Tes filles ? » Et là, c'est vrai que mes filles, c'était l'âge intermédiaire.

21:20 Elles avaient 10, 14 ans. Et je dis, « Ouais, là, je pense que là, ça va être compliqué. » Et là, du coup, j'ai eu le choix entre le travail et la famille. Et quand on se pose vraiment une question entre la famille et le milieu professionnel, la famille est quand même toujours le bon choix. Donc, j'ai fait le choix de la famille. J'ai dit, « Je dis non à Winamax. » « Je ne serai pas team manager du team Winamax. » « Du coup, on ne me propose rien de mieux dans ce job. » « Enfin, dans ce milieu-là. » « J'ai pas le talent de Brad Pitt ni son physique. » « Donc, on va y aller doucement. » « Comme comédien, c'était compliqué aussi. » « À ce moment-là, j'ai 40 ans. » « J'ai la passion quand même de l'entrepreneuriat. » « Je pense qu'il faut que je remonte une boîte. » « À ce moment-là, je fréquente un club d'entreprise. » « Oui, j'y étais encore avant-hier. » « Ça s'appelle le club Aleva. » « Et tous les mecs là-dedans sont des patrons. » « La plupart dans le bâtiment, je vois qu'ils s'en sortent bien, qu'ils gagnent leur vie. » « Ils sont des équipes, ça. » « Je me dis, « Putain, tu devrais monter une boîte de bâtiment. » « Mais je ne voyais pas comment monter autrement que démarrer tout en bas. » « Et là, je décide d'arrêter le monde de la nuit. » « Il faut savoir que moi, tous les ans, j'étais au Festival de Cannes. » « C'était une soirée de fou. » « Ah, putain, mais tu nous caches des choses. » « Je veux dire, le Martinez à Cannes, je connais par cœur. » « Mathieu Chidi, tu as tous les gens de Canal. » « Tu as Guetta, Cathy Guetta. » « Lionel Richie, c'était mon quotidien. » « Dans le monde de la nuit. » « Et donc, j'arrête ça. » « Je repars sur les chantiers. » « Et on est en octobre 2011 précisément. » « Je repars sur les chantiers. » « Janvier, février, mars 2012. » « C'est un des hivers les plus froids qu'il y a eu ces dernières années. » « Je suis les mains dans le béton. » « Puisque je redémarre en entreprise générale de bâtiment. » « Assez rapidement, j'ai créé les couvres occitans. » « Mais au début, j'avais peur de manquer de travail. » « Et là, je suis sur les chantiers avec ma pompe à béton. » « Mes bottes dans la merde et tout. » « Tout seul. » « Je bossais avec un mec au black. » « J'étais un éclairagiste du monde du spectacle qui me file un coup de main. » « Et j'avais monté ma boîte en micro comme ça. » « Et là, j'ai dit, j'espère que tu n'es pas en train de te planter. » « Parce que c'est vraiment la merde. » « Parce que j'étais dans la merde. » « Mais j'avais le rêve. » « Mais ce n'était pas aussi sexy que le monde de la nuit. » « J'imagine. » « Non, mais franchement, je suis revenu. » « J'ai démarré tout en bas. » « Mais vraiment tout en bas. » « Parce que je ne savais pas où démarrer ailleurs qu'en bas, mon entreprise. » « Alors oui, j'avais le rêve de la développer. » « Mais je pensais arriver à une dizaine de personnes. » « Tu vois, être le patron d'une boîte de 10 personnes. » « J'ai dit, ça va être cool. » « Maintenant, je sais qu'un jour, il y aura plus de 100 personnes dans cette boîte. » « Et aujourd'hui, ça va, je le vis bien. » « Je me suis habitué à en grandir la boîte. » « Mais voilà comment, en fait, je suis revenu dans le bâtiment. » « Je ne l'ai jamais vraiment quitté. » « Bâtiment, ça a été un peu ma maîtresse toute ma vie. » « Qui était là, derrière. » « Je disais, je ne peux pas faire ma vie avec. » « Et à 40 ans, on s'est marié avec le bâtiment. » « Et aujourd'hui, je suis très heureux d'être dans le bâtiment. » « Incroyable. » « Là, on va rentrer un petit peu dans la période couvreur occitan. » « Comment est-ce qu'on passe de micro-entrepreneur » « à 8 millions d'euros de chiffre d'affaires et plus de 70 salariés ? » « Step by step. » « L'inique. » « Je pense que la clé de la réussite, mais je continue toujours à le dire, c'est que mon maître mot, ça a toujours été la qualité. » « Donc, quand j'ai démarré tout seul, maître mot, sérieux, qualité. » « Donc, le premier client que j'ai eu s'appelle Jérémy. » « Je ne peux pas l'oublier, Jérémy. » « Tu vois, c'est devenu un ami aujourd'hui. » « C'est un très bon ami. » « Donc, Jérémy décide de me faire confiance sur un gros chantier, quand même à l'époque, de plusieurs dizaines de milliers d'euros. » « Donc, ça m'a aidé à me lancer. » « Mais en même temps, c'était un risque pour lui. » « Tu as changé de quoi ? » « En fait, il m'a affiné une baraque, sa baraque à faire. » « Renaud Global. » « Construction. » « Ah, construction. » « Je coulais les fondations et tout. » « Je suis parti du mini. » « Alors, ce n'est pas moi qui ai fait le terrassement. » « Parce que, bon, quand même, je n'ai pas fait le terrassement. » « Mais à partir du moment où le terrassement a été fait, j'ai coulé les fondations. » « Je lui ai rendu la maison. » « Elle a été peinte. » « Ce n'est pas moi qui ai fait la peinture. » « J'avais sous-traité la peinture. » « Mais au carrelage, tout s'était fait. » « Elle était même cuisine posée par mon voisin. » « Quand je faisais des maisons, je faisais de A à Z. » « Parce qu'après, je connaissais quand même plein d'artisans et tout ça, des copains. » « Que je faisais bosser comme artisan. » « Ouais, c'était un gros chantier. » « Mais moi, ma part, à l'époque, ça devait représenter un chantier à 80 000 balles. » « L'avantage, c'est que Jérémy, c'est un garçon qui bossait dans Limo. » « Donc, du coup, il avait aussi appris un gros réseau. » « Il m'a filé du boulot, ses copains, machin, des rénaux, d'immeubles, ceci, cela. » « Et c'est parti comme ça. » « Assez rapidement, je me suis retrouvé tout seul. » « Ce n'était pas possible. » « Je ne pouvais pas continuer à garder au black mon pote éclairagiste. » « Fabien, du coup, un jour, j'étais sous l'eau et j'ai ma voisine qui me dit « Mais pourquoi tu ne bosses pas avec mon beau-frère ? » « Qui c'est ton beau-frère ? » « C'est le mec qui a construit la maison en sortant le Beaumont. » « Je fais, je fais, sa maison est incroyable. » « Ce mec, il a des mains, elles sont incroyables. » « Il me dit, tu aurais bossé avec lui parce qu'il est artisan aussi. » « Et lui, c'est Manu, il est toujours dans la boîte aujourd'hui. » « C'est mon premier salarié. » « Manu, c'est un mec qui a des mains en or. » « C'est un mec qui a un cerveau en or. » « Mais il n'est pas très bon commercial. » « Ce n'est pas un très bon communicant. » « Et du coup, déjà, on a eu cette petite association tous les deux qui faisait que j'avais ce gars-là. » « Après, j'ai recruté via le bon coin des auto-entrepreneurs ou des mecs comme ça. » « Vous étiez complémentaires. » « On était complémentaires, exactement. » « Et on s'est retrouvé à un moment donné à avoir une petite équipe de 3-4 personnes qui étaient tous des autos ou à leur compte. » « Et petit à petit, j'ai commencé à faire un contrat à Manu parce que Manu a dit « Bon, écoute, de toute façon, je ne reviendrai. » « Je n'ai jamais rebossé tout seul. » « Donc, ça a été le premier à qui j'ai fait un CDI. » « Et puis après, il y a eu les autres, les Mika. » « Et puis, des mecs qui étaient d'abord auto-entrepreneurs et qui sont devenus salariés du truc. » « Moi, petit à petit, on était une petite équipe de 3-4. » « Et il a fallu que je commence à trouver du boulot un petit peu pour tout le monde. » « Oui, on continue. » « Donc, du coup, je m'occupais plus de la partie commerciale. » « Et puis, on a tenu comme ça à peu près deux ans. » « Trois ans. » « 2012. » « Deux ans. » « Et au bout de deux ans, j'analyse mon entreprise. » « Et je me dis, là, on est le plus rentable, c'est sur les toitures. » « Évidemment, malin. » « Puisque c'était quand même ce que je faisais le plus. » « Je taillais des charpentes, ce genre de choses. » « Donc, c'était quand même... » « Même si je n'ai jamais validé mon métier avec des diplômes, j'ai fait des centaines de toits qui vont très très bien. » « Et j'ai taillé des charpentes qui ne sont jamais tombées. » « Donc, ça va. » « Et qui sont apparentes et qui sont très belles. » « Donc, du coup, je décide de changer de stratégie et de devenir une boîte de couverture. » « Sauf que ça me fait renoncer à 80% de mon chiffre d'affaires. » « Qu'est-ce qui t'a poussé à faire ce choix ? » « La renta. » « Oui, mais la renta, mais tu devais... » « J'étais plus rentable. On faisait trop de choses. » « Ah, donc, tu avais un manque de rentabilité malgré le chiffre d'affaires qui devait être conséquent. » « Oui, la rentabilité, c'est un truc... » « Les entrepreneurs, on passe notre vie après la rentabilité. » « Il ne faut pas se mentir, c'est compliqué. » « Donc là, je savais qu'en fait, là où je gagnais le plus, c'était la toiture. » « C'était le milieu qu'on connaissait le mieux. » « Et donc, du coup, il a fallu le courage de dire à l'équipe, les gars, on va arrêter 80% de l'activité. » « Donc, il va falloir que je trouve le chiffre d'affaires qui nous manque uniquement en toiture. » Et là, ça a été la révélation de ma vie, ce qui fait que je pense qu'on est dans ce studio aujourd'hui.

28:01 J'ai dit comment je peux trouver des clients. Je me suis dit qu'il faut que je fasse un site internet. « J'ai cru que tu allais me dire qu'il faut que j'aille casser des toitures et que je laisse ma carte. » « Non ! » Je me suis dit qu'il faut que je fasse un site internet. Et à ce moment-là, du coup, qu'est-ce que je fais ? Un soir, je m'en rappelle, je prends mon ordinateur, je l'ouvre, je me connecte sur un truc qui s'appelle « One and One My Website ». C'était un truc pour faire des sites soi-même. Et ça avait l'air très simple de faire des sites avec ça. Je confirme, ça a été très simple. J'ai réussi à mettre un site en ligne. J'ai réussi à envoyer une campagne Google Ads.

28:29 « Arrête ! » « Ouais, ouais, ouais ! » « J'ai envoyé tout ça dans la nuit. » « Purée ! » « Et le lendemain matin… » « Tu avais des leads ? » « Non. » « Je te jure. » « Non, mais attends, l'histoire, ça a été… » « Je te jure, j'ai cru qu'il y avait… » « Quelle année ? » « Quelle année ? » « On est en 2014. » « 2014. » « Donc, il y a 10 ans. » « 10 ans pile. » « Donc, c'était ultra précurseur de mettre de l'argent sur Google Ads. » « Ah ouais, mais je le mets. » « En tant qu'entrepreneur du bâton. » « Non, mais déjà, je ne sais même pas comment j'ai fait pour paramétrer moi-même la campagne et mettre des sous. » « C'est bien parce qu'il n'y avait personne. » « Tu vois, il n'y avait personne à cette époque-là. » « Aucun couvoir mettait des sous sur Google Ads. » « Non, mais je suis choqué. » « Même moi qui ai une entreprise, une startup, je galère un petit peu avec Google Ads et je passe par des consultants. » « Dans la même nuit. » « Donc, le lendemain matin, mes gars, ils viennent et tout, on prépare le chantier. » « D'un coup, mon téléphone sonne. » « Tu vois, ouais, allô, bonjour. » « Oui, bonjour, monsieur, je vous appelle parce que j'ai un problème de toiture, machin de ça. » « Je dis, ouais, qui c'est qui vous a donné mes coordonnées ? » « Je me dis, mais je vous ai trouvé sur Internet. » « Je fais, oh my God. » « Et là, je regarde le téléphone. » « Je ris, je fais, oh, là, j'ai trouvé un gros truc. » « Mais je te jure, mais ça a été ça. » « Mon cerveau, il a brillé. » « Je fais, mais non. » « Mais c'est que ça marche comme ça. » « Mais je n'ai plus jamais lâché la com. » « Je n'ai plus jamais lâché la com. » « Je dis, c'est ce truc qui est ouf. » « Eh bien, je suis désolé, mais aujourd'hui, moi, c'est la com qui m'a amené à ce chiffre d'affaires. » « On ne va pas se mentir. » « D'ailleurs, mon boulot dans la boîte, c'est ça aujourd'hui. » « C'est un peu plus le boulot de Fiona maintenant depuis quelques jours. » « Mais sinon, effectivement, c'est là où j'ai pris conscience qu'en fait, communiquer quand on est artisan, c'est la clé. » « Jamais lâcher la qualité. » « Jamais lâcher les recrutements pour avoir des gens de qualité qui vont faire du travail de qualité. » « Après, tous les problèmes d'investissement, de gestion, donc se mettre à niveau dans la gestion, la gestion d'entreprise, tout ça, tu dois grandir avec tout ça. » « Il faut se former en continu. » « Il faut se former en continu. » « Mais après, il y a aussi eu des tonnes et des tonnes d'erreurs qui ont été faites. » « J'ai perdu des dizaines de milliers d'euros sur des mauvaises décisions. » « C'est quoi ta plus grosse erreur ? » « Ma plus grosse erreur, c'était le manque de contrôle. » « Manque de contrôle sur mes équipes, manque de contrôle sur mes commerciaux, manque de contrôle d'une manière générale. » « Parce qu'en fait, moi, j'ai eu un gros problème. » « C'est que d'abord, j'arrive à peu près à tout faire par moi-même tout seul. » « Je ne vois pas où est le problème. » « Donc, du coup, je ne vois pas pourquoi les autres ne font pas pareil. » « Et les premiers salariés que j'ai eus, les Manu, Mika, Nico, qui est dans le bureau... » « En fait, les premiers gars que j'ai étudient étaient très très bons. » « Ça, c'est un gros coup de cul, en fait. » « Du coup, quand après, il y a des vagues de moins bons qui sont arrivées, j'ai dit « Non, non, mais tout le monde est bon dans la vie. » « Ouf ! » « Et là, ça a été... » « Heureusement qu'il y avait quand même les bons qui étaient les piliers de l'entreprise. » « Mais tu sais, je leur dois beaucoup. » « Parce qu'en fait, les bons, c'est eux qui rattrapent les conneries des mauvais. » « Donc, c'est eux qui vont gagner les sous que les mauvais, ils sont perdus. » « Et des fois, tu perds des bons à garder des mauvais. » « Et il y a un moment donné, tu comprends qu'il faut se séparer des mauvais. » « Si tu veux garder des bons ou former les mauvais pour qu'ils deviennent bons. » « C'est un peu aussi se tenter. » « Il y a plein de choses qui peuvent se faire. » « Et puis qu'il faut accompagner, puis qu'il faut écouter, puis qu'il faut manager. » « Tout ça, ce sont des process qui se sont arrivés après. » « Mais tout ça, je l'ai improvisé, comme tous les artisans qui nous écoutent. » « Donc, il y a beaucoup, beaucoup de choses à faire. » « Effectivement, pilotage en gestion, construction des prix. » « Moi, je parle énormément de dirigeants dans le bâtiment. » « Il y en a beaucoup qui galèrent, en fait, et qui n'arrivent pas à monter en compétence, qui n'arrivent jamais à ce stade de 2, 3, 4 employés stables, avec qui ils sont, on va dire, ils arrivent à rendre leurs employés autonomes et à faire en sorte d'aller continuer à chercher du business et à employer d'autres personnes.

31:39 Parce qu'à partir du moment où les 2, 3 premiers, ils ne sont pas bons, tu ne peux pas développer plus. » « Tu es d'accord avec toi ? » « Je suis d'accord avec toi. » « Donc, si tu devais recommencer aujourd'hui, comment tu t'y prendrais ? » « Moi, je serais encore plus exigeant sur les recrutements. » « Et après, quand on a recruté les bons, il faut les garder. » « Donc, la première chose à faire, c'est qu'il faut les payer correctement. » « Malheureusement. » « Parce que, quand je dis malheureusement, parce que c'est compliqué de payer correctement, parce que ça va avoir un impact sur ton prix de vente et que c'est plus compliqué de vendre un chantier quand ton devis est cher quand il n'est pas cher. » « Mais comme ton collaborateur, il est bon et que tu dois le payer bien, qu'en plus, tu mets des matériaux de qualité, donc tu vas devoir être sur un peu une offre à étiquette, on va dire. » « Donc, il faut arriver à la faire passer. » « Donc, pour la faire passer, il faut déjà que toi, tu aies une image qui corresponde à ça et que les gars se disent, ce mec-là, je sens que je vais payer plus cher, mais que je n'aurai pas de problème avec lui. » « D'accord ? » « Ou si il y a un problème, il y aura une solution. » « Donc, la clé, c'est de garder les bons en les rémunérant correctement et en leur mettant... » « Après, il faut aussi qu'ils aient envie de venir avec toi le matin, mais ça, c'est des rapports humains, ça. » « À un moment donné, il faut quand même... » « Moi, quand je vois des patrons qui arrivent le matin et qui font la gueule un jour sur deux ou deux jours sur trois, « Les gars, ne te plains pas si après, tes collaborateurs se barrent, ta meuf se barre, tes gosses ne parlent pas et que tu es tout seul dans un coin avec ta binouze. » « Non, mais je veux dire, tu dois t'ouvrir au monde. » « Il faut quand même un peu faire des efforts quand tu es patron pour que les gens aient envie de venir. » « Regarde, dans ce bureau, il y a des jeunes, si je fais la gueule le matin, ils ont pu avoir envie de venir ou ils ne vont pas être motivés, ou ils vont passer la journée à regarder la pendule et dès qu'il va être 16h00, non, mais tu vois ce que je veux dire, c'est que tu dois essayer de mettre une atmosphère quand tu es chef d'entreprise qui donne envie de bosser.

33:13 C'est vraiment le sélectionneur dans le sport. On se dit « Pourquoi les sélectionneurs, ça marche ? » « D'autres, ça ne marche pas. » « Je ne sais pas, je n'en connais pas de sélectionneurs. » « Je pense qu'il faut donner envie aux gens de venir. » « L'argent, c'est super important, mais il n'y a pas que l'argent. » « Je pense qu'on est presque arrivé au bout de ce podcast-là. » Donc, tu nous as dit comment tu es passé finalement de micro-entreprise à entrepreneur à succès, d'une manière assez claire. Si oui, on peut dire… Non, je veux dire qu'il n'y a pas de doute à ce niveau-là. Après, comme tu dis, tant qu'on n'a pas revendu l'entreprise, tu vois, c'est un travail de tous les jours et il faut être sur la base de « Rien n'est jamais acquis. » Et moi aussi, je pense un petit peu la même chose.

33:47 J'aimerais clôturer ce podcast sur trois sujets rapides. Si tu pouvais donner un petit peu quelques conseils à toi de il y a 12 ans, du coup. Tu as fait quelques chantiers, tu as un petit peu de trésorerie en poche et là, tu dois recruter ton ou tes deux premiers collaborateurs. Comment tu t'y prends ? Donc, en fait, si tu veux, on ne va pas se mentir, pour moi, le recrutement, c'est quand même un acte de séduction parce qu'il faut que deux personnes se plaisent pour travailler ensemble. Il ne s'agit pas de vivre ensemble, mais de travailler ensemble. Donc, c'est un acte de séduction. Donc, il faut être un peu sexy en tant qu'employeur. C'est-à-dire qu'il faut donner des choses qui ont envie de nous rejoindre.

34:23 Moi, la question à se poser, je dirais, c'est est-ce que vous auriez envie de venir bosser si vous êtes tout seul avec un gars comme vous ? Peut-être avec un camion pourri, dégueulasse, qui pue la clope, qui est mal rangé, un dépôt où il fait froid. Et si vous râlez tout le temps ? Enfin, je suis désolé, mais premier point, soignez-vous, vous êtes la moitié de l'équation. Donc, quand on se sépare d'un salarié, on a la moitié de la responsabilité. C'est comme un couple, c'est lui 55 ans. Donc, il y a ça à soigner. Il y a deux types de recrutement. Recruter les gens du bureau ou recruter les gens qui font le même métier que vous. Quand tu recrutes quelqu'un qui fait le même métier que toi, c'est très facile, tu le mets sur chantier.

34:59 Tu vois comment ça va se passer. N'accepte pas les gens médiocres. J'ai une petite question, mais s'ils sont très bons, mais qu'en termes de soft skills, donc de comportement, comment tu fais pour détecter ? Tôt ou tard, si tu as un problème sur les soft skills, tu iras au clash. Moi, j'ai eu un gars qui était très bon, mais c'était un vrai connard. Il était très, très bon, mais quand il arrivait le matin, mais franchement, des fois, il nous faisait le seum. C'était à croire que c'est lui le patron. Je te jure, c'était un truc de fou. Bah, ça a clashé. Parce qu'un connard, ça reste un connard. Donc, si tu peux le détecter... Je le virai. Donc, si tu peux le détecter assez tôt, qu'il va y avoir une couille dans le potage, c'est comme un acte de séduction.

35:36 C'est comme avec une fille. Si tu dis, ouais, elle est bien, mais, pap, pap, pap, t'enflamme pas. Collaborateur, c'est la même chose. Donc, tu peux le garder le temps de la période d'essai à un moment, le temps d'en trouver un autre. Déjà, il y en a. Je sais que des fois, moi, je vois des artisans qui gardent des collaborateurs par défaut en disant, ouais, mais j'ai personne d'autre, donc je vais le garder à lui. Ouais, mais ils perdent de l'argent. Comment tu fais pour trouver des gars ? Tu les trouves où, les mecs ? Là, on n'oublie pas, mais tu reparles à ton toit d'il y a 12 ans. Ouais, ouais. Donc, tu n'as pas de marque employeur et tout. Non, mais aujourd'hui, on recrute beaucoup avec l'intérim et du coup, les gens, ils arrivent et on voit s'ils vont faire l'affaire ou pas.

36:09 On reçoit des candidatures, donc moi, je communique sur les réseaux sociaux, donc les gens en communiquent, mais le mois d'il y a 12 ans, parce que si je m'en remets en mode de départ, Pôle emploi, tout ça, ça ne marche pas trop. Il n'y a que l'intérim. Simplement, il faut être prêt, encore une fois, à payer le collaborateur quand il va arriver via l'intérim parce que ça coûte plus cher avec l'intérim. Mais c'est un bon moyen de passer des collaborateurs sans risque et dans le lot, il y a quand même des bons gars. Donc personnellement, aujourd'hui, je trouve que c'est le meilleur moyen. Ce n'est pas Pôle emploi. Ça peut être des gens qui se présentent, mais il n'y en a jamais.

36:36 Donc en fait, pour moi, il n'y a que l'intérim aujourd'hui pour avoir des salariés ou des offres d'emploi, mais je ne sais même pas où la mettre. Mais plutôt profil débutant ou expert ou moyen ? Il faut des bons. Au début, il faut des bons. Il faut des bons. En fait, c'est une erreur de démarrer. Les gens qui prennent un apprenti pour démarrer. L'avantage des apprentis, c'est que c'est facile à trouver. Mais tu perds du temps avec un apprenti. Un apprenti, c'est chronophage. Un apprenti, ça ne sait pas faire. Moi, je suis complètement d'accord. L'apprenti, sa mission n'est pas d'être productif. Toi, ta mission d'artisan, c'est de lui transmettre ton savoir.

37:06 Transmettre du savoir, ça prend du temps. Non, mais je te dis ça pourquoi je rigole. Parce qu'il y a énormément d'entrepreneurs et même pas que dans le bâtiment qui pensent qu'ils vont recruter un alternant ou un stagiaire et qui va faire le travail à leur place. Ça serait trop facile. Sinon, tout le monde crée une boîte, recrute un alternant et va se la couler douce au soleil. Et ce n'est pas comme ça que ça se passe. Dans le bâtiment, en tout cas, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Dans la vidéo, c'est comme ça que ça se passe. Je recrute un alternant vidéo, c'est un monteur. Les gamins, ils sont passionnés, ils montent depuis qu'ils savent marcher.

37:34 Et je lui dis, je ne vais rien t'apprendre. Par contre, je te paye ton année en alternant. C'est les mecs qui montent, c'est des geeks qui savent faire des mini-as, des trucs. Mais je parle dans le bâtiment. Je sais bien ce qu'on n'est pas. Mais dans le bâtiment, c'est impossible. D'accord ? Donc, tu vas avoir des plus dégourdis que d'autres, des mecs qui vont... Mais à l'arrivée, ce n'est pas avec eux que tu vas gagner des sous. Tu vas gagner des sous avec des mecs que tu vas devoir bien payer et qu'ils savent. Moi, aujourd'hui, les gens qui me rapportent de l'argent dans cette entreprise sont ceux qui me coûtent le plus cher. Ça, c'est ce que j'ai appris en 12 ans.

37:58 Donc, ce n'est pas là où il faut faire des économies. Ce n'est pas sur le salaire. Et si tu n'arrives pas à payer ton gaz, c'est que tu ne vends pas assez cher. Tu vois, moi, j'ai discuté avec ton équipe. Je sais que sur votre politique, je peux en parler, c'est ça, mais votre politique, ce n'est pas d'être les plus chers non plus. Vous avez créé des ouvrages dans le logiciel calculés à la minute pour être vraiment au prix le plus juste pour le client, au prix du marché, pour être vraiment, tu vois, au fait de vous gagner votre vie avec de la marge et de la rentabilité. Mais le client, il ne va pas non plus surpayer la prestation. Non, bah non.

38:30 Parce que sinon, pour que ça passe. Oui, bien sûr, tu vas vendre trop cher. Mais déjà, quand tu arrives à payer correctement tes collaborateurs, à avoir que des véhicules qui ont moins de 5 ans, à avoir tout le monde qui est à jour au niveau de ses formations, à payer la com. Nous, un groupe comme l'autre, c'est 200 000 balles. Le budget, quand à payer tout ça, bah oui, tu ne vas pas en plus marger comme un fou. Sinon, tu ne vendras pas tes chantiers. Ce n'est pas le but. Les gens, ils doivent aussi avoir du bouche à oreille. Donc, les gens ne vont pas nous recommander si on est hors de prix. Donc, il faut qu'on soit dans les prix de marché. Mais le seul moyen d'être dans les prix de marché, c'est d'avoir des mecs qui sont bons et qui travaillent vite.

38:59 Payer un mec cher qui est très bon et qui travaille vite, c'est rentable. Payer un mec moins cher qui met deux fois le temps, le mec, tu vas le payer 20% de moins mais il met deux fois plus de temps. Mais mec, il n'y a pas besoin d'avoir fait maths-soups-mats-fé pour comprendre que tu perds de l'oseille. Oui, donc c'est la vitesse sur laquelle on réalise les chantiers avec laquelle on réalise les chantiers qui conditionnent finalement la réussite. Et ça peut être les soft skills. Par exemple, un bavard va te coûter du fric. Les mecs qui sont tout le temps en train d'arrêter en train de fumer la clope ou qui me passent une demi-heure ou une heure le matin chez le fournisseur parce qu'il a envie de raconter sa vie au fournisseur mais parce qu'il est viscéralement créé comme ça, c'est un putain de bavard, les bavards, tu ne veux pas les garder.

39:35 Et c'est d'ailleurs aussi une de mes convictions mais je pense que, tu vois, tu as fait un excellent choix en te spécialisant que sur la couverture parce qu'en faisant que les mêmes chantiers, tu gagnes aussi du temps à tous les niveaux sur la réalisation de tes devis, sur quand tu fais ta visite technique, quand tu fais tes chantiers parce que tu as toujours les mêmes outils alors que, tu vois, si tu fais, j'ai n'importe quoi, 5 métiers différents, en tout cas au début jusqu'à 10-15 personnes, c'est hyper compliqué d'avoir plusieurs activités. Aujourd'hui, c'est quasiment devenu plus possible dans le bâtiment. Chaque métier est devenu trop technique au niveau des normes sur les produits, même dans la peinture, tu vois, on pourrait dire c'est facile de peindre, jamais de la vie, tu ne fais pas n'importe quoi, tu dois savoir préparer le support.

40:15 Il n'y a que les clients qui ne veulent pas payer cher qui disent que c'est facile. Qui disent que c'est facile de peindre, tu vois, donc c'est des métiers qui sont très techniques. Faire un réagréage, c'est technique, tu vois, donc tous ces métiers sont techniques, ce n'est pas du tout le même métier que de poser un litot, que de faire un réagréage, que d'aller brancher une clim ou changer un disjoncteur. Donc il y a un moment donné, effectivement, on doit se spécialiser sur un métier pour déjà limiter les risques d'erreur, pour gagner en productivité et que les gars, ils aillent vite parce que s'ils font tout le temps la même chose, ils vont gagner du temps.

40:40 Je veux dire, c'est un truc, c'est tout bête. Demain, tu vas chez Ikea, tu achètes une armoire, tu la montes. Tu vas mettre deux heures et tu en as deux à monter. Tu ne vas-tu mettre qu'une heure sur la deuxième. Alors que tu as mis deux heures sur la première. Pourquoi ? Parce que si tu ne fais pas souvent les choses, tu les fais doucement. Dans nos métiers, c'est exactement la même chose. C'est dommage, mais c'est presque mécanique. Moi, les gens qui posent du photovoltaïque chez moi, ils ne vont jamais mettre de la tuile. Oui, ils savent, mais non. Non, parce que c'est fini. Il y a une équipe de toiture, si je l'envoie au photovoltaïque, ils vont mettre deux fois le temps de l'équipe du PV.

41:07 S'ils veulent faire de la tuile, après, c'est que de la couverture. Exactement, parce que même ceux qui font le zinc font le zinc, ceux qui font la tuile font la tuile, ça fait la charpente, le PV, c'est le PV. Et même dans nos métiers, les gens sont par spécialité pour éviter de leur faire faire trop d'activités et qu'ils soient moins performants. La productivité, c'est la clé d'une entreprise. La productivité, c'est le salarié. Tu repars là, toi, d'il y a 12 ans. Oui. Communication, qu'est-ce que tu fais ? Tu reprends ta boîte, tout de suite. Tu as peu de moyens. Qu'est-ce que tu fais pour te faire connaître ? Et, excuse-moi, pour te faire connaître et avoir une image de marque.

41:38 parce que c'est deux choses différentes qui sont complémentaires mais qui restent non moins différentes parce qu'on peut faire le buzz et paraître pour un idiot ou diminuer sa valeur perçue. Mais voilà, comment tu as construit ton image de marque et comment tu fais parler de toi ? Les basiques, qui sont d'avoir un site internet dans lequel il ne faut pas investir des millions d'euros mais le site, il doit exister. On doit obligatoirement faire les référencements Google qui sont proposés aujourd'hui par Google pour avoir de la visibilité en local. On est des artisans, on travaille localement. Donc ça, c'est site internet référence, peut-être même en premier référencement Google puis un site internet puis évidemment toute la partie réseaux sociaux c'est aujourd'hui je pense incontournable.

42:17 Réseaux sociaux, je mettrais quand on est artisan, si on est en B2C, Facebook en premier, si on est en B2B, LinkedIn. Voilà, donc on ne peut pas... Tu ferais quoi ? Enfin, tu ferais de la pub ? Sur Facebook, je pense qu'en fait je me contenterais de mettre quelques photos et en démarrant, en étant... Je n'aurais pas besoin non plus en démarrant de la même volume de travail que j'ai besoin aujourd'hui. Bien sûr, je fais de la pub sur Facebook, sur Google et tout ça mais en démarrant, je pense que je referais la même chose que ce que j'ai fait, c'est un petit site internet bien référencé localement avec Google. Je ferais sûrement du Google Ads et si j'envoyais quelques pubs sur Facebook, j'irais un petit peu avec parcimonie, très localisé pour manière...

42:54 Mais je pense que sur Facebook, je serais plutôt à poster puisqu'aujourd'hui, Facebook, Instagram marche ensemble, mettre des jolies photos, des jolis contenus pour bosser là-dessus. Ça fait déjà du boulot d'alimenter ces plateformes-là quand on est tout seul. C'est pour ça, je te dis vraiment le minimum, ça serait quelques photos, sites internet, pages Google. Mais pour moi, il faut bosser localement et le seul vrai réseau social local, je suis désolé, mais c'est Facebook parce qu'aujourd'hui, Instagram, il n'est pas forcément local. Je trouve que Facebook, il est vraiment... Il y a plein de petits groupes locaux et les gens se... Le vrai bouche à oreille sur...

43:24 Il se fait beaucoup sur Facebook. Moi, je vois souvent des gens sur Facebook et je cherche un couvre à ce que c'est quelqu'un. Alors, je suis identifié dans la réponse. Des fois, les gars de mon équipe sont identifiés. Dans les groupes, tu sais que tu viens de Toulouse quand ? Et là, il y a tous les habitants de Toulouse. C'est vrai que c'est des groupes comme ça ou le club de marche à pied, de Tata Ruchelévin à côté, des trucs comme ça. Pour moi, c'est des choses qui ne coûtent pas grand-chose et qui fonctionnent. Tu ne peux pas commencer à vouloir te lancer partout. Si tu veux t'amuser à faire du TikTok, c'est rigolo, mais ça ne t'amènera pas un client.

43:51 Et on ne va pas se mentir. Les seules personnes qui me reconnaissent sur TikTok, c'est quand je vais chez les fournisseurs. Ah ouais, tu fais TikTok. Ça m'est arrivé samedi, j'avais besoin de trucs perso, je vais chez le fournisseur. Le mec dit ah ouais, c'est TikTok. Bon, bah voilà, ok, super. Ça ne rapporte pas grand-chose. Google, référencement local, un peu de Google payant pour être vu localement dans son métier, travailler ses mots-clés. Facebook, pour référencement local si on est vraiment sur du particulier. Et si vraiment, on veut toucher la cible du professionnel. Dans ces cas-là, LinkedIn peut faire l'affaire, mais je conseille de se faire aider sur la partie réseau sociaux parce que faire un post LinkedIn, ce n'est pas donné à tout le monde.

44:26 Même publié sur Facebook, on peut avoir besoin d'un petit conseil pour faire des photos avant, après ou quelque chose comme ça. Donc, prendre peut-être un community manager qui va filer un coup de main là-dessus. Ça peut ne pas être débile. On peut trouver des jeunes étudiants, jeunes esclaves comme je les appelle, qui peuvent venir filer un coup de main sur la partie réseau sociaux. Et pour avoir une image de marque, alors comment tu fais pour que les gens se disent parce que tu vas se faire connaître finalement. Donc, les gens t'ont trouvé. Comment est-ce qu'ils te sélectionnent toi plutôt qu'un autre ? Il faut du temps pour une image de marque.

44:57 Ça, il faut du temps. Moi, je me rappelle très bien l'image de marque, on ne l'avait pas. On a trouvé un nom à l'époque qui s'appelle les couvres occitans et ce nom, les gens avaient l'impression que c'était un truc qui existait depuis toujours qui était un peu intemporel. Et ça, ça nous a servi pour l'image de marque. On a travaillé sur notre logo. On a eu des camions couvreurs dedans, coloris verts, il n'y a pas trop de camions de cette couleur-là. On s'est fait assez rapidement remarquer par nos camions qui étaient jolis. Flocage des camions aussi ? Flocage des camions, oui. Tous les camions sont floqués. Aujourd'hui, il y a 33 camions qui tournent à Toulouse floqués.

45:30 On vous voit partout ! Avec les drapeaux aussi sur les chantiers. Exactement, bien sûr, drapeaux sur les chantiers, c'est hyper important. Les bâches sur les échafaudages, tout ça, ça fait partie du truc. Il faut être présent partout. Puis faire des photos, les poster sur les réseaux. Mais la notoriété, elle prend du temps. Aujourd'hui, la notoriété, elle est aussi numérique. Ça va passer par les avis qu'on peut avoir sur des plateformes comme Eldo ou Google et ainsi de suite. Donc, il y a la notoriété numérique. Mais il faut du temps, il faut des clients satisfaits. Et encore une fois, je reparle de la qualité. La notoriété, c'est la qualité.

46:02 Demain, on peut aller manger. Je connais des bons restaurants à Toulouse. Je n'ai pas besoin de regarder les avis Google mais ce ne sont pas des restaurants qui ont ouvert la semaine dernière. D'accord ? Donc, il faut un peu de patience pour la notoriété. Il faut la mériter par la régularité du travail de qualité, par la persévérance dans le fait de tenir les délais, d'avoir du personnel qui est soigné, qui est poli, qui est courtois, qui ne sont pas teubés, qui ne vont pas écraser leur mégot dans les géraniums de la cliente. Tout ça, c'est tout ce genre de détails-là qui vont construire ton image sur le long terme. Il faut être un peu patient.

46:31 D'ailleurs, j'en profite pour te demander mais je voulais partager sur LinkedIn un post que j'ai préparé et je voulais te demander l'accord de le faire mais c'était une des astuces que tu as dit dans une des vidéos sur ta chaîne où tes techniciens, ils appellent le client s'ils ont 4 minutes de retard pour leur dire j'ai 4 minutes de retard. C'est vrai qu'il le passe plus souvent mais bien sûr qu'on l'a démocratisé autant que possible parce qu'en fait, le fait d'arriver avec 4 minutes de retard, c'est un truc qui est génial. C'est-à-dire que tu appelles ton client, tu dis j'ai 4 minutes de retard. C'est rien 4 minutes de retard. On ne va pas se mentir.

47:04 Mais en même temps, le client se dit putain ce mec pour 4 minutes de retard il prend la peine de m'appeler. Là, là j'ai un mec qui n'est pas comme les autres. Petite astuce à tous. Et de suite vous allez vous démarquer parce que le client il ne sera pas toujours en mesure d'évaluer vos compétences professionnelles parce qu'il n'y connaît rien. Par contre, il s'y connaît en humain. Il va pouvoir de suite voir si vous êtes un bon et un mauvais humain. Et souvent, en tant qu'artisan, c'est l'humain qu'on recommande plus que le travail. C'est facile. Rien de plus facile. C'est gratuit. Il n'y a pas de compétences techniques. C'est pour ça comme vous dites tout à l'heure qu'est-ce que je fais d'un mec qui est un vrai teubé, qui est un vrai connard mais qui est bon ?

47:39 Ça dépend de mon métier mais s'il va être en relation avec les clients, je ne peux pas accepter parce qu'on va être jugé sur ça. S'il ne dit pas bonjour le matin, ce n'est pas possible. On arrive chez des clients, il faut dire bonjour. On s'en va, il faut dire au revoir. C'est la courtoisie, la base de la politesse. C'est l'éducation. Tu vois des gens arriver dans ton entreprise, il faut les éduquer. Tu éduques toi ? Au moins, on leur donne des tenues qui sont propres sinon tu les vois arriver. Moi, je me souviens d'une année, je n'avais pas encore des tenues dans l'entreprise. J'avais un jeune qui était là, il arrive un matin, il avait un t-shirt tout noir, blanc au départ et tout noir.

48:15 Je me dis, mais qu'est-ce que tu as foutu avec ce t-shirt ? Tu es tombé en panne en venant ou quoi ? Il est tombé dans une cheminée. Non, mais je te jure, c'était tout noir mais de cambouille. Je me suis dit, le mec, il vient de tomber en panne avec sa voiture. Il me dit, je fais de la mécanique hier. Mec, c'est aujourd'hui là. Qu'est-ce que tu fous déjà avec le t-shirt d'hier et en plus, le t-shirt d'hier qui n'est même plus à laver, il est à jeter en fait. Je suis allé à l'époque, on n'avait pas encore la marque qui était sur nos maillots. Je suis allé dans ma chambre prendre un t-shirt de mon armoire pour lui mettre son dos. Je lui dis, aujourd'hui, tu vas au chantier avec ça.

48:48 Donc, tu vois, oui, il faut les éduquer. Il faut définir ce qu'on accepte et ce qu'on n'accepte pas. C'est clair, tu ne peux pas la propreté, l'hygiène. Ça, c'est un élément. Les gens ne vont pas savoir si tu travailles bien, mais ils vont voir si tu es propre. Propre sur ta tenue, propre ton véhicule, propre sur ton chantier. Ils t'invitent chez eux, les clients aussi. C'est un respect. Un autre petit tips aussi, quand on va en toiture, on doit traverser la maison et souvent monter à l'étage. L'étage, souvent, il va être en moquette ou quelque chose comme ça. Nous, on a les chaussures du chantier. Et ça, vous marquez des points. Pose l'échelle contre la gouttière.

49:22 Je mets un petit chiffon pour parier la gouttière. Ça, c'est des petits trucs. Tu vas t'évaluer sur ce genre de choses et des fois, tu vas te demander pourquoi il t'a appris à toi plutôt que l'autre alors que tu es plus cher. Mais le gars, il va te confier sa maison. Le truc qu'il paye pendant 25 ou 30 ans. Son premier poste de dépense. L'endroit où, en fait, il élève sa famille, son foyer. Non, mais je vois très, très bien. Et en plus, ça, c'est souvent le truc où si tu vois l'artisan, tu vois, il met son échelle directement sur la gouttière, tu ne dis rien, tu vois, mais tu ressens un petit agacement. Bah oui. Alors que s'il met le chiffon, là, c'est plutôt...

49:53 Mais tu te dis, quand je ne serai pas là, ce mec, il est comme ça, il prendra soin. La maison des gens, moi, je le vois comme quelque chose qui est sacré, en fait. Et tu ne peux pas arriver avec tes chaussures sales dans un mot sacré. C'est leur temple à eux. C'est leur temple à eux. Tu dois respecter ça. Et s'ils voient que tu respectes ça, peut-être tu feras plus facilement passer un devis plus cher. Par contre, le copain, le gars qui est avant, qui a mis 3000 balles de moins, mais qui est arrivé avec ses gros sagots, son gros sabot, son mec, son truc dégueulasse et en plus avec son truc pourri, s'assit sur le galopé. Les gens, c'est clairement, ils sont prêts à payer plus cher pour plus de qualité.

50:21 Et surtout dans le bâtiment où tu peux vite te retrouver avec des sacrées surprises. Dernier topic, c'est la satisfaction client. Je t'en parle parce que la première fois qu'on s'était rencontrés, c'était à la station F dans nos bureaux et tu m'avais dit un truc qui m'avait marqué. C'était d'ailleurs comme ça que je t'avais filé le bouquin et qu'on avait échangé à ce sujet-là. Et que moi aussi, j'ai un peu la même philosophie. Tu vises une satisfaction client à 100%. Qu'est-ce qu'on met en œuvre pour tenter de satisfaire le client à 100% ? J'ai longtemps entendu parler de l'expérience client dont on parle dans toutes les grandes boîtes mais on a toujours, nous, l'impression, les artisans, qu'on n'est pas concernés par ce que font les grosses entreprises.

50:59 Et à un moment donné, j'ai eu un temps d'arrêt sur ce que peut être une expérience client et j'ai moi-même parfois vécu des expériences clients incroyables, plus particulièrement dans le domaine de la restauration ou de l'hôtellerie ou ce genre de choses avec des expériences clients de fou où tu vas être appelé par ton nom, ton prénom, tu reçois des... Bref, il y a plein de moyens d'avoir dans des milieux hautes que le bâtiment une expérience client de fou, surtout plus tu payes, j'ai envie de dire, plus l'expérience client elle est importante. Mais en fait, on peut s'apercevoir que ça, c'est que de la valeur perçue parce qu'en coût réel, de l'expérience client, ça ne coûte pas cher.

51:34 Donner après un premier rendez-vous, envoyer une fiche d'intervention pour dire voilà comment s'est passé notre rendez-vous. InterFast, c'est vraiment un outil que tu as prévu pour l'expérience client et c'est un outil dont on doit se servir pour l'expérience client. Pour moi, c'est se différencier de ce que font les autres en mettant vraiment le client au centre de son projet et en étant toujours proactif sur ses demandes. Aujourd'hui, je sais qu'on a une expérience client, c'est mes clients qui me la racontent, c'est pour ça que je la connais, de fou, encore plus sur la partie photovoltaïque. Pourquoi ? Parce que la partie photovoltaïque, elle est hyper processée et j'ai envie de dire que c'est toujours la même chose.

52:09 C'est de tel point tellement toujours la même chose qu'on peut dire aux gens, j'ai parlé avec un client à la fête de mon village avant-hier et c'est lui qui m'a raconté son expérience client et il voulait me raconter son expérience client. Il m'a dit c'est dingue ! Il m'a dit on m'appelle, on me dit qu'il va se passer ça et il se passe ça et après on me dit l'étape d'après c'est ça et c'est ça et après on me dit surprise surtout les seules surprises que j'ai eues c'était plutôt des bonnes surprises de voir la politesse des équipes, la sympathie des équipes que dès le soir même j'avais mon application qui marchait je voyais il m'a dit je faisais de bonnes surprises dans la bonne surprise et tout a été anticipé prévu il m'a dit c'était juste incroyable du coup je recommande ça à tous mes potes et on a un taux de recommandation sur le photovoltaïque qui est tellement scandaleux j'ai pas d'autres mots que l'année dernière je ne savais plus comment dire merci à mes apporteurs d'affaires à mes clients qui me recommandaient parce qu'ils me disaient merci une fois, deux fois, trois fois il y a un moment donné je ne sais plus comment leur dire merci donc j'ai loué au Casino Barrière de Toulouse donc on a réservé une partie du casino on a fait une soirée cabaret on a reçu nos clients soirée au champagne dîner de gala machin et tout le truc je leur ai dit écoutez je ne fais jamais ça mais je ne sais plus comment vous dire merci alors je vous invite à cette soirée et là ils me disent non mais c'était déjà fou et en plus vous nous invitez au casino mais elle dit arrêtez c'est ça une expérience c'est ça une expérience client de fou tu vois merci déjà même moi je prends une leçon pareil tu repars là ton toit de il y a 12 ans mais au plombier au chauffagiste au couvreur qui vient de se lancer comment est-ce qu'il peut faire pour apporter ce petit truc en plus pour que le client il ait une satisfaction à 5 étoiles tu vois qu'il n'oublie pas que lui aussi il est consommateur qu'il n'oublie pas que lui aussi il a affaire à des artisans et s'il y a un dicton qui dit ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse en fait le dicton qu'on pourrait tenir c'est fais aux autres ce que tu aimerais qu'on te fasse pose-toi la question qu'est-ce qui serait pour toi une expérience client incroyable si demain en tant qu'électricien tu devais faire changer ton tableau dans ta maison ça serait quoi pour toi pour que le truc il se passe de manière optimum et que tu te dises waouh ou si tu dois faire changer ton WC ou si tu dois faire changer ton cheveu ça serait quoi l'expérience client et pose-toi la question en fait de ça ça serait peut-être un devis plus clair avec des photos ça serait peut-être je ne sais pas ça serait peut-être une présentation en vidéo de la façon dont vont se passer les travaux il suffit juste de filmer un chantier qu'on vient de faire et voilà ça va se passer comme ça c'est incroyable ça regarde ce que font les autres va lire les avis clients de tes concurrents les mauvais et les bons inspire-toi des avis que tu vas trouver sur internet de gens qui font si tu viens de te lancer que tu n'as pas encore d'avis va lire les bons avis qu'il y a chez tes concurrents regarde ce qui les a marqués ce qu'ils ont aimé c'est toujours la même chose l'équipe elle est sympa elle a le sourire ils sont propres ils sont positifs ils ont été là à l'heure c'est pas compliqué de faire vivre une expérience ce client est incroyable il y a tellement d'artisans qui sont mauvais excusez-moi que c'est pas facile que dès qu'on est bon on sort du lot mais pour ça il faut respecter son client et pas leur faire vivre ce qu'on n'aimerait pas vivre nous-mêmes je suis d'accord et je rajouterais même alors c'est pas une astuce à proprement dit mais plutôt une philosophie promet quelque chose et donne plus en fait sur des livres tu vois c'est-à-dire que si la personne elle ne s'attend pas à ce que tu fasses quelque chose et que tu donnes un peu plus il y a un moment magique à ce moment-là tu vois t'arrives dans l'avion t'es en écho on te met en première classe il y a tout de suite un truc magique qui se passe c'est vraiment ça et c'est ce qui va déclencher spontanément la vie c'est-à-dire qu'à un moment donné le client comme il a le sentiment d'en avoir eu plus pour le même prix il va vouloir faire quelque chose c'est tout à fait la philosophie de Zappos qui était dans le fait d'être épatant et moi je sais que du coup c'est vraiment le leitmotiv dans l'entreprise on doit être des gens épatants j'ai même créé la prêche de mon épatement non mais parce que je trouve que c'est vraiment quand les collaborateurs sont épatants avec les clients et que les clients sont épatés c'est justement ce dont tu viens de parler c'est le truc auquel on ne s'attendait pas et qui arrive et on se dit wow amazing tu vois et le client se dit mais quelle équipe et du coup qu'est-ce que ça lui dit au client c'est dire putain je suis vraiment un bon parce que j'ai fait le bon choix en choisissant les couvres oxydes tu vois je suis vraiment un bon parce que j'ai fait le bon choix en choisissant l'interfast tu vois et tu sais il y a un effet quand tes clients et que tu as choisi aussi un produit qui te ravit où en fait tu es presque comblé de bonheur parce que en fait tu as un espèce de super pouvoir où tu vas pouvoir dire aux autres à ta femme peut-être tu vois j'ai connu là les 15 000 euros qu'on vient de mettre dans la toiture j'ai choisi la meilleure entreprise moi il y a des clients qui tu vois qui nous recommandent qui disent mais c'est impossible qu'il y ait un autre logiciel qui soit aussi bien qu'interfast parce que on essaye en tout cas on met tout en oeuvre pour ravir le client tu vois à répondre le soir à 22h le samedi le dimanche à aider dans la prise en main à améliorer les fonctionnalités en permanence en fait donc nous bon sur le logiciel c'est différent de dans le bâtiment mais comme tu dis il faut juste avoir cet état d'esprit de je promets quelque chose et je donne plus aux clients et je les pâte exactement et du coup les gens ils sont rassurés dans leur prise de décision et ça les valorise pourquoi en politique les gens ne disent jamais pour qui ils votent parce qu'en fait tous les politiciens qui passent les uns derrière les autres ils font de la merde le jour où il y en aura un qui réglera le chômage les impôts les machins et tout ça hé il est bon moi j'ai voté pour lui mais là tant que les gens disent tu as voté pour qui toi parce qu'il y en a pas un bon c'est tout l'expérience qui est en des politiques elle n'est pas ouf merci Laurent merci Hedi c'est incroyable un petit mot de la fin bah écoute c'est peut-être la première fois que j'ai l'occasion comme ça de me livrer merci d'avoir pris ce temps de ce temps de pause d'être venu ici jusqu'à Toulouse pour écouter mon histoire ça fait toujours plaisir c'est moi qui te remercie parce que je suis choqué déjà de ton parcours tu vois en fait des fois on discute avec les gens et on les connait pas vraiment et là j'ai l'impression de te connaître un peu mieux et je suis vraiment moi très très content de travailler avec toi le jour où tu m'as envoyé la petite vidéo pour nous dire que tu avais choisi InterFast c'était un grand moment aussi tu vois dans le livre que je t'avais filé que je t'avais offert d'ailleurs l'auteur je mettrai le lien en description de la vidéo mais l'auteur il parle de la satisfaction client et c'est un peu la personne aux Etats-Unis qui a évangélisé la culture d'entreprise ça c'est un autre sujet mais en fait il est parti du constat que la culture d'entreprise c'était les fondations de l'entreprise et que avec une bonne culture d'entreprise on allait ravir le client et que si on allait ravir le client on allait faire du business etc.

58:49 mais sans rentrer trop dans les détails il parle de la relation avec ses fournisseurs aussi qui payent le resto quand il va au resto avec ses fournisseurs avec son banquier ou ce genre de choses voilà en fait c'est comme un client finalement son fournisseur parce qu'on travaille ensemble et même nos employés c'est des clients finalement qu'il va falloir ravir et s'ils sont ravis c'est un cercle vertueux en tout cas merci beaucoup j'espère qu'on pourra tourner d'autres vidéos sur d'autres sujets un peu plus en profondeur en tout cas c'était top et n'hésitez pas d'ailleurs à mettre un petit pouce à partager la vidéo à vous abonner à la chaîne j'ai envie de faire un petit peu d'auto-promotion à tester InterFast aussi le logiciel qu'a choisi Laurent et si vous êtes en processus de création d'entreprise à un moment il faut se lancer pour essayer et il faut croire en ses rêves on l'a vu avec Laurent il est parti d'une micro-entreprise jusqu'à faire plus de 8 millions d'euros de chiffre d'affaires donc c'est quelque chose qui est possible il est parti de rien il nous l'a raconté pendant cette vidéo donc voilà moi je respecte chaque parcours entrepreneurial il ne faut pas avoir peur de se lancer et voilà je vous souhaite le meilleur et je vous dis à très vite le meilleur à tous à bientôt !

1:00:10 ...

D'autres épisodes de BatiLégende