01 - Le résuméCe que raconte Michaël Le Mener
Michaël Le Mener, 41 ans, est gérant de l'entreprise Le Mener, installée à Angers, dans le Maine-et-Loire. L'entreprise a fêté ses 80 ans : elle a été lancée en 1945 par son arrière-grand-père Marcel, d'abord sous le nom Climat Sanit, puis reprise par son grand-père en 1978 et par son père en 1989. Le métier a évolué de la ferblanterie et de la fumisterie vers la plomberie, le chauffage puis la climatisation. Aujourd'hui, Le Mener travaille en plomberie, chauffage, climatisation, salle de bain clé en main, photovoltaïque et électricité, de l'installation au dépannage et à la maintenance, pour des particuliers comme pour le tertiaire et les appels d'offres.
Avant de revenir dans l'entreprise, Michaël Le Mener a suivi un parcours sport-études football comme gardien de but, puis un IUT de commerce et un BTS génie climatique. Il a été technico-commercial chez un distributeur à Angers, puis quatre ans chez Hitachi à Toulouse, en poste sédentaire sur les gros chiffrages tertiaires, et enfin quatre ans comme technico-commercial itinérant près de Toulouse. Son père ne lui a jamais imposé la reprise.
En 2019, la maladie puis le décès de son père le font revenir à Angers. Il n'y a pas de véritable passation : il reprend l'entreprise sous le coup de l'adrénaline, soutenu par des équipes qui avaient maintenu l'activité. Le Covid arrive trois mois plus tard. Il utilise ces six mois pour s'immerger dans les process hérités de son père : présentation des devis, lancement de chantier, suivi des interventions, plannings et tableaux de gestion.
À la reprise, l'entreprise compte 13 personnes et réalise entre 1,1 et 1,3 million d'euros de chiffre d'affaires. Elle atteint 3,5 millions d'euros avec 28 collaborateurs. La demande entrante existait grâce à la renommée locale : le travail a surtout porté sur le taux de transformation, avec des devis plus détaillés, des réponses plus rapides, des relances systématiques, l'arrivée de la salle de bain clé en main et un travail sur les coûts cachés et les frais généraux. Les appels d'offres complètent la clientèle de particuliers et permettent d'occuper quatre personnes sur des chantiers longs de plusieurs mois.
Michaël Le Mener insiste sur la culture d'entreprise. Hors départs en retraite, les 13 personnes présentes à la reprise sont toujours là. La ligne conductrice donnée aux équipes est l'objectif des 100 ans de l'entreprise, entretenue par un café chaque matin, des points hebdomadaires et des activités communes régulières. Il se définit comme un leader qui va au front plutôt qu'un manager qui donne des ordres.
Une bonne dizaine de recrues sont arrivées par cooptation, récompensée par une prime. Avant de valider une embauche, il fait tourner la recrue avec différentes équipes pour recueillir l'avis de chacun, et demande en entretien où le candidat se voit dans trois ans. Ses journées commencent tôt par le pilotage, puis l'embauche avec les techniciens, avant les rendez-vous clients en fin de matinée. Il pilote aujourd'hui l'entreprise avec InterFast, Outlook, la téléphonie 3CX et encore Excel.
02 - À retenirCe qu'un dirigeant peut en tirer
- S'appuyer sur les process existants Michaël Le Mener a utilisé les premiers mois pour s'approprier les tableaux de gestion et l'organisation laissés par son père avant de changer quoi que ce soit. Un repreneur gagne du temps en comprenant d'abord ce qui fonctionne.
- Travailler la transformation avant la demande Quand le téléphone sonne déjà, le levier est le taux de signature : devis détaillés et argumentés, délai de réponse court, relance systématique de chaque offre.
- Équilibrer particuliers et appels d'offres Les chantiers longs obtenus sur appel d'offres occupent une partie de l'équipe sur plusieurs mois et stabilisent le planning, en complément de la demande des particuliers.
- Donner une ligne conductrice à long terme L'objectif des 100 ans de l'entreprise donne un sens au travail quotidien. Il est rappelé dans les discours, les points hebdomadaires et les moments partagés.
- Faire de la cooptation un canal de recrutement Une prime de cooptation incite les salariés à recommander des profils qu'ils connaissent. Celui qui recommande se porte garant et sait déjà si la personne correspondra à l'entreprise.
- Valider une recrue sur le terrain Plutôt que de se fier au seul entretien, faites travailler le nouvel arrivant avec plusieurs équipes et recueillez leurs retours avant de décider.
- Maîtriser la technique pour piloter Un chargé d'affaires bon vendeur mais faible techniquement peut survendre un chantier. Savoir nommer un raccord et anticiper le matériel protège la rentabilité du chantier.
03 - Les phrases fortesIls l'ont dit au micro
La ligne conductrice aujourd'hui pour Le Mener, c'est l'objectif des 100 ans. Tout ce qu'on fait aujourd'hui, on le fait pour s'épanouir au travail.
Je trouve que l'entretien d'embauche, dans nos métiers, c'est un petit peu dépassé. On a besoin de l'expérience et du retour terrain, voire du retour client, pour arriver à se faire un avis complet.
Être leader, c'est aller avec les gars, aller au front, aller avant même les gars dans la direction que l'on vise. Ne pas être derrière à dire allez-y, faites ci, faites ça.
04 - Les chapitresAller directement au passage qui vous intéresse
- 0:00 Teaser
- 0:28 Intro et présentation
- 2:50 Histoire familiale et évolution du métier
- 10:20 Reprise de la boîte en urgence
- 13:20 Covid et structuration interne
- 15:45 Croissance : de 13 à 28 collaborateurs
- 21:40 Culture d’équipe et fidélité
- 31:10 Recrutement et intégration terrain
- 39:00 Commerce, devis et organisation
- 55:40 Digitalisation et adoption d’InterFast
05 - L'invitéQui est Michaël Le Mener ?
Votre parcours mérite d'être raconté
BatiLégende reçoit des dirigeants du bâtiment au parcours singulier. Tournage en studio ou chez vous, gratuit, diffusé sur YouTube et les plateformes de podcast.
Proposer un dirigeant Tous les épisodes06 - FAQQuestions fréquentes sur l'épisode
Qui est Michaël Le Mener ?
Quel est le chiffre d'affaires de l'entreprise Le Mener ?
Comment Michaël Le Mener a-t-il repris l'entreprise familiale ?
Comment l'entreprise Le Mener recrute-t-elle ses techniciens ?
07 - TranscriptionLa transcription intégrale de l'épisode
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0:00 Teaser
0:00 2019 tu reprends la boîte de ton père, comment ça se passe de reprendre une boîte comme ça ? C'est un petit peu comme si on se prenait une droite et que là il faut reprendre l'entreprise, il faut amener du travail, il faut reprendre les dossiers. C'est quoi le quotidien d'un dirigeant qui fait 3,5 millions ? Pilotage, embauche. Quand il y a des choses qui se passent mal, j'ai souvent tendance à me rendre responsable. L'un des éléments qui fait qu'une entreprise peut croître ou pas, c'est...
0:28 Intro et présentation
0:30 Michaël, bonjour. Merci d'avoir accepté l'invitation sur le podcast Bâti Légende. C'est le podcast où je vais à la rencontre d'entrepreneurs au parcours inspirant. J'ai pas mal de questions. Je rappelle à tous ceux qui nous regardent que le podcast n'est pas préparé, donc j'ai pas prévenu Michaël de toutes mes questions. Si t'es pas à l'aise, n'hésite pas à juste switcher. Normalement, il n'y aura pas de questions indiscrètes, mais l'idée c'est vraiment d'en savoir un peu plus sur ton parcours, ton entreprise, comment tu gères, etc. Pour inspirer d'autres personnes, donner des filons, partager tes problèmes aussi. Et c'est parti. Est-ce que tu peux te présenter déjà comment tu t'appelles ?
1:12 T'as quel âge ? Bonjour Hedi, merci pour l'invitation. Donc Michaël Le Mener, j'ai 41 ans. Je suis gérant de l'entreprise Le Mener, une entreprise située à Angers, Maine-et-Loire, dans le 49, qui vient de fêter ses 80 ans. Parce que j'ai la chance et la fierté de continuer une aventure familiale qui a été commencée par mon arrière-grand-père en 45. Plomberie, chauffage, maintenant climatisation, salle de bain clé en main, photovoltaïque et électricité aussi. On est 28 collaborateurs à date. Et ça va de l'installation au dépannage, à la maintenance, sur principalement de la rénovation, un petit peu de neuf. Et j'ai autant le particulier que sur le tertiaire, réponse à appel d'offres.
2:09 Pour la partie maintenance, dépannage, ça va aussi autant du particulier que sur des hôtels ou des plus grosses maintenances, chaufferie. mon parcours perso, ça a été étude un petit peu en commerce. Alors juste, excuse-moi, je te coupe. Tu as quel âge toi, Michaël ? 41 ans. 41. Et donc, j'aimerais qu'on... Là, parce que d'habitude, tu vois, je demande le parcours des invités perso. Mais là, tu parlais de la boîte qui a 80 ans et qui a été fondée par ton arrière-grand-père.
2:50 Histoire familiale et évolution du métier
2:50 Donc en 45, ton arrière-grand-père, si je ne dis pas de bêtises, il s'appelait Marcel. Tu peux repartir de... Est-ce qu'on peut repartir de là ? Marcel, pourquoi est-ce qu'il crée cette entreprise ? À l'époque, il était apprenti dans une autre entreprise de ferblanterie, de fumisterie. Donc à l'époque, c'était le façonnage des casseroles, la ferblanterie. Réparation de nos anciennes machines à laver, les lessiveuses et aussi de la fumisterie. C'était un petit peu des hommes à tout faire, des tout corps de métier. Les poils, bref, un petit peu tout ce qui touchait au manuel dans les maisons. Il a repris l'activité du monsieur Nauton, il s'appelait.
3:37 Je n'ai pas forcément de traces d'historique, de date précise de tout ça. Mais pour le coup, il a lancé la société Climat Sanit, qui était le nom officiel de l'entreprise au tout démarrage, qui a été rebaptisé le Mener. Il a fait ça jusqu'en 78. Donc de 1945 à 1945, donc juste après la guerre. C'est ça. C'était après la guerre ou pendant la guerre ? Après la guerre. En date, j'ai que ça. Après la guerre. Et donc ça jusqu'en 78. Mon grand-père, Marcel également, il ne s'embêtait pas trop pour les prénoms à l'époque, je pense, a repris l'activité, donc la succession familiale aussi. Ensuite, ça a été mon papa qui a repris l'activité de mon grand-père en 89.
4:30 OK. En 89, j'avais donc 5 ans. Et j'ai grandi dans les jupes de papa à travailler avec lui pour dépanner ou pour suivre ou pour le travail d'été. Et puis, j'ai repris en 2019. OK. Clairement. Et déjà, entre 1945 et l'entreprise de ton père, qui est passée de ton arrière-grand-père, ton grand-père et ton père. Déjà, l'entreprise de ton père, c'était quoi l'évolution ? Parce que ton arrière-grand-père, il entretenait des casseroles, il faisait un petit peu... Il n'y avait pas vraiment de plomberie, j'imagine, à l'époque. Ah si, un petit peu. Sûrement, il travaillait le plomb à l'époque. Il travaillait tout ça. Il n'y avait pas les réseaux qu'on a aujourd'hui, ni d'évacuation, ni d'eau sanitaire.
5:21 C'est ça. C'était les petits poils à gaz. Sûrement, les petits poils charbon. À l'époque. Après, mon grand-père a suivi, du coup, les réseaux. J'ai encore une pièce, d'ailleurs, d'un apprenti qui avait été formé par mon grand-père dans les locaux, où c'était le plomb, les évacuations en plomb. Le cuivre commençait aussi déjà. Et c'était passer sur la partie plomberie pure, réseau, chauffage. Avec ton grand-père ? Avec mon grand-père. Quand mon papa a repris, c'est là qu'est venue la climatisation. le chauffage de manière complète, des chaudières gaz, fuel, et les dépannages qu'elle est avec, les entretiens. OK. Donc, toi, tu as grandi, vraiment, tu étais né dans une entreprise de plomberie chauffage ?
6:23 Oui, c'est ça. Et raconte-nous un petit peu ton parcours, là. Tu as grandi. Alors, pour rappel, tu viens d'Angers. Tu es né à Angers ? Né à Angers. Né à Angers. Partage-nous ton parcours un petit peu scolaire. Comment tu as évolué ? J'ai fait mes études générales parce que je jouais au foot à l'époque. Et donc, il me fallait tout faire pour trouver le bon collège, puis le lycée qui me permettait de faire sport-études foot. Donc, ça m'a permis de faire ça avec mon collège, mon bac. Et ensuite, j'ai signé un petit contrat stagiaire professionnel foot. Donc, j'avais fait des études par correspondance pour ne pas mettre un trou dans mon CV. Et ça ne s'est pas fait.
7:16 Je n'ai pas continué dans le foot. Je n'ai pas percé. Donc, j'ai repris un IUT de commerce. Tu t'es fait les ligaments croisés ? Pas du tout. J'étais gardien de but. Et puis, je n'étais pas au niveau pour percer. Non, c'est clairement et tout simplement. Donc, IUT de commerce. Et après mon IUT de commerce, je n'ai pas décidé de poursuivre. J'ai décidé de refaire un BTS de génie climatique pour clairement avoir ce qu'il me faut sur le CV pour pouvoir être soit technico-commercial, soit chargé d'affaires, sans forcément avoir d'idées précises à cette étape-là. Mais le goût pour... Déjà l'ambition de reprendre la boîte de IUT de l'appart ? Pas du tout.
8:01 Pas du tout. Là, on rentre un petit peu plus dans la petite histoire perso, mais pour papa, ce n'était pas forcément une volonté de sa part que de demander à son fils ouvertement est-ce que tu veux reprendre la boîte un jour ? Donc, il a toujours été derrière moi pour que je fasse mon bonhomme de chemin de mon côté et ne pas vouloir m'imposer ça. Tu étais un fils unique d'ailleurs ? Non, j'ai un petit frère qui a deux ans moins que moi. qui lui est gendarme et qui avait fait son bonhomme de chemin de son côté. Il avait choisi. Il a beau être manuel, ça ne l'intéressait pas forcément à ce moment-là. Donc, sorti de mon BTS, j'ai été technico-commercial chez un distributeur en juin.
8:50 Après, pour raison familiale... Ah, en juin. En juin, pardon. Les habitants d'Angers. Et du coup, pour raison familiale, après, j'ai décidé de quitter Angers, m'éloigner avec mon ex-femme pour aller aussi faire mon chemin de mon côté. C'était une opportunité de travail. Je suis rentré chez Hitachi en tant que technico-commercial, justement, mais sédentaire. Donc, plutôt études, devis, au bureau. Tu vendais à des entreprises en direct ? À des entreprises en direct, oui. Sur la partie plutôt tertiaire. Donc, très enrichissant. L'apprentissage du commerce B2B et puis, plutôt, les gros volets tertiaires, les gros chiffrages de DRV et les grosses installations.
9:42 Les chillers ? Oui. Oui. Chez Hitachi, c'était ça, exactement. Ensuite, j'ai eu l'opportunité de rejoindre Wisman. OK. Technico-commercial itinérant, cette fois-ci. Tu es resté combien de temps chez Hitachi ? 4 ans. 4 ans ? 4 ans chez Hitachi. T'avais quel âge quand tu es parti, à peu près ? Quand je suis parti d'Angers, j'avais 28 ans. Donc, jusqu'à mes 32, j'étais chez Hitachi. À Toulouse ? À Toulouse. OK. Ensuite, sur l'Oté-Garonne, j'ai fait Wisman, donc juste à côté de Toulouse. Ouais. Pendant 4 ans aussi.
10:20 Reprise de la boîte en urgence
10:21 Donc, ce qui m'a amené... En 2016 ? Ouais, en 2016. Et puis, c'est 2019, où là, papa a été malade, il a eu un cancer, il est parti. Donc, ouais, 2019, le départ de papa m'a fait revenir sur Angers et reprendre le flambeau de l'entreprise. OK. de manière naturelle. Clairement, j'avais fait justement mon bonhomme de chemin, comme je le dis depuis tout à l'heure. Et j'en étais arrivé du haut de mes 36, 37 ans. Et on était à ce moment-là à me dire, bon, bah, j'ai envie d'autre chose. Et puis, tout s'est un peu accéléré avec la maladie papa. Et clairement, au fond de moi, ça a été l'idée de se dire, bah non, je laisse pas ça ou je continue. Ça traîne dans un coin de ma tête depuis tellement longtemps que même si ça a pas été des discussions ouvertes, même si justement, ça a jamais été la volonté de papa que de m'imposer la reprise de l'entreprise à un moment donné, au fond de moi, c'était lancé comme ça.
11:33 Ça a juste accéléré les choses. Donc du coup, 2019, tu reprends la boîte de ton père. Comment ça se passe de reprendre une boîte comme ça ? T'arrives, enfin, cette boîte, tu la connaissais plus finalement ? Si ? Ou tu avais que... Je la suivais. Tu connaissais les collaborateurs et tout ça ? Oui, oui, oui. Parce qu'on se croisait régulièrement. Angers, Toulouse, Toulouse-Angers, ça se faisait relativement bien et je revenais voir la famille. Donc, on a toujours été au contact. Tu vendais du Wisman à ton père ? Je ne pouvais pas directement, mais oui, il en achetait et puis, il me posait souvent quelques questions complémentaires pour que je puisse compléter le travail de son technico-commercial Wisman à l'époque.
12:16 Donc non, les personnes, je les connaissais. Ceux que je ne connaissais pas, le contact, c'est relativement et très rapidement fait parce que, bon, ça n'a pas été forcément une étape facile. C'est du très perso, mais pour mon père qui se battait contre le cancer, ça n'a jamais été ouvertement une passation parce que, pour lui, c'était un élément qu'il tenait et qu'il permettait de se maintenir en vie, si on peut dire ça, que de continuer à piloter l'entreprise, à suivre l'entreprise autant que possible malgré la maladie. Donc moi, je suis venu sur la pointe des pieds. J'ai fait l'intendant et j'ai fait la correspondance jusqu'au dernier moment et ensuite, ça a été un petit peu sous le coup de l'adrénaline.
13:19 C'est un petit peu comme si on se prenait une droite
13:20 Covid et structuration interne
13:20 et qu'on avait les idées complètement, du coup, éparpillées et que là, il faut reprendre l'entreprise, il faut amener du travail, il faut reprendre les dossiers. Des responsabilités, d'un seul coup. Oui, d'un seul coup. Mais ce coup de l'adrénaline un petit peu hors du temps, un petit peu hors de la réalité des choses, pas le temps de ni le cogiter, ni l'anticiper. Et grâce au concours de toutes les équipes qui étaient déjà en place, qui maintenaient le bateau, et ça, je les en ai remerciés très longuement, qui ont maintenu le bateau malgré l'absence de papa quand il était malade. Ça s'est fait plutôt facilement jusqu'au Covid, parce que le Covid est arrivé trois mois plus tard.
14:18 Donc, tu as repris l'entreprise boum, Covid. Boum, trois mois plus tard, on t'annonce dans les médias qu'il ne faut plus sortir. tu vois des mails passés, des infos officielles qui disent, ben non, vous n'êtes plus autorisés à travailler, mettez tout le monde au chômage technique. Je l'ai pris positivement, parce que moi, ça m'a permis de me poser, ça m'a permis de bûcher en restant au bureau et en dormant dans le bureau derrière pour pouvoir bien bosser, mettre le nez dans les papiers et de préparer la suite. Mais oui, ça a été, on va dire, six mois au complet jusqu'à la reprise après Covid. Plutôt hors du temps pour moi et en pleine effervescence du sujet.
15:05 Et donc, tu reprends la boîte, il y avait combien de personnes au moment où tu reprends la boîte ? 13 personnes. 13 personnes et le chiffre d'affaires à ce moment-là à peu près ? C'était 1,1 million, 1,3 million. Ok. Pour donner la fourchette. Et là, aujourd'hui, tu fais combien ? Aujourd'hui, on est à 3,5 millions. Donc, tu as plus que doublé le chiffre d'affaires. Et vous êtes à combien de collaborateurs aujourd'hui ? 28. 28, tu disais tout à l'heure. 28. Donc, félicitations déjà. C'est-à-dire que tu as repris le flambeau pendant une période difficile et tu as quand même
15:45 Croissance : de 13 à 28 collaborateurs
15:46 réussi à générer de la croissance et à faire 100% de croissance en quelques années. C'est top, sachant que tu es un nouveau dirigeant. Donc, encore une fois, félicitations. et j'aimerais qu'on creuse un peu dessus. Tu disais que pendant le Covid, ça t'avait donné du temps pour finalement mettre le nez un petit peu dans l'entreprise et comprendre comment ça se passe. C'était quoi tes enjeux à ce moment-là ? Quand on me dit bravo pour ça, moi, j'ai souvent tendance à dire surtout bravo à papa parce que c'était lui qui avait clairement tout bien ficelé, préparé. Tout était carré. j'ai tendance très souvent à lui renvoyer les lauriers parce que je suis parti certes d'une manière très, très difficile, on va dire, mais avec une page propre, un bureau rangé sur lequel s'y retrouver n'était pas compliqué.
16:43 donc les process, les tableaux de gestion, l'organisation mise en place, les responsabilités données à chacun étaient tellement bien cadrées que tous les lauriers lui doivent lui aller. Je n'ai fait que d'amener un nouvel élan, une énergie peut-être différente, une manière peut-être de voir le métier plus moderne et plus adapté. mais je n'ai fait que, en effet, pendant cette période-là pour répondre à ta question, bien me me réapproprier ou en tout cas m'immerger comme il le faut dans les process qui étaient en place. Bien comprendre ce qu'il fallait faire pour qu'un devis soit bien présenté aux clients, que le process de lancement de chantier soit bien fait, que le suivi des interventions des techniciens soit bien piloté, soit bien calé dans les plannings et prendre en main les outils, tout simplement.
17:52 C'était quoi les principaux challenges de cette reprise ? C'était de remettre un petit peu d'effort sur le commerce parce que l'absence de papa, c'est comme quand on enlève le capitaine d'un bateau. le reste de l'équipage peut être, et il l'était, parfait au front. Il y a quand même les cartes à savoir lire et la bonne direction à donner. Et quand il n'y a pas une bonne direction de donner, peut-être les efforts sont moins efficients, sont moins bien dirigés. dirigés. Mais donc, ça a été principalement l'élan commerce. Il faut aller chercher du devis Aller chercher du chantier, aller chercher du retour de devis signés. On répondait déjà à certains appels d'offres, donc aller mener cette tractation commerciale ou cette présentation commerciale comme il se doit.
18:56 Et puis après, le reste était aussi de faire ses preuves. Je dirais que c'est l'autre partie au sein d'une équipe à l'époque de 13 personnes. Faire ses preuves tant justement dans cette gestion d'entreprise que dans la maîtrise technique, parce que dans le bâtiment, dans une équipe comme la mienne, on a à 80% des techniciens à terrain, des personnes qui ont besoin de savoir que leur chef, leur leader, maîtrise le sujet, maîtrise de quoi ils parlent et ce que l'on vend pour simplement que les consignes et la communication soient bonnes, que tout soit bien dit et en maîtrise. du coup ? Je n'ai pas eu trop à me forcer parce que je me suis toujours beaucoup intéressé à la technique.
19:48 J'ai peut-être justement, avec un micro devant moi, un petit peu plus de mal pour la partie commerce ou pour la partie qui aujourd'hui mérite des efforts, la partie marketing, la partie communication et je pense qu'on y reviendra parce que, pour le coup, InterFast m'aidait énormément sur ce sujet-là. mais ça a été, oui, plutôt de mettre en œuvre ce que j'avais appris sur les bancs de l'école, ce que j'ai pu apprendre quand j'étais chez Wisman auprès des installateurs aussi qui étaient directement des chefs d'entreprise. Le langage technique que l'on peut avoir, le sens des priorités pour un ouvrier, de savoir bien planifier les interventions, ce qu'il faut prévoir, ce qu'il faut anticiper parce que j'en ai eu.
20:30 J'ai pu, là, pendant les cinq années, recruter deux chargés d'affaires et je pense à l'un qui était très bon commercialement mais techniquement et dans le discours auprès des gars, ça, c'était pas au niveau donc le décalage se fait directement. C'est-à-dire qu'ils survendaient un chantier et après, il faut l'installer. C'est bien ou vendre un chantier ou vendre son devis, c'est bien mais encore faut-il que ce qu'il y a dedans soit bien calibré, bien dimensionné qu'après, le langage aux techniciens qu'ils vont mettre en œuvre soit propre et carré. Si on n'avait pas prévu qu'il fallait percer en fait un mur porteur ou faire des trucs de fou par exemple et qu'on passe beaucoup plus de temps finalement sur le chantier que ce qu'on avait prévu sur le devis.
21:25 Exactement parce qu'aujourd'hui, on a beau dire mais d'avoir d'avoir des connaissances en vente ou en marketing ou en communication, c'est une bonne chose mais quand il s'agit après de piloter un gars de terrain,
21:40 Culture d’équipe et fidélité
21:40 un gars de chantier, si on ne sait pas lui nommer un raccord, si on ne sait pas lui anticiper la préparation matérielle pour qu'il parte avec, ça coince et ça peut fusiller clairement un chantier, une rentabilité de chantier, c'est toujours des points de détail et ça peut vite... Mais tu disais toi de toute façon, ton père, il t'avait quand même laissé un terreau fertile, c'est-à-dire que tout était assez carré, tu arrivais déjà à suivre ta rentabilité de chantier à l'époque ? Ah oui, oui, oui, dès le début, dès le début en reprenant les outils qu'il avait mis en place. Ok. Et là, sur les 13 personnes qui étaient là quand tu es arrivé, il reste encore des personnes aujourd'hui ?
22:24 En dehors de ceux qui sont partis en retraite, tous. Ok, incroyable. Ça aussi, c'est une grande fierté. Donc il y a... Ouais, il y a... Ouais, il y a... Il y a une identité, il y a une ADN le ménère au sein de l'entreprise qui marche. Qu'est-ce qui fait qu'ils sont restés, ces gens ? Bah... Déjà, c'est pas... C'est mon nom de famille, qui est sur... Qui est la devanture, c'est l'entreprise Le Mener, ça reste mon nom de famille. Donc... On a su tous ensemble, parce que c'est pas que moi et mes mots qui font le job, c'est vraiment aussi les personnes. On a su regarder dans la même direction avec... Cette histoire familiale à faire perdurer, cet ADN collectif soudé que l'on a, qui...
23:23 Alors, je vais pas dire que pendant les 5 ans, j'ai pas eu des déboires avec des gars, des filles qui n'ont pas accroché ou... Pour qui il y avait des sujets qui faisaient que ça pouvait pas être sur du long terme. Mais, bah, pour ceux qui étaient là dans le bateau à l'origine quand j'ai repris, c'est... très fièrement que je dis qu'aujourd'hui, ça a bien matché en dehors de ceux qui sont partis en retraite. On oublie souvent de remercier les équipes, mais c'est eux qui font avancer le bateau et tout. Et je trouve ça super cool que 5 ans après, toutes les personnes soient restées dans l'entreprise. C'est un... pour moi, tu vois, c'est un... un marqueur fort d'une bonne culture d'entreprise.
24:07 Parce que, tu vois, il y a beaucoup d'entreprises où les gens restent pas très longtemps. Et ça, ça coûte cher à tout point de vue en argent parce que recruter, ça prend beaucoup de temps mais en temps et en énergie et in fine, tu vois, en croissance de l'entreprise parce qu'on est toujours en train de reformer quelqu'un, de rechercher quelqu'un. Il y a des trous donc on est en train de faire le travail de quelqu'un. d'autre, etc. C'est... pour la petite anecdote, on a fêté donc les... comme tu l'as dit, les 80 ans de l'entreprise il y a trois semaines. J'ai fait applaudir les 300 personnes qui étaient là. Il y avait 300 personnes ? Oui, il y avait 300 personnes, oui.
24:48 Encore, on n'a pas trop forcé le trait. Il manque de bonne communication et des efforts à faire de ce côté-là mais si on avait pu en accueillir plus, on aurait eu plus. mais en effet, quand j'ai fait mon discours, je n'ai pas demandé à ce que les gens m'applaudissent à moi. Non, je l'avais vraiment fait applaudir. J'ai les vidéos, j'ai les preuves parce que je le rappelle aux gars de temps en temps. j'ai fait applaudir les équipes. J'ai demandé aux gens qui étaient là surtout justement d'applaudir mes équipes parce que c'est eux qui font toute la bonne santé de l'entreprise aujourd'hui et qui font les chantiers que l'on fait, qui font l'énergie qu'il y a.
25:33 ce n'est pas l'énergie, ce n'est pas que Michaël, c'est toutes les équipes clairement. Moi, je suis un fervent défenseur de la culture d'entreprise. Je pense que c'est l'un des éléments qui fait qu'une entreprise peut croître ou pas. c'est un peu l'alignement entre les collaborateurs sur certaines valeurs, sur certains principes, sur certains comportements ou idéologies. Et c'est quoi un peu la culture chez le Mener ? Si on devait mettre des mots dessus, ce n'est pas évident. J'ai naturellement en soi ou peut-être suite à la discussion avec ma femme ou avec des amis, décider de mettre des mots qui est cette ligne conductrice qui est, comme je disais tout à l'heure, quand il n'y avait pas le capitaine dans le bateau, peut-être, forcément, il y avait un peu moins de commerce, un peu moins de chantier parce qu'on est tous humains, on a besoin de voir où on va ou on a besoin de savoir pourquoi on se lève le matin.
26:38 Et oui, potentiellement, quand pendant six mois il n'y a pas le capitaine, on y va, mais on n'a pas forcément d'objectif en tête. Et donc, la ligne conductrice aujourd'hui pour le Mener, c'est l'objectif des 100 ans. C'est que moi, je me suis mis ça en tête et j'ai mis ça dans chacun de mes discours, dans beaucoup de mes mots auprès des équipes. C'est de dire que tout ce qu'on fait aujourd'hui, on le fait pour s'épanouir au travail parce que je reste quelqu'un de très humain et très attaché à ça. Prendre du plaisir à ce qu'on fait chaque jour, ce pour quoi on se lève, donc adhérer à l'ADN de l'entreprise pour laquelle on travaille. Et à mes yeux, il n'y avait rien de mieux que de savoir pourquoi on le fait.
27:24 Et du coup, pourquoi on le fait aujourd'hui, c'est l'objectif des 100 ans. Donc une vision long terme ? Une vision un peu plus long terme en effet, pour justifier ce qu'on fait au quotidien. Ce n'est pas donner à tout le monde de se rappeler de ça. Donc c'est mon travail justement, dans des petits points hebdomadaires que je peux faire, chaque matin, on prend le temps de prendre le café ensemble, discuter des choses, des chantiers principalement, mais s'il faut discuter d'autres choses, on le fait, d'essayer au sein des équipes d'organiser mensuellement ou tous les deux mois sinon, des petites activités communes. Un coup, on va faire un karting, un coup, on va faire un cours de cuisine.
28:05 Donc un esprit d'équipe. Esprit d'équipe, essayer de le pousser, d'être à l'écoute de tout le monde, des demandes. Ok, je ne peux peut-être pas tout prendre en compte et tout traiter ou tout satisfaire toutes les demandes, mais au moins de les entendre, soit comprendre pourquoi elles sont posées et pouvoir en sortir quelque chose, soit mettre en place parce que je trouve que pour n'importe qui, de pouvoir apporter son grain à l'édifice, de pouvoir amener son idée, amener son petit plus et que ça soit appliqué, il n'y a rien de plus valorisant, gratifiant. Bien sûr, c'est une sorte de reconnaissance envers le collaborateur. Oui, et puis, disons, je me suis souvent mis en tête qu'il fallait être leader et non pas manager.
29:05 J'aime parfois jouer sur les mots. À mes yeux, être leader, c'est aller avec les gars, aller au front, aller au front, d'être le leader, c'est d'aller avant même les gars dans la direction que l'on vise. Ne pas être derrière à dire oui, allez-y, faites-ci, faites-ça et que ce soit eux qui aillent au front. Moi, je te rejoins à 2000%. Effectivement, selon moi, ma définition et c'est aussi quelque chose que je vise, c'est qu'un manager, il va un peu donner des ordres, si je devais définir. Même si c'est faux, ce que je dis, mais c'est juste pour imager alors qu'un leader, il va inspirer les autres à faire quelque chose parce que lui-même le fait et est capable de le faire et montre l'exemple par exemple.
29:55 Et juste en revenant sur l'esprit long terme et des 100 ans, ça m'a rappelé une anecdote. Tu vois, moi, à l'époque, j'étais installateur en froid et climatisation et l'un de mes premiers techniciens que je salue, il s'appelle Pascal, c'était un Cambodgien qui était arrivé après la guerre, le génocide et tout ça et il travaillait super bien. Et moi, un jour, on installait une clim ensemble et moi, je lui disais il faut que ça tienne au moins 5 ans et lui, il m'a dit non, il faut que ça tienne 100 ans. C'est pour ça, juste, ça m'a fait penser à ça et en fait, cette vision long terme, depuis ce jour-là, je m'en souviens, à chaque fois, je me disais il faut que l'installation elle me dépasse presque, tu vois, je ne sais pas, quand on fixe quelque chose au mur, il faut que ça soit indécrochable, qu'on puisse faire une traction dessus, ça ne va pas bouger et ça m'a fait penser à ça, c'était la petite anecdote.
30:52 En tout cas, trop cool, aujourd'hui, tu as doublé l'équipe, comment est-ce que tu t'y prends en termes de recrutement quand tu recherches des gens ? Soit par le biais des réseaux, enfin, de mon réseau
31:10 Recrutement et intégration terrain
31:10 et justement, là aussi, le côté collectif, le côté famille au sein de l'entreprise fait que ça va être aussi celui des garçons et des filles qui font partie des équipes. Donc, il y en a eu, il y en a eu quelques-uns, je dirais une bonne dizaine qui ont été faits par le biais des garçons, des filles qui font partie des équipes. En fait, en gros, c'est eux qui vont trouver les collaborateurs. Je ne sais pas, un plombier, il a d'autres potes plombiers, il en connaît dans d'autres boîtes. Oui, clairement. Ça a été, je cherche le mot, mais ça fait l'objet, par exemple, d'une prime chez moi. La cooptation. Voilà, cooptation, merci. Parce que, c'était chez Itachi, je crois qu'il y avait ça.
31:53 Et à mes yeux, rien de mieux que ça soit en interne parce que la personne qui va venir me dire, tiens, j'ai un ancien collègue qui cherche ou j'ai tel profil qui serait intéressant. En fait, il se porte un petit peu garant de la personne et il a su déjà se poser la question de savoir si ça allait matcher ou pas chez moi que le travail qu'on fait, il lui en a soit déjà parlé, soit il sait comment on fonctionne et il sait que la personne, elle va adhérer et que ça ne va pas être pour un recrutement raté ou pour faire perdre du temps éventuellement à Michaël en entretien. Donc, il y a eu beaucoup de ça et puis après, oui, j'ai eu recours à des boîtes de recrutement profil intérimaire qui ont voulu après s'installer.
32:45 Ça aussi, c'était plutôt intéressant et satisfaisant que d'avoir, par exemple, un besoin d'intérimaire qui après vient te solliciter pour éventuellement s'engager au long terme. Dans le Grandin, ça a été ça. Donc, oui, effectivement, et c'est souvent ce qui fonctionne le mieux, d'autant plus quand tu as déjà des bons éléments chez toi, parce qu'en général, c'est un principe de recrutement assez connu, mais les top performeurs, les bons éléments, ils connaissent d'autres bons éléments et quand tu as des bons éléments, ils peuvent t'en ramener d'autres. J'avais une autre question, c'est après, comment tu t'y prends pour t'assurer que c'est un bon collaborateur ?
33:33 Donc, moi, je suis technicien chez toi, je te ramène un nouveau tech. Comment est-ce que tu t'assures que cette personne soit la bonne personne ? Je trouve que le côté entretien d'embauche, pour nous, dans nos métiers, c'est un petit peu dépassé. On a besoin de l'expérience et retour terrain, voire retour client pour arriver à se faire un avis complet. Donc, j'ai tendance souvent à faire en sorte que la recrue puisse aller travailler avec différentes équipes en forme d'intégration ou de découverte, en tout cas, sauf besoin exceptionnel d'un chantier où là, il nous faut être à 100%. Mais de la même manière que la communication, le côté famille, si cette recrue, elle peut être allée travailler avec différents techniciens, différentes personnes dans l'entreprise, ça me permet d'avoir les retours de tout le monde.
34:29 Donc, c'est une bonne intégration ? Disons que c'est comme ça que je... En amont de l'intégration, avant de te dire « Ok, je te tope la main, je te prends. » Est-ce que tu as un peu... Oui, le feeling de l'entretien, le partage de... une forme de... de questions. J'ai mes petits... J'ai mes petits tips en entretien. J'aime beaucoup poser la question aux personnes « Où est-ce que tu te vois dans trois ans ? » « Comment tu vois les choses dans trois ans ? » Parce qu'on m'a appris que répondre à cette question-là, c'est un petit peu faire l'état des lieux aujourd'hui. Personne qui peut prédire le futur. Donc, dire ce que l'on... Comment on voit les choses dans trois ans, c'est un petit peu statué.
35:17 Je le fais même dans les entretiens individuels. parce que c'est un peu statué sur le moment présent. Dire, si dans trois ans, je me vois avec tel outil, tel type de chantier, avec tel type de personne autour de moi, foncièrement, c'est ce qu'on veut aujourd'hui. Ce qu'on aimerait. Ce qui permettrait de... De savoir un petit peu comment on se projette. Si... Si je pose ces questions-là, ça me permet quand même aussi de un petit peu scanner la personne et savoir si ça colle avec ce que moi, je sais amener comme... Comme ambiance ou comme type de chantier ou comme... Quelle organisation j'ai. Si la personne me dit dans trois ans, je me vois... Je grossis le trait, mais...
36:06 Utiliser que mon téléphone portable pour travailler, c'est ce qui me permettrait d'être zen, relax et de m'épanouir. Bon, à un moment donné, ça va bloquer chez moi parce que... Ça va d'abord être la caisse à outils et ça va d'abord être un peu d'huile de coude et le téléphone portable uniquement pour remplir les rapports, les bons d'intervention peut-être, mais... Donc ça me permet, voilà, de... T'as d'autres petites astuces ou d'autres petites questions que tu poses ? J'aime à poser beaucoup de questions et à essayer de cerner les personnes le plus possible. Donc c'est vraiment une conversation, quoi ? Oui. Où t'as envie de sentir les tripes un peu de la personne ?
36:46 Oui, oui. Et d'ailleurs, tu recrutes en ce moment si t'as envie de faire un peu de pub là ou de... Ouais, franchement, s'il y a un frigoriste en juin qui a envie de découvrir... Tu recrutes un frigoriste, du coup ? Un frigoriste, oui. Tu recrutes d'autres personnes ? Un frigoriste et éventuellement un électricien, oui. OK. Sur Angers ? Sur Angers. Tu as entendu, s'il y a un bon frigoriste ou un bon électricien qui a envie d'aller dans une belle boîte, n'hésitez pas à postuler. Comment est-ce qu'on te... D'ailleurs, comment est-ce qu'on postule chez toi ? Soit via le site internet sur lequel on peut envoyer contact pour donner et laisser les coordonnées, soit tout simplement un coup de fil au secrétariat et puis...
37:29 Voir même s'il faut... Il y a mon numéro de portable qui doit traîner quelque part. Sur le site ? Sur les réseaux. Il ne faut pas hésiter même par les réseaux, Facebook, Instagram. Ça marche. Tu disais tout à l'heure que... Je reviens encore un petit peu en arrière, que l'un de tes challenges a été de relancer la machine commerciale. ce que tu as réussi à faire, ce que tu as réussi à faire, apparemment. Du coup, en plus, le Covid, ça a posé un peu un arrêt presque du travail. Comment tu t'y es pris et quels ont été les impacts un petit peu du Covid sur la partie commerciale ? Les impacts, je vais commencer par les impacts Covid pour la partie commerce parce que dans le bâtiment, autour en tout cas de la maison individuelle et du particulier, le Covid, il a eu tout de même cet effet à relancer une activité.
38:25 À relancer ? Oui, à mes yeux, le particulier, il a sorti de cette période Covid, soit économisé de l'argent et voulu refaire une salle de bain ou refaire le jardin s'il ne l'avait pas fait lui-même pendant le Covid. Mais en tout cas, à mon niveau, on a eu un petit regain de demandes et potentiellement peut-être de budget chez les particuliers pour des travaux. Donc,
39:00 Commerce, devis et organisation
39:00 ça a un petit peu facilité, je pense, le travail à mon niveau. Après, derrière, ça a été plus d'essayer d'optimiser les fameux process qui étaient déjà en place, c'est-à-dire de bien travailler les devis, de bien travailler les remises de devis avec de l'offre détaillée, avec peut-être une méthode un peu plus commerciale dans le sens où une offre, elle se doit d'être relancée, elle se doit d'être argumentée, d'être détaillée, peut-être avec un temps de réponse plus rapide que ce que faisait mon papa avant. Et puis, essayer de faire un meilleur suivi tout en optimisant les coûts. Clairement, là aussi, j'ai eu un gros travail que tous ces coûts cachés et tous ces frais généraux qui pouvaient être un petit peu gommés ou travaillés.
39:58 J'y ai dépensé beaucoup d'énergie à ça. Parce que du coup, en fait, je reviens, mais toi, tu as de la demande. Je voudrais que tu me dises après d'où est-ce qu'elle vient, cette demande. Mais le principal de ce que tu as optimisé, c'était à partir du moment où tu as de la demande, améliorer le taux de conversion en faisant des devis plus clairs, plus détaillés, en répondant plus vite, en relançant tous ces devis où il y avait un manque d'optimisation. Cette demande, elle vient d'où aujourd'hui ? Et est-ce que tu as mené des actions pour augmenter cette demande ? Alors, je suis désolé si ça peut parfois paraître arrogant, mais ça ne l'est pas du tout au fond.
40:43 C'est juste que le ménère sur la place d'Angers, on a une certaine renommée. Et clairement, aujourd'hui, jusqu'à aujourd'hui, je touche du bois, je n'ai pas eu à forcément faire énormément d'efforts pour susciter de la demande. Ça, c'était une grande chance d'avoir récupéré l'entreprise familiale. Autant ça a été une chance que ça a été un stress comme il n'y a pas parce que disons que peut-être là, j'ai le sourire quand je parle de l'entreprise, mais clairement, des fois, c'est un fardeau qui est relativement lourd à porter. Déjà, de rendre fiers mes pairs et de travailler tout aussi bien, voire mieux pour pérenniser et puis pour maintenir le niveau et cette renommée où on est reconnu un petit peu pour du travail de qualité, donc pas casser l'image.
41:39 La confiance qui garde du temps à se construire. Donc, on a toujours eu de la demande et le téléphone a toujours sonné. Donc après, derrière, c'était en effet, comme tu l'as dit, viser le taux de transformation et d'optimiser un petit peu tout ce que l'on peut optimiser. Dieu sait qu'il y a beaucoup de choses à optimiser dans chaque entreprise, mais voilà, optimiser cette réussite de transformation de devis par des réponses en effet où j'ai essayé de répondre plus rapidement, plus clairement. Proposer des salles de bain, par exemple, clés en main, ce qui n'était pas le cas auparavant. Donc, faire évoluer ce volet-là, bien mettre en évidence la volonté d'installer et de maintenir derrière, que ce soit pour des chaudières, des pompes à chaleur.
42:41 Ensuite, savoir être agile sur les réponses. Donc, autant répondre à un remplacement de WC qu'à une chaufferie de 200 kg. Qu'une cascade de pompe à chaleur ou qu'un groupe d'eau glacée sur un bâtiment ou sur un hôtel. d'avoir cette... Du coup, tu n'en parles pas beaucoup, mais tu réponds aussi à des appels d'offres. Oui. Donc ça, ça te permet aussi d'aller chercher quand même du business en plus de répondre à la demande entrante. Bien sûr. Ça permet deux choses. Ça permet à la fois en termes de planning et de vie de l'entreprise, de gestion de l'entreprise, de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Par exemple, de pouvoir aujourd'hui occuper quatre personnes sur du chantier long.
43:29 Donc, chantier type appel d'offres au long cours où il y a un volume d'heures plus important de vendus et une planification qui permet d'avoir un petit peu plus de flexibilité. C'est-à-dire que c'est un peu plus stable quand tu sais que tu peux remplir ton agenda pour quatre personnes déjà sur cinq, six mois ou plus. Quand il n'y a pas de décalage entre-temps que le plaquiste a pris du retard ou que le maçon a pris du retard avant, ça permet d'être un petit peu plus flexible, un petit peu plus à l'aise que sur le particulier où on est souvent sur de... En fonction de ce que l'on fait toujours, mais aujourd'hui, un plombier comme je le suis sur une salle de bain, il faut qu'on intervienne avant, pendant et à la toute fin.
44:19 C'est pareil sur les réponses d'appels d'offres quand on fait du sanitaire, les incorpos. Ensuite, une fois que c'est fait, on fait les préparations en cloison et puis après, on revient à la toute fin pour l'appareillage. Donc, c'est pour la gestion du planning parfois compliqué, mais ça permet en effet d'avoir deux niveaux de type de clientèle différentes et d'optimiser. Non, mais je pense que c'est une bonne manière de voir les choses, de ne pas mettre tous ces œufs dans le même panier. J'ai plein de petites questions qui viennent. Redis-moi ton chiffre d'affaires. C'était... L'année dernière, on a fait 3,5 millions. 3,5 millions. Ma question, c'est quoi le quotidien, la journée type d'un dirigeant qui fait 3,5 millions ?
45:07 Comment tu organises tes journées ? À peu près, c'est quoi tes tâches tous les jours ? Ça peut être variable parce que... Bien sûr, mais à peu près... Je l'imagine. Mais les journées type, c'est... J'arrive toujours le premier au bureau parce que ça, c'est dans l'ADN aussi, familial. Et... Je tiens à être le premier arrivé. C'est le moment calme pour pouvoir justement mettre le nez dans les tableaux de gestion, dans le pilotage. La partie pilotage fait souvent mes débuts de journée. ensuite, l'embauche, avec là aussi une volonté de ma part d'être au contact de mes gars et de garder du pilotage de chantier, de m'intéresser. Tous les techs, ils arrivent tous les matins au bureau ?
45:58 Quand... les interventions le permettent, oui. OK. Ça reste une habitude ancrée là aussi. Ou en début de chantier, peut-être ? Début de chantier, mais parfois même, on n'est pas trop loin du centre-ville d'Angers, donc en termes d'accessibilité, ça se fait aussi, ça peut se justifier. Ça pourrait être un point optimisé, je le cache pas, mais c'est un point qui... On a Morgane Raymond, un client avec qui j'ai fait un podcast aussi. Lui, il prend tous ses gars tous les matins. Ils font un point sur chaque chantier, etc. Ils prennent 40 minutes et il disait que ça a transformé son entreprise parce qu'il arrive à féliciter quand les gars font un bon chantier, les autres le voient, donc ça tire un peu toute l'équipe vers le haut.
46:40 Il arrive à anticiper certains problèmes parce qu'ils ont des rapports tous les jours, etc. Donc, ça peut... Oui, ça reste à la fois une forme d'habitude. Je dis que ça pourrait être optimisé parce qu'on pourrait toujours faire mieux dans la préparation des départs chantiers ou dans la préparation des présentations, des interventions pour que les gars s'y retrouvent plus facilement, plus rapidement et qu'ils puissent vite décoller. Mais c'est aussi pour leur confort, pour le confort de ne pas surcharger des journées ou pas déjà prendre du retard dès le matin. Mais c'est aussi ce qui me permet de maintenir l'embauche et d'être présent. C'est ce qui me permet de maintenir cette bonne relation, cette bonne communication, ce côté famille, ce côté où on n'est pas passé une semaine de travail sans croiser les collègues, par exemple.
47:32 Et après, le matin, pilotage, embauche. Le matin, pilotage, embauche. Et puis après, je continue régulièrement le pilotage, soit avec mon assistante de direction, mon secrétariat pour les points courants, les dossiers à gérer, les clients à rappeler, les devis à faire ou les... Je reste le référent technique. En plus d'être celui décisionnel, je reste le référent technique. Donc, toutes ces consultations, toutes ces transmissions de directives ou d'organisations. Et puis après, c'est souvent fin de matinée que je prends mes rendez-vous, rendez-vous commerciaux, que je maintiens pour moi, pour... Tu vas sur le terrain ? Je viens sur le terrain, oui, oui.
48:19 Pour rencontrer les clients, rencontrer les clients, deviser, suivre mes chantiers, autant que mes chargés d'affaires le font. Donc, oui, OK. C'est juste que j'ai la casquette, la multi-casquette. Donc, c'est un petit peu moins uniquement ciblé. Autant, je peux parfois faire un devis pour une salle de bain que me poser deux jours de suite au bureau pour répondre à un appel d'offre. Bien sûr, avec l'aide de mes équipes. Donc, souvent, ça, la partie matin, les déplacements en fin de matinée pour les rendez-vous, réunion de chantier. Le midi, ça fait un moment que je ne l'ai pas fait, mais normalement, c'est sport. J'allais te poser la question, est-ce que tu fais du sport ?
49:07 Normalement, c'est sport, crossfit le midi, mais j'avoue que là, je prends la marée, donc ça fait un bon mois que je n'y suis pas allé. Et ça manque. OK. Pour moi, c'est clairement quand je ne fais pas de sport, je ne me sens pas bien. Je partage. Je partage à 100% le côté où quand je n'arrive pas à y aller le midi, il faut forcément que je me fasse soit 20 minutes de course à pied sur un tapis le soir pour au moins transpirer. Sinon, ça... En plus, toi, tu viens quand même d'une filière sportive à la base. J'imagine que tu avais fait pas mal de sport. Ça a toujours fait partie un peu de mon... je ne dirais pas de mon quotidien au sens strict du terme, mais de mes habitudes hebdomadaires.
49:54 C'est quoi que tu kiffes le plus dans ton quotidien ? Je ne me suis jamais autant réalisé en tant qu'homme à tête de l'entreprise parce que... Déjà, quand il y a une cause à défendre, quand il y a un bateau à guider, je me retrouve et je m'éclate dans ce thème-là. Pouvoir prendre des décisions, pouvoir... Et avoir aussi cette responsabilité de galvaniser la chose. On est tout de même, je pense, toi comme moi, à être des personnes qui, quand on dit un mot, il faut sous-peser les tenants et les aboutissants ou les conséquences autant négatives que positives que ces mots peuvent avoir. Ça m'anime beaucoup. J'aime beaucoup ça. Il y a des enjeux assez importants de tout ce qu'on fait.
50:51 Oui. On a des responsabilités de... Complètement. Même dans le comportement, même dans les actions. Et puis, c'est ce qui... Moi, c'est ce qui m'anime et c'est ce qui me plaît. En plus, d'avoir peut-être ce côté sportif, où j'ai toujours... Je déteste perdre. La compète, quoi. Oui, la compète. Et puis, et puis, et puis, mon père m'a éduqué de cette manière-là. Il y a chaque chose à sa place, chaque place à sa chose. Mais il y a aussi le côté où, si ce qu'on a à dire, c'est pas plus beau que le silence, clairement, on se tait et montrer l'exemple. Et du coup, franchement, je le maintiens même là, même cinq ans après avoir repris l'entreprise, j'ai beau avoir des cernes qui se dessinent de plus en plus et des cheveux blancs qui viennent, mais clairement, je m'éclate et c'est ce qui...
51:47 En tant qu'homme, c'est ce qui me permet de me réaliser. Donc, de toujours avoir mon quotidien à chaque minute qui passe, elles sont utiles, elles servent à quelque chose. en plus de cet objectif de mener l'entreprise, de rendre fiers à mes pères, de faire bien, de montrer l'exemple. Bon, c'est un petit peu tout ça qui m'anime. C'est peut-être pêle-mêle, je suis peut-être pas très clair, désolé. Non, c'est parfait, c'est parfait. Et qu'est-ce qui te saoule le plus au quotidien ? Les tricheurs, la malhonnêteté. Non, mais c'est régler des petits problèmes de merde, quoi. Ouais. Des trucs qui auraient pu être évités par, je sais pas, quelqu'un qui a menti ou qui a fait une connerie.
52:37 Ouais. Ça arrive souvent encore ? Oui, oui, oui, parce que alors, je... C'est délicat dans le sens où je me prends souvent les choses pour moi. Donc, quand il y a des choses qui se passent mal, j'ai souvent tendance à me rendre responsable et à me dire que c'est de mon fait et que, en tant que gérant, en effet, on peut être amené à se dire, mince, si cette personne-là, on est là ou s'il s'est passé tel comportement, soit c'est parce que j'ai pas mis le bon process en place, j'ai pas utilisé les bons mots au bon moment, comme on le disait tout à l'heure. Et ça peut, oui, en effet, parfois être agaçant ou être ce qui peut être énervant, mais... Ok.
53:35 Ouais. C'est quoi tes objectifs, là, dans le futur ? Dans les trois ans, là ? Bah, écoutez, j'ai ma femme qui va bientôt accoucher, donc l'objectif, ça va être de là, bien tout clafter. Félicitations. Merci. Tout clafter et tout bien préparer pour que tout roule et que justement, tous les process soient respectés et que je puisse me libérer encore un peu plus et pendant une période, me mettre un petit peu en retrait. Les objectifs, c'est ça, préparer tout ça et puis optimiser les outils, clairement, optimiser le fonctionnement. Tu m'envoies une passe. C'est quoi tes outils aujourd'hui ? Je sais que t'as l'interface. J'ai l'interface, en effet.
54:20 C'est quoi ton autre stack d'outils ? Tu l'utilises quoi pour les mails ? Pour les mails, j'utilise Outlook. Ok. Pour le téléphone ? Pour le téléphone, j'utilise la suite 3CX. Ok. Est-ce que t'as d'autres outils ? T'es camion ? T'as une marque préférée ? Ouais, alors j'ai du Peugeot et du Ford. Ok. Des nouvelles questions qui m'intéressent et je pense qui intéressent pas mal tous les entrepreneurs dans le bâtiment. Les outillages ? Je suis en Milwaukee. Milwaukee ? Ok, je suis un grand fan de Milwaukee aussi. Et puis... Marc Declim ? Marc Declim, Dekin. Alors que t'es un ancien d'Itagie ? Ouais. Non, je me sens. Ok. Et puis... Et puis... Et puis encore beaucoup de papier.
55:17 Donc il y a aussi pas mal de trucs à... Parce qu'il y a Excel qu'on n'a pas nommé. Donc il y a resté un de mes outils. Excel, c'est quand même un outil de pilotage qui est dans toutes les entreprises. Voilà, il y a un de mes outils. Mais avec InterFast, t'arriveras quand même gommer pas mal de tableaux. Oui, oui. Il me reste du travail à faire. J'en découvre... J'en découvre chaque jour. Mais en effet, j'ai encore BatiGeste. Parce que forcément... mon switch
55:40 Digitalisation et adoption d’InterFast
55:40 par rapport au volume d'affaires, en effet, quelques dossiers encore, quelques chantiers longs qui sont... Qui ont été signés sous BatiGeste et donc que je mène encore avec BatiGeste. J'ai réduit le nombre de licences et... et j'ai surtout... Ouais, j'ai surtout aujourd'hui InterFast. Clairement, je reprends la passerelle. Bon. Et en tout cas, merci beaucoup, Michaël, d'avoir partagé tout ton parcours et un petit peu l'ADN de l'EMNR. Merci infiniment et je te dis à très vite. À très vite. Merci beaucoup pour les questions et pour cet échange. Avec plaisir.